L’apparition de la Sainte Vierge à Maurille, Charlemagne et le saint Graal Sanctuaire Notre Dame de Marillais - Mauge sur Loire

Au 5ème siècle, saint Florent et saint Maurille, disciples de saint Martin, descendent la Loire pour évangéliser la région, le premier à St-Florent-le-Vieil, le deuxième à Chalonnes. Les Angevins viennent demander à saint Maurille d’être leur Evêque.

Selon une ancienne tradition orale, Maurille venu rendre visite à son ami et aux moines du Mont-Glonne, que la Vierge Marie, tenant l'Enfant Jésus dans les bras, lui apparaît au confluent de l’Evre et de la Loire au lieu-dit La Croix du Pichon, pour lui demander de célébrer sa nativité.  Cet évènement eut lieu en l’an 430 : un an avant que les Pères du concile à Ephèse reconnaissent Marie de Nazareth  comme Mère de Dieu.

Un modeste oratoire est alors construit, sur ce qui deviendra la commune du Marillais.

 

L’apparition de la Sainte Vierge à Maurille, Charlemagne et le saint Graal Sanctuaire Notre Dame de Marillais - Mauge sur Loire (1)

 

À 40 km plus à l’est, saint Maurille établit aussi un lieu de dévotion mariale sur une île de la Loire, Notre-Dame de Béhuard. Beaucoup plus au sud, la tradition rapporte une apparition similaire au Puy-en-Velay (Haute-Loire).

Le 8 septembre la fête de la nativité de la Vierge, connue, en Anjou et provinces limitrophes, sous le nom de Notre-Dame de l’Angevine.

Voici comment les chroniques rapportent ce fait : « Maurille, évêque d'Angers, était en ce lieu, quand il se vit tout à coup environné d'une lumière céleste. C'était la Très Sainte Vierge, tenant en ses bras son divin Enfant, qui daignait lui apparaître, dans un peuplier. Elle dit à son dévot serviteur que la volonté de Dieu et le bon plaisir de son divin Fils étaient qu’il établît en son diocèse une fête solennelle du jour de sa sainte naissance, le 8 de septembre appelée « la fête angevine » ou « l’Angevine », C'est en Anjou que cette fête a commencé à être célébrée... »

 

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Le 23 avril 786, Audulf dignitaire de la cour de Charlemagne, fut chargé de soumettre les machtiern Bretons ne voulant plus payer la redevance imposée.

La chapelle était déjà l’objet d’un pèlerinage fameux. Charlemagne en remerciement de sa victoire sur les Bretons d’Armorique la fit démolir et lui substitua une des vingt-quatre églises qu’il fit construire avec l’intention de les faire correspondre en nombre avec les vingt-quatre lettres de l’alphabet.

Il déposa le vase dit du Saint Graal sur le tombeau de Saint Florent, au Mont Glonne sous les voûtes de l’abbaye et fit don d'une cloche d'or à l'église du Marillais.

Cette précieuse cloche fut jetée dans la rivière d’Evre, qui passe au Marillais, pendant les guerres et les dévastations de Nominoé, et devint la matière d’un procès entre Budic, comte de Bretagne, et les moines de Saint-Florent du Mont-Glonne, propriétaires de l’église.

Le pèlerinage du Marillais devint bientôt un des plus accrédités du monde chrétien ; l’affluence des étrangers était si considérable, dans le moyen âge, à la fête de l’Angevine, que cent bœufs ne suffisaient pas pour les nourrir, et leur dévotion était si fervente que le produit des évangiles se montait à plus de cinq cent écus. (Grandet, histoire ecclés. D’Anjou)

 

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On voit, par cet extrait de notre histoire ecclésiastique, que le culte de Notre-Dame était établi au Marillais avant le quatrième siècle, c’est-à-dire, avant Saint Maurille.

On pourrait donc, avec quelque vraisemblance, conjecturer que ces femmes, ces filles, espèce de religieuses, dont parle Grandet, étaient dans l’origine des druidesse chargées d’entretenir le feu sacré. On sait qu’elles se divisaient en trois classes ; celles de la première conservaient toujours leur virginité ; celles de la seconde, quoique mariées, restaient toujours dans le temple qu’elles desservaient, et n’en sortaient qu’une fois chaque année pour aller voir leurs maris ; enfin celles de la troisième ne se séparaient point de leurs familles, elles élevaient leurs enfants et se livraient aux travaux convenables à leur condition et à leur sexe. On croyait que les druidesses étaient sorcières ; on venait de très-loin pour les consulter : Grégroire de Tours en parle sous le nom de Pythies ; les Capitulaires de Charlemagne, de 798, leur donnent le nom de Striae, et supposent qu’elles mangeaient des hommes. Le temple du Marillais était donc desservi, au moins, par deux classes de druidesses ; mais quelle était la divinité qu’on y adorait ? 

==> Vitrail à la gloire de Charlemagne de l’abbatiale Saint Florent du Mont-Glonne (SAINT-FLORENT-LE-VIEIL, MAUGES-SUR-LOIRE)

Terris satis fecundis

Auxit honorem largius

Proebuit hunc vasculul

Cene dei mmagnificum

Per hol fugatur sepius

Infirmitas languentibus

Et sanitas fidelibus

Prestatur ex hoc protinus

Ce qui signifie que Charlemagne honora largement en lui offrant des terres ainsi que le merveilleux petit vase de la Divine Cène.

Le Graal est un objet mythique de la légende arthurienne, objet de la quête des chevaliers de la table ronde.

Certains écrivains, comme Robert de Boron au début du XIIIe siècle, ont pensé que le Graal pouvait être la coupe, appelée « calice » et qui a recueilli le sang du Christ au cours de la Cène.

Utilisée par Jésus-Christ et ses douze disciples lors de son dernier repas, il prendra le nom de Saint Calice ou de Saint Graal.

 

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Saint Florent de Glonne prêtre, patron de Saumur et de Roye ; 22 septembre, IVe  siècle.

 On lui attribue parfois la mort d'un dragon qu'il aurait précipité dans la Loire.

Mais les Bas-Bretons veulent que l'honneur de cette délivrance des Angevins appartienne à saint Mein abbé de Gaël, qui vécut plus d'un siècle après saint Florent (Saint Méen, en latin Mevennus né vers 540 dans le pays de Galles et qui participa à l'évangélisation de la Bretagne)

 

Ce prodige, dérobé ainsi par les Bretons au saint de d’Anjou, ne viendrait-il pas de ce que le corps de saint Mein avait été porté à Saint-Florent pendant que les Normands ravageaient les côtes ?==> Les tribulations de Saint Florent du Mont-Glonne (fuyant l'invasion des Normands vers le Berry)

et ces reliques ne revinrent de là en Bretagne que sur la fin du XIe siècle.

 

 Peut-être ce détournement n'a-t-il pour source qu'une peinture où le monastère d'Anjou était désigné par saint Florent avec son monstre. Les Bretons auront pris le tout comme histoire des triomphes de leur saint.

 

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