le-massacre-des-protestants-au-16e-siecle

Au XVIe siècle, en France, les guerres de religion opposent les catholiques et les protestants (appelés aussi huguenots). La base du conflit est la volonté des catholiques d'interdire le développement du protestantisme en France. Le pouvoir royal est aussi inquiet de ce qu'une partie de la noblesse, y compris des princes du sang, devenus protestants, entraînent derrière eux leurs vassaux et deviennent menaçants pour l'autorité royale. De plus, un des chefs protestants, l'amiral de Coligny devient un conseiller très écouté du roi Charles IX. Cela irrite Catherine de Médicis, mère et conseillère du roi. La confrontation s'envenime et se complique jusqu'à provoquer une guerre civile entre les deux camps. Plusieurs phases de conflit les font s'affronter.

 

Le massacre de la Saint-Barthélémy

Contester l’autorité de l’Église catholique toute puissante au 16e siècle, c’est remettre en cause son dogme et son pouvoir. Alors que certaines principautés du nord de l’Europe sont séduites par la réforme, en France, le pouvoir royal est pieds et poings liés à l’Église.

1572. L’Église demande à la Justice du roi de condamner à mort « cette couvée de vipères ». Les hérétiques sont brûlés vifs sur les places publiques. Rome veut exterminer les huguenots.

Au pouvoir, la reine Catherine de Médicis profite de la présence de l’élite protestante, au mariage d’Henri IV et de sa fille Marguerite pour organiser un grand massacre. Le tocsin de l’Église Saint-Germain l’Auxerrois déclenche une émeute sanglante à Paris, puis dans toute la France.

Dans les églises, les prêtres ont enflammé les fidèles. Ceux qui refusent les saints et les reliques sont des profanateurs, des blasphémateurs.

Les massacres de la Saint Barthélémy ont décapité le parti protestant. Pourtant, les massacres échappent très vite au pouvoir politique. Le peuple considère qu’il a un permis de tuer. Paris compte des milliers de morts. 



http://education.francetv.fr