Joseph d'Arimathie scène de la Passion la Descente de la croix Foussais-Payré (5)

Joseph d’Arimathie, gentilhomme chevalier de la cour d’Hérode, achète chez Simon le Lépreux le hanap de la Cène, et deux jours plus tard, après avoir descendu de la croix le corps du Sauveur, il y recueille pieusement le sang de ses divines plaies. Les princes des prêtres, irrités de la conduite de Joseph, le font jeter dans un cachot. « ainsi demoura Joseph en prison, tant que chascun cuidoyt que il fust mort. »

Joseph d'Arimathie scène de la Passion la Descente de la croix Foussais-Payré (1)

La figure de Joseph d'Arimathie est introduite dans le cycle arthurien par Robert de Boron dans son roman en vers Estoire dou Graal ou Joseph d’Arimathie, écrit entre 1190 et 1199, conservé dans un seul manuscrit.

 D'après la légende forgée par Robert de Boron qui s'appuie sur les apocryphes, c'est chez Simon, le frère de Jésus que se tient le dernier repas du Christ. Joseph conserve le vase de la Cène, dans lequel il recueille un peu du sang de Jésus, avant de le déposer dans son sépulcre. Jeté en prison par les autorités juives, privé de nourriture, il doit la vie à la seule contemplation du Graal.

 Après douze ans d'emprisonnement, l'empereur Vespasien le fait libérer. Joseph, muni de la Sainte Lance et du Saint-Graal, quitte alors la Palestine et se rend « en Bretagne », c'est-à-dire le sud de la Grande-Bretagne actuelle, à Glastonbury selon certains textes.

Joseph d'Arimathie scène de la Passion la Descente de la croix Foussais-Payré (2)

Joseph d'Arimathie et son fils Galaad Ier se retrouvent dans la liste des bons chevaliers du cycle arthurien. Des interpolations à la fin du XIIIe siècle aux manuscrits De Antiquitate Glastoniensis Ecclesiae du moine Guillaume de Malmesbury font de Joseph d'Arimathie le saint évangélisateur de la Grande-Bretagne où il serait mort selon le récit légendaire des Triades galloises le 27 juillet 82

Capture

(cliquez sur le lien ci-dessus)

La légende anglaise prétend qu'à Glastonbury il enfonça en terre son bâton qui devint un arbre (épine) donnant vers Noël des fleurs rouges et blanches. Une légende comme celle-ci apparue à la cour des miracles de la fée Mélusine en décembre 1715 ou alors, le père de Monfort était missionnaire à Vouvant.

Joseph d'Arimathie scène de la Passion la Descente de la croix Foussais-Payré (3)

Des nombreux édifices dont les architectures de l’époque romane ont doté le Bas-poitou, l’église de Saint Hilaire de Foussais- Payré,  est sans contredit l’un de ceux qui méritent le plus de fixer l’attention de l’archéologie.

C’est sous l’impulsion de Gaubert, abbé de Bourgueil en Touraine, et architecte de renom qu’un édifice roman est construit au XIe.

La façade de l’église date du XIIe siècle pour la partie basse, elle sera détruite, au XIIIe siècle, vers 1225, par les troupes de Geoffroy II de Lusignan dit Geoffroy la Grand Dent, seigneur de Vouvant et Mervent.

L'arcade latérale gauche abrite une scène de la Passion : la Descente de la croix. Le Chris tient encore par la main gauche à l’instrument de son supplice; le bras droit pend décloué. Marie reçoit le corps de son fils, porté par Joseph d’Arimathie et Nicodème.

Joseph d'Arimathie scène de la Passion la Descente de la croix Foussais-Payré (4)

Le quatrième personnage, nimbé, est l’apôtre Jean. Surmontant la croix, des anges voilent le soleil et la lune, en signe de deuil. C’est la double image du soleil et de la lune, que le moyen âge fait assister l’un et l’autre au supplice de l’Homme-Dieu.

la scène est signée : giraudus audebertus dsco : iohe angeriaco : me fecit  (Giraud Audebert de Saint Jean d’Angély m’a fait)

Jean de Berry comte de Poitou, mécène de l’art au Moyen Age <==.... ....==> Eglise Foussais-Payré, Arcature Sud : Le repas chez Simon

==> Bienvenue en Brocéliande, Terre d’Histoire et Légendes.