Saint Martin de Tours

Sa biographie provient essentiellement de la Vita sancti Martini (Vie de saint Martin) écrite en 396-397 par Sulpice-Sévère, récit qui devint aussitôt, et pour de longs siècles, un archétype admiré et souvent imité de l'hagiographie occidentale. Puis Sulpice ajoute des lettres, en particulier pour évoquer la mort de Martin, et un autre livre, le Gallus ou Dialogues sur les vertus de Martin, recueil de miracles accomplis par le saint.

Cette littérature hagiographique est à manier avec précaution : en partie légendaire et archétypale, elle contient cependant des éléments éminemment historiques.


Aux Ve et VIe siècles Paulin de Périgueux, Venance Fortunat augmentent la gloire de la geste martinienne en écrivant à leur tour une Vita sancti Martini en vers, Grégoire de Tours relatant les débuts de son culte dans son livre De virtutibus sancti Martini (Miracles de saint Martin)

 

MARTIN DE TOURS soldat, moine, saint.


Placé par sa famille dans la légion romaine, affecté en Gaule, à Amiens.
 Un soir d’hiver 334,  sur sa route, il voit   un mendiant grelotant. Désireux de porter charité et n’ayant  plus de solde après l’avoir généreusement distribué, Il tranche son manteau ou tout du moins la doublure de sa pelisse  (la moitié du manteau était payée par l'armée) et la partage.


Son manteau est alors renommé cappa du latin capella (cape) et sera à l’origine même du mot chapelle.
La nuit suivante,  le Christ lui apparaît en songe vêtu de ce même pan de manteau.


En 354, Martin participe à la campagne sur le Rhin, ses convictions religieuses lui interdisent de verser le sang et croyant à la protection divine, il se propose de servir de bouclier humain. Dieu offre la victoire aux romains.


En 356, il quitta l’armée à Worms, en Allemagne.  Il se mit alors au service de saint Hilaire, évêque de Poitiers,  ou dorénavant, il servira Dieu et évangélisera la Gaule.

Puy du Fou, tableau Saint Martin de Tours

(Photo Château Puy du Fou)


Enlevé par les Tourangeaux qui voulaient en faire leur évêque, Martin fut élu évêque de Tours le 4 Juillet 371 Saint Martin mourut le 8 novembre 397 à Candes, et fut enterré le 11 novembre à Tours.

Selon Sulpice Sévére et Grégoire de Tours, Saint Martin serait venu à plusieurs reprises à Candes ou il éleva vers 387, une église dédiée à Saint Maurice, après avoir détruit le temple. Certains historiens placent ce temple gallo-romain à l’emplacement de la collégiale, d’autres le situent dans le parc du château actuel, ou des substructions sont encore visibles. Pour Michel Provost, ce temple aurait eu une fonction de sanctuaire de l’eau coomplétée par celle de sanctuaire de contact entre trois civitas gauloise. Pour Christèle Hervé, Candes était une agglomération secondaire gallo-romaine et un des trois grands centres cultuels de la civitas turonorum.

Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Guillaud-Verger


 L’épisode du « partage du manteau » est représenté sur différents lieux.
En France, près de 500 localités portent son nom, comme un symbole.

==> Chemins de Compostelle- la Voie Tours / Via Turonensis