de Beauvau Sainte-Marthe (Scévole et Louis de)

Le premier membre de cette maison qui soit mentionné sous le nom de Beauvau est Foulques Sir DE BEAUVAU, qui mourut à Angers l'an 1009, trois jours après Pâques, et qui fut inhumé dans le chœur de l'église cathédrale, honneur exclusivement réservé pour les souverains du pays et leurs agnats.

Il appert d'un passage de la chronique d'Ingulf, cité par Walsingham et par Wilham , que le même Foulques de Beauvau avait épousé, vers l'année 960, ETHELREDGE D'ANGLETERRE, cinquième fille d'Alfred-le-Grand, roi des West-Angles, soeur d'Edouard-Ie-Vieux et tante du roi d'Angleterre, Edmond 1er. .Il fut père de : 1° Raoul, qui suit, et 2° Girault,


 

 En l'an 1025,

GERALD et RAOUL DE BEAUVAU, frères, firent hommage au comte d'Anjou pour le château de Jarzé et le droit de chasse à toutes bêtes dans sa forêt de Chambières.

Il résulte du verbal de l'acte (suivant ce que rapporte Trinquant, dans son Extrait des archives de Saint-Aubin d’Angers), qu'en s'acquittant de cette obligation féodale, l'épée  au côté et le chapeau sur la tête.  Il fut père de,


 

En l'an 1060

GEOFFROY I seigneur de Beauvau, premier du nom,  seigneur dudit lieu et de Jarzé, fit donation à Daibert, abbé de Saint-Serge d'Angers, de la chapelle de Beauvau fondée de toute antiquité en l'honneur de Saint Martin pour  y établir les religieux de l'ordre de Saint-Benoît. Suivant le CLXVIIe  article du premier Cartulaire de l'abbaye de Saint-Serge d'Angers, dont il étoit bienfaiteur. Père de Jean I qui suit ;

- Jean I seigneur de Beauvau, Ier du nom, chevalier, seigneur de Beauvau et de Jarzé, qui souscrivit à la donation de son père, et épousa Berthe de Mayenne, fille de Geoffroi, seigneur de Mayenne; et de Gervaise de Château-Gonthier, dont il eut Geofroi II qui suit


 

 -GEOFFROY II, Seigneur de BEAUVAU, se trouve nommé dans la même charte.

- Geofroi II du nom, seigneur de Beauvau, épousa Euphrosine de Lude, dont il eut Foulques I qui suit,

- Foulques I du nom, seigneur de Beauvau, ordonna par son testament fait en 1137 à son fils de le faire inhumer es pieds de Geofroi son géniteur, oz peids de Geoffroy son géniteur, oper faire le bastiment par luy enquemancé de l'église monsieur Saint Martin de Beauvau ja par mauvaistié normande destruicte.  Il avait épousé Jeanne de Boissey-le-Châtel, dont il eut Foulques II qui suit


 

 - Foulques II du nom, seigneur de Beauvau, (1155 - 1187) 

Chevalier banneret qui ne resta pas étranger au grand mouvement des croisades. Il décède en 1187 en Palestine.
Il épouse Dame Claudine de Landivisiau de Kermellec et Ootrans-en-Cotentin en 1180 

Une donation de CLAUDINE DE LANDIVISIAU, Dame de Kermellec et d'Ootrans en Corentin, concède aux religieux de la Pénitence de Jésus-Christ d' Angers une maison provenant de sa dot, à la charge de prier Dieu pour le repos de son âme et de celle de Foulques de Beauvau, son mari, tué à la guerre contre les infidèles.

Cette donation est datée du jour de la nativité de Notre-Dame en l'an 1200 de la nativité du Christ. Leur fils fut Robert qui suit


 

 - Robert seigneur de Beauvau, (1186 - 1227),  

eut à soutenir un procès pour l'exécution du testament du même Foulques III, et fut condamné à faire rebâtir l'église de Saint-Martin de Beauvau, par sentence du 4 août 1214.  

Le même Robert était frère d'armes d'Amaury de Craon ; il mourut en 1227 à Beauvau, 49 en lui recommandant, par son testament, son fils Baudoin de Beauvau, qui suit, et-sa fille Agathie , laquelle fut mariée à N... de Voyer, seigneur de Paulmy en Touraine.

 qu'il avait eu de JUDITH d'ACIGNÉ, son épouse, laquelle était provenue des anciens seigneurs d'Acigné, Vidames de Vannes et de Quimper, Grands Voyers et Grands Forestiers héréditaires du duché de Bretagne.  


 

 – BAUDOIN II, Sire DE BEAUVAU (1215 - 1266)

chevalier, seigneur dudit lieu et de Jarzé, prit alliance avec Jeanne de la Jaille et fut cité devant la cour du Parlement tenue à Paris le jour de la nativité de Notre-Dame en 1259, Ses biens furent saisis par arrêt du parlement  déclarés bien-saisy fautte d'hommaige rendu au ROY notre Sire pour cent livres des fonds du Roi qu'il avait aliénées pour le mariage de son fils René seigneur de Beauvau, qui suit


 

 

 - Nous voici parvenus à une époque de l'histoire où nous verrons la maison de Beauvau prendre la part la plus active aux grands événements qui signalèrent cette période.

A la mort de Conrad IV et pendant la minorité de Conradin, son fils, le pape Innocent IV avait confisqué le royaume de Sicile, et l'avait déclaré domaine du Saint-Siege, attendu que Frédéric de Souabe et Conrad, en querelle avec l'Église, étaient morts sans avoir été relevés de leur excommunication.

Urbain IX, successeur d'innocent, donna ce même royaume à Charles de France, Comte d'Anjou et frère du Roi Saint Louis.

 A la tête d'une nombreuse et vaillante noblesse, ce Prince quitta la France et s'achemina pour la conquête des Deux-Siciles.

Bientôt après, Mainfroi, tuteur de Conradin, qui lui-même avait usurpé la couronne, est vaincu et tué, et les français s'établissent à Palerme d'où ils se répandent sur le territoire des deux royaumes.

Parmi les principaux guerriers qui suivirent Charles d'Anjou dans son expédition, RENÉ, SIRE DE BEAUVAU, s'illustra tellement par ses hauts faits, que ses services lui valurent la dignité de Connétable.

Il mourut à Naples en l'année 1266 des blessures qu’il avait reçues, et y fut inhumé dans la chapelle qu’il avait fait bâtir en l’église de Saint Pierre, laissant  Jeanne de Preuilly son épouse, 1° Jean II ; 2° Jamet, chevalier, mort sans postérité; 3° et Matthieu (Macé Ier );

De Beauvau qui s’établit en Calabre, d’où sa postérité se répandit en Espagne, et y a subsisté quelque temps.

On y lit cette inscription tumulaire d'où il appert qu'il avait été criblé de blessures :

Hic jacet REGNATUS DOMINUS DE BELLA-VALLE, Comestabilis Neapolis et Siciliœ Qvi vulner … s in pec.re sed Victor .... semper... vix: ... Obiit die tertia .. en darum uii : no Domini M°CC° LVI°.

Les deux autres sont à l’origine des 2 branches des Beauvau, celle des aînés avec Jean II de Beauvau, et celle des puînés, avec Mathieu.

 

A suivre ...

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Beauvau. Sainte-Marthe (Scévole et Louis de). Histoire généalogique de la maison de Beauvau, justifiee par tiltres histoires et autres bonnes preuves. Paris, Laquehay, 1626. In-folio, basane brune marbrée, armes au centre du premier plat, dos…

orné, non rogné, étui (Reliure moderne). Nombreux blasons gravés sur bois. Exemplaire de présent offert par les auteurs, selon une note autographe au titre : Du don des Autheurs le 19^ Juin 1626. A Paris. De Marolles. Il comporte de nombreuses annotations et corrections manuscrites de l’époque, ainsi que quelques-unes modernes. Il a de plus été enrichi de 5 pp. soigneusement calligraphiées, dont un titre de partie illustré et 4 pp. contenant des tableaux généalogiques modernes complétant ceux de l’ouvrage. Un grand tableau généalogique dépliant du marquisat de Beauvau a été relié in fine. Un plat frotté. Saffroy, III, n°35972.