la voie des Plantagenets - compostelle

Le chemin qui, partant du Mont Saint Michel en Normandie, traverse ensuite l'Ille-et-Vilaine, le Maine-et-Loire, les Deux-Sèvres pour rejoindre la Voie de Tours à Aulnay de Saintonge.

Mise en place avec la collaboration de 3 associations:

  • l'association "les Chemins de Saint Michel
  • l'association des "Amis de Saint Jacques en Anjou
  • l'association bretonne des Amis de Saint Jacques

1             Etape 01/22 - 20 km - Mont St Michel - St James                               

2             Etape 02/22 - 23 km - St James - Fougères         

                 

3             Etape 03/22 - 28 km - Fougères - Vitré                  

4             Etape 04/22 - 22 km - Vitré - La Guerche de Bretagne                     

5             Etape 05/22 - 24 km - La Guerche de Bretagbe - Pouancé                             

6             Etape 06/22 - 22 km - Pouancé - Misangrain                        

7             Etape 07/22 - 11 km - Misangrain - Segré                              

                Etape 08/22 - 15 km - Segré - Le Lion d'Angers                  

8             Etape 09/22 - 23 km - Le Lion d'Angers - Angers                                

9             Etape 10/22 - 6 km - Angers - Les Ponts de Cé                    

                Etape 11/22 - 19 km - Les Ponts de Cé - Saulgé l'Hôspital                               

10           Etape 12/22 - 16 km - Saulgé l'Hôpital - Doué la Fontaine                              

11           Etape 13/22 - 9 km - Doué la Fontaine - Le Puy Notre Dame                        

12           Etape 14/22 - 19 km - Le Puy Notre Dame - Thouars                        

14           Etape 15/22 - 13 km - Thouars - Saint Généroux                                

                Etape 16/22 - 13 km - Saint Generoux - Saint Loup Sur Thouet                  

15           Etape 17/22 - 18 km - Saint Loup Sur Thouet - Parthenay                              

16           Etape 18/22 - 23 km - Parthenay - Champdeniers                             

17           Etape 19/22 - 20 km - Champdeniers - Niort                        

18           Etape 20/22 - 17 km - Niort - Boisjard (Clairias)                  

                Etape 21/22 - 30.6 km - Clairias - Villiers en Bois                                 

19           Etape 22/22 - 24.5 km - Villiers en Bois - Aulnay               

https://www.compostelle-bretagne.fr/index.php/guide-et-chemin/voie-des-plantagenets

la_voie_compostelle_des_Plantagenets

Il est difficile de se faire une idée de ce que pouvaient être les chemins du Moyen Age, dont le soin de la construction et la charge de l'entretien étaient laissés à l'initiative locale ; on les divisait généralement en grands chemins ou chemins royaux, chemins publics, chemins de traverse et sentiers. Leur désignation et leur largeur variaient selon les provinces.

En 1226, on lit que les voiries du roi devaient avoir. 16 à 18 pieds au moins.

D'anciennes coutumes nous apprennent encore que la largeur du grand chemin ou chemin royal était, en Bourgogne, de 10 pas; en Normandie, de 4 toises au moins; dans le pays de Senlis et le Valois, de 40 pieds de 11 pouces dans les bois et de 30 pieds dans les terres; à Amiens, dans le Boulonnais, de 60 pieds; à Clermont-en-Beauvaisis, de 64 pieds. Dans la Touraine, elle n'était que de 16 pieds et de 14 pieds dans le Maine et l'Anjou.

Aliénor d'Aquitaine Richard Coeur de Lion La Voie des Plantagenêts (1)

C'est à cette époque qu'il faut reporter la construction de la plupart des ponts que devaient emprunter les grandes routes. On jugera de l'importance de ces travaux en remarquant que, d'après une étude statistique faite en 1860, sur près de 2.000 ponts ayant 20 mètres ou plus de portée, sous routes nationales ou départementales, il était difficile d'en trouver 300 dont la première construction fut postérieure au XVe siècle. Le plus grand nombre était de la période qui nous occupe.

Vers la fin du XIIe siècle, on voit apparaître, dans le Midi de la France, une congrégation religieuse dite des Frères Pontifes, dont le costume blanc se distinguait par un pont en laine de couleur, appliqué sur la poitrine. Saint Benazet, un des plus illustres sinon le fondateur de l'Ordre, est le constructeur du pont d'Avignon (1177). Cette congrégation était dans tout son éclat au XIIIe siècle.

Une notable partie des anciens ponts établis dans le Languedoc et la Provence est l'œuvre de congrégations semblables de moines- ingénieurs.

Aliénor d'Aquitaine Richard Coeur de Lion La Voie des Plantagenêts (2)

Le début du XIVe siècle vit le déclin des, foires et marchés et notamment des foires de Champagne. Cette province, intégrée au Domaine Royal, soumise aux exigences fiscales de Philippe-le-Bel, cessa d'offrir au commerce les facilités que lui avait assurées l'heureuse politique de ses comtes.

Les faveurs prodiguées par les Rois de France aux villes du Languedoc, à Nîmes, à Carcassonne, suscitent aux marchés champenois de dangereuses concurrences. Les foires internationales se disloquent et se morcellent.

La Féodalité qui les avaient créés, se montre incapable de les faire survivre en organisant la circulation générale.

 L'heure de la Royauté semblait venue. On peut croire, au cours du XIIIe siècle qu'elle allait assurer cette tâche.

La victoire des Capétiens sur les Plantagenets, la guerre des Albigeois, avaient agrandi le Domaine Royal qui s'étendait désormais jusqu'à la Manche, à l'Océan et à la Méditerranée.

La monarchie capétienne va-t-elle entreprendre d'exploiter d'aussi heureuses circonstances? Elle s'y essaya au temps de Saint Louis. La situation était alors particulièrement favorable. Un heureux équilibre entre la Royauté et la Féodalité maintenait la paix intérieure.

 Dans l'activité matérielle, dans les Arts, la France était en pleine renaissance. La population s'accroissait et Paris devenait la plus grande ville d'Europe. Le Roi s'attacha à faciliter l'activité générale. Il s'intéressa aux Routes. Sans doute le classement des voies publiques, tel que le présentent les « Coutumes du Beauvaisis » rédigées par Philippe de Beaumanoir ne correspond à rien de réel, du moins ce document reconnaît-il au Roi le droit de forcer les seigneurs à les faire entretenir.

C'est l'acheminement vers une organisation monarchique donc centralisée des voies de communication.

La guerre de cent ans interrompit pour plus d'un siècle cet heureux effort et la voirie ressentit gravement cet abandon.

 

Aliénor d'Aquitaine Richard Coeur de Lion La Voie des Plantagenêts (3)

 

A la fin du XVe siècle, le réseau des routes françaises était encore à construire. Ce qui existait alors était un édifice disparate fait de pièces juxtaposées dans l'intérieur desquelles s'enchevêtraient suivant les régions, tronçons de chaussées romaines, voies de pèlerins, chemins sauniers, sentiers ruraux et forestiers, routes seigneuriales.

Mais, au cours du même demi-siècle, se consomme un événement décisif pour la route française : l'unification territoriale du Royaume.

Alors commence l'histoire de la Route Royale.

Bulletin de la Société historique de Compiègne