les Ordres de Chevalerie - Tournoi Saint Michel Plessis Bourré

ORDRE DU CHENE, en Navarre. Gratias Ximénès institua cet ordre en 722, parce qu'il avait cru voir au-dessus d'un chêne une croix adorée par des anges, et que ce signe enflammant son courage, l'avait fait triompher des Maures. On ne trouve plus de trace de celle institution après les changements arrivés dans le royaume de Navarre. Le signe,  se portait sur un habit Blanc.

ORDRE DU DOGE, à Venise. On ne connaît ni la date de fondation, ni le sort de cet ordre.

ORDRE DE LA. GENETTE, en France. Charles Martel ayant gagné, près de Tours, en 732, une bataille sur les Sarrasins, on trouva dans leurs dépouilles une grande quantité de riches fourrures de genettes; et pour conserver le souvenir de cette victoire, Charles Martel établit l'ordre de la Genette , et fixa à seize le nombre des chevaliers , qui s'engageaient à exposer leur vie pour la défense de la religion et de l'Etat.

Cet ordre n'a pas passé le règne de Louis IX.

La décoration,  se portait au cou.

ORDRE DE LA CHAUSSE ou DE LA CALZA, à Venise. En 737, le doge Malamocco forma la société de la Calza, composée de douze jeunes seigneurs qui' faisaient serment de diriger toutes leurs actions vers le bien public.

Les chevaliers portaient, depuis le haut de la cuisse droite jusqu'aux pieds, une chausse de diverses couleurs, brodée et ornée de pierreries.

ORDRE DE L'ÉTOLE D'OR, à Venise. On ne connaît pas l'époque de l'institution de cet ordre. La république de Venise le créa pour distinguer les membres des familles patriciennes, et ceux qui rendaient d'importants services à l'Etat. Le nombre' des chevaliers était illimité.

Leur décoration était une étole brodée en or.

ORDRE DE SAINT-MARC, à Venise. On ne connaît point le temps où a été institué cet ordre, à-peu-près semblable au précédent. Le sénat seul conférait la dignité de chevalier, qui était la récompense des services rendus à la république.

La devise de l'Ordre était : Pax tibi, Marce, evangelista meus ( Paix à toi, Marc, mon évangéliste).

ORDRE DE SAINTE CATHERINE. Des princes chrétiens formèrent, au mont Sinaï, un ordre militaire pour protéger les pélerins qui venaient visiter les reliques de sainte Catherine et les mettre l'abri des profanations.

 Ces chevaliers avaient la règle de saint Basile et les mêmes institutions que les chevaliers du Saint-Sépulcre. La décoration, se portait sur le manteau.

ORDRE DE LA FRISE ou DE LA COURONNE ROYALE, en France. Charlemagne créa cet ordre en 802, pour récompenser les Frisons des services qu'ils avaient rendus dans la guerre contre les Saxons. Cette institution n'a pas été de longue durée. Sa devise était Coronabitur legitimè certans (Celui qui combat à bon droit sera couronné).

La décoration était brodée sur l'habit.

ORDRE DE LA COURONNE. , institué, à ce que l'on croit, en 693, à Aix-la-Chapelle, par l'empereur Charlemagne.

ORDRE DE LA MACHINE   dite HARFLEUR ,  institué par Guillaume-le-Conquérant, fils de Richard, duc de Normandie, lorsqu'il partit pour conquérir le royaume d'Angleterre, en 997.

ORDRE DE LA LICORNE D'OR, institué, en 998, par le comte d'Astrevant, seigneur de Brabant, lorsqu’il partit pour la Terre-Sainte.

ORDRE DES PORTE-CROIX, en Hongrie. Le pape Sylvestre II envoya à saint Etienne, premier roi chrétien de Hongrie, la couronne de ce royaume avec une croix patriarchale qu'il pouvait faire porter devant lui. Il paraît que ce prince établit des officiers pour porter cette croix, et que, dans la suite, il en avait formé un ordre qui ne subsiste plus.

Quelques historiens confondent cet ordre avec celui de Saint-Géréon; d'autres regardent l'ordre de Saint-Etienne d'Autriche comme la continuation ou le renouvellement de celui des Porte-Croix.

ORDRE DE NOTRE-DAME-DU-LIS, Espagne. Don Sanche, roi de Navarre, institua cet ordre en 1025, pour animer ses guerriers contre les Infidèles.

 Les chevaliers étaient pris dans les plus anciennes familles, et leur nombre fut fixé à trente-huit ; ils faisaient vœu de consacrer leurs biens et leurs personnes au service de l'Etat. La décoration, se portait sur la poitrine.

ORDRE DE SAINT- CÔME ET SAINT - DAMIEN ou DES MARTYRS, institué en 1030 en faveur des hospitaliers de Jérusalem et d'autres villes, lesquels avaient pris pour patrons les martyrs saint. Côme et saint Damien, habiles dans l'exercice de la médecine.

Cet ordre fut aboli après les avantages que remportèrent les Infidèles sur les Chrétiens. La croix, se  portait sur un manteau blanc.

ORDRE DU LION. En 1080, Enguerrand de Coucy, ayant tué un lion qui faisait de grands ravages dans une forêt, institua cet ordre pour perpétuer le souvenir de celle action. La médaille, fut donnée aux chevaliers, qui la suspendaient au cou.

ORDRE DU SAINT-SAUVEUR, institué par Alphonse 1er, roi d’Aragon, pour récompenser les seigneurs qui l'avaient le mieux servi contre les Maures.

Cet ordre fut détruit avec les barbares qui ravageaient l'Espagne.

La décoration, se portait sur un habit blanc.

ORDRE DES TEMPLIERS. Geoffroy de Saint-Aymar et Hugues de Pagonis , assistés de neuf gentilshommes, firent, en 1119, le voyage de Jérusalem, et obtinrent du patriarche Guarimons et du  roi Baudouin Il la permission de former un établissement ayant pour objet d'agir de concert avec les hospitaliers contre les Infidèles , et de garder le temple de Salomon.

Les chevaliers de cet ordre acquirent une gloire éclatante dans les guerres contre les Turcs. Les rois et les grands les protégèrent et leur donnèrent des biens considérables ; mais leur grande richesse excita contre eux la jalousie, donna aux gens puissants le dessein de s'en emparer, et causa ainsi leur perte.

La marque distinctive,  se portait sur un manteau blanc.

ORDRE DE SAINT-BLAISE ET DE LA VIERGE MARIE, en Palestine,

On présume que cet ordre est du même temps que celui des Templiers; il était divisé, en deux classes : celle des religieux et celle des chevaliers. Ils suivaient la règle de saint Basile; et leurs armes furent souvent utiles au Saint-Siège.

De même que beaucoup d'autres ordres, celui-ci a été entraîné dans la chute de l'empire d'Orient. La croix, se portait sur le cœur.

ORDRE D'AUBRAC. En 1120, Allard, vicomte de Flandres, fonda cet ordre d'hospitaliers après avoir échappé à une bande de voleurs. Le pape Alexandre III confirma celle institution. Les chevaliers furent divisés en cinq classes, et mis sous la règle de saint Augustin.

Louis XIV supprima cet ordre en 1697. La croix, était attachée sur le manteau.

ORDRE DES DAMES DE LA HACHE. Raymond Bérenger, comte de Barcelonne, institua cet ordre l'an 1149, en l'honneur des  femmes de Tortose, qui avaient sauvé la ville et battu les Maures qui en faisaient le siège. La marque distinctive,

ORDHE DE DOBRIN. En 1153, le duc de Pologne, Conrad, institua cet ordre pour défendre ses états contre les Prussiens ; il fut par la suite réuni à l'ordre Teutonique.

ORDRE DE L'AILE DE SAINT MICHEL, Portugal. Alphonse 1er, roi de Portugal, ayant à combattre une forte armée de Maures, invoqua le secours divin, et crut voir dans la mêlée saint Michel animant ses soldats, qui rem portèrent une victoire signalé en  1171.

Par reconnaissance, il créa l'ordre dont il s'agit, et soumit ses membres à la règle de Citeaux. Pour y être admis, il fallait faire preuve de noblesse, jurer de défendre la foi, le royaume, de protéger les vierges et les orphelins.

ORDRE DE MONT-JOIE, Palestine. En 1180, une société de gentilshommes se dévouèrent à la garde du Monte-Gioia ou Mont-Joie, qui était visité par les pèlerins. Ces chevaliers devinrent recommandables par les services qu'ils rendirent dans ce pays; ils formèrent différents établissements en Syrie, en Castille et en Catalogne. Leurs vœux étaient les mêmes que ceux des chevaliers de Saint-Jean.

Le roi Ferdinand, surnommé le Saint, réunit cet ordre à celui de Calatrava. La décoration, était placée sur un habit blanc.

ORDRE DE SAINT-GÉRÉON, institué par Frédéric Barberousse, en 1190, pour les gentilshommes allemands qui se trouvaient en Palestine. Cet Ordre a été aboli après l'abandon de la Terre-Sainte.

ORDRE DE LA FORTUNE, Palestine. Institué, vers l'an 1190, pour la garde de la croix qui servait d'étendard à l'armée. Lorsque les chevaliers étaient en exercice, ils tenaient à la main un flambeau allumé.

Par-dessus une robe d'étoffe d'or, ils portaient une cuirasse d'argent, ornée de flammes et de figures d'animaux en or. Leur collier était une chaîne de même métal.

 

ORDRE DE CHYPRE ou DU SILENCE, appelé aussi DE L'ÉPÉE.

En 1195, Guy de Lusignan, roi de Jérusalem, conféra cet ordre à trois cents barons qu'il avait emmenés avec lui en quittant la Palestine.

Ils faisaient le serment de défendre la religion, le souverain, et de garder le silence sur les affaires de l'Etat. Ils étaient militaires et religieux, et suivaient la règle de saint Basile.

L'ordre passa sous la direction des rois de Chypre, et fut aboli lors de la prise de cette île par les Turcs.

La devise était : Securitas regui (sûreté du royaume). ==> L’Ordre de chevalerie du Silence et de l’Epée des Lusignan du royaume de Chypre

ORDRE DES PORTE-GLAIVES, en Livonie. Vers la fin du 12e siècle, Albert 1er, évêque de Livonie, institua cet ordre militaire, et le soumit à la règle de Cîteaux.

Les chevaliers faisaient vœu de chasteté, de pauvreté, d'obéissance et de combattre les Infidèles de la Livonie.

Cet ordre, qui devint fort riche, fut réuni, en 1228, à l'ordre Teutonique; il en fut séparé en 1525, et, peu de temps après, entièrement détruit.

La marque distinctive,  se portait sur un habit blanc.

ORDRE DU JARDIN DES OLIVIERS,  institué l'an 1197 par Baudouin, roi de Jérusalem.

ORDRE DU SAINT-ESPRIT DE MONTPELLIER, en France.

Un comte Guy  établit à Montpellier, en 1198, un ordre d'hospitaliers pour le soulagement des malades et des pauvres. Le pape Innocent Ill forma au célèbre hôpital de Sainte-Marie, à Rome, un établissement pareil sous la direction de ce même Guy. Ces hospitaliers furent bientôt érigés en chevaliers militaires; mais l'honneur de la grande-maîtrise devint un sujet de discussion qui contribua à la décadence de l'ordre. Clément XIII le réunit à celui de Saint-Lazare.

ORDRE DE SAINT-GEORGES D'ALF AMA, institué en 1201, dans le diocèse de Tortose, et réuni à l'ordre de Mosetèse en 1399 par l’anti-pape Benoît XIII.

ORDRE DU SAINT-ESPRIT DE SAXIA, en Italie, institué en 1207. Les chevaliers suivaient la règle de saint Augustin, et portaient  la croix.

 

ORDRE DE NOTRE-DAME-DU-ROSAIRE. Saint Dominique fonda cet ordre en 1209, dans la seule vue de combattre les Maures qui ravageaient l'Espagne.

ORDRE DES FRÈRES HOSPITALIERS DE BURGOS, institué en 1212 par Alphonse VIII, roi de Castille, pour avoir soin des pèlerins qui allaient à Saint-Jacques et à Notre - Dame-de-Galice.

ORDRE DE L'OURS on DE SAINT-GAL, en Suisse. Frédéric de Souabe, roi de Sicile, institua cet ordre en 1213, en faveur de l’abbé de Saint-Gal, pour reconnaître les services qu'il avait reçus des nobles suisses. Les chevaliers faisaient vœu de défendre l'Eglise contre les Infidèles.

Cet ordre s'est éteint depuis que la Suisse s'est érigée en république.

ORDRE DE L'ÉTOILE ROUGE, institué en Bohême vers 1217.

L'empereur Léopold le confirma en 1697.

ORDRE DE LA MILICE DE JÉSUS-CHRIST, établi par saint Dominique dans le nord de l'Italie et le midi de la France, pour conserver les droits de l'Eglise, et employer les armes à la défense de la religion.

Cet ordre a peu survécu à son fondateur.

ORDRE DE LA FOI DE JÉSUS-CHRIST, en France et en Italie, institué pendant la croisade de 1220, pour faire la guerre aux ennemis de la religion catholique.

ORDRE DE NOTRE-DAME-DES-GRACES, institué en 1225  par Jacques 1er, roi d'Aragon, pour le rachat des esclaves chrétiens.

ORDRE DE NOTRE-DAME-DE-LA- MERCI, fondé en 1 228, par des dames de Barcelonne, pour le soulagement Des malades, des pauvres et des prisonniers.

ORDRE DE LA MERCI, Espagne. En 1228, Pierre, dit Rolasque, Raymond de Bennafort , et Jacques, roi d'Aragon, fondèrent cette institution dans la vue d'envoyer des chevaliers chez les Barbares pour traiter de la rédemption des captifs.

Cet ordre s'est plus étendu en Amérique qu'en Europe.

ORDRE DE LA PAIX, en France. Ameneus, archevêque d'Auch, et quelques seigneurs gascons, fondèrent cet ordre en 1229, pour réprimer les violences des Albigeois  et des brigands nommés Routiers. Il fut aboli en 126o.

ORDRE DE SAINTE-MARIE ou DES FRÈRES DE LA JUBILATION, en Italie. Barthélemy, évêque de Vicence, fonda cet ordre en 1233, pour arrêter les désordres des Guelphes et des Gibelins, et soutenir les intérêts de la patrie et de la religion.

Cet ordre religieux et militaire suivit la règle de saint Augustin, et posséda en Italie de riches commanderies.

Les chevaliers abusèrent de leur fortune, se relâchèrent de leurs devoirs, et se livrèrent aux plaisirs et à la joie; ce qui les fit appeler par le peuple, Fratres gaudentes.

Cet ordre fut détruit à la mort de son dernier commandeur, Camille Volta.

ORDRE DE LA COSSE DE GENÈT, en France. En 1254, saint Louis institua cet Ordre en l'honneur de son mariage avec Marguerite, fille de Bérenger, comte de Provence.

Le nombre des chevaliers était peu considérable, ils avaient pour devise : Exaltat humiles (il élève les humbles), La décoration,

ORDRE DE SAINTE-MARIE-DE-MÉRUDE, institué par Jacques 1er, roi d'Aragon, à l'instar de celui de Notre-Dame-des-Grâces et pour le même but. La croix,

ORDRE DE LA CONCORDE, fondé, en 1261, par Ferdinand, roi de Castille et de Léon, en mémoire de la conquête du royaume de Grenade sur les Maures. Il nomma cent cinquante-quatre chevaliers.

ORDRE DE SAINT-JEAN et DE SAINT-THOMAS, en Palestine. En 1261, des gentilshommes se réunirent pour secourir les pauvres malades et les pèlerins. Ils s'obligèrent à faire la guerre aux Infidèles et à poursuivre les voleurs.

Alphonse X, roi de Castille, appela ces chevaliers à la défense de ses états contre les incursions des Maures.

Cet ordre fut réuni à celui de Malte

ORDRE DE L'ÉPERON DE NAPLES, fondé, en I266, par Charles d'Anjou, frère de saint Louis et roi de Naples et de Sicile, pour perpétuer le souvenir de la bataille qu'il gagna sur Mainfroi, et récompenser la noblesse qui s'était déclarée pour lui.

ORDRE DU CROISSANT, en Sicile et en France. En 1268, Charles d'Anjou, frère de saint Louis, créa ordre pour se rendre favorables les principaux seigneurs de Naples et de Sicile, pays dont il voulait s'emparer.

En 1448, René d'Anjou, dit le Bon, roi de Sicile, restaura cet ordre, et y fit quelques changements. Pour y être admis, il fallait être jugé sans reproche et faire preuve de quatre quartiers de noblesse. Il s'est éteint avec la maison d'Anjou. ==> Ordre de Chevalerie - Ordre du Croissant ; Los en Croissant, Roy René d'Anjou

ORDRE DU NAVIRE ET DE LA COQUILLE DE MER.  Saint Louis institua cet ordre en 1269, en mémoire de l’expédition périlleuse qu'il fit en mer pour le soulagement des chrétiens; il a peu survécu à son fondateur.

ORDRE DE SAINT-JACQUES ou DE LA COQUILLE, institué, en 1290, par Florent  V, comte de Hollande, qui reçut chevaliers deux de ses plus braves gentilshommes. Cet ordre a été aboli en Hollande avec la religion catholique romaine.

ORDRE DE SAINT-GEORGES, en Carinthie et en Autriche. Il paraît que plusieurs ordres du nom de Saint-Georges furent créés en différents temps et l'on n'est pas d'accord sur leurs institutions.

Rodolphe de Hapsbourg , premier empereur d'Autriche, institua celui-ci vers 1290. Il est certain que Frédéric II, empereur d'Autriche, créa ou renouvela un ordre de ce nom en 1468, dans la vue de défendre la religion contre les hérétiques. Cet ordre s’éteignit au milieu des guerres religieuses de l'Allemagne.

ORDRE DE SAMSON DE CONSTANTINOPLE ET DE CORINTHE. On ne sait rien autre chose de cet ordre, sinon qu'il fut réuni, en 1308, à celui de Saint - Jean de Jérusalem, qui, à cette époque, cherchait à s'établir dans l'île de Rhodes.

ORDRE DE L'ÉCAILLE (la Scama ). Il paraît que Don Juan II, roi de Castille, créa cet ordre en 1318 pour protéger la religion catholique et combattre les Maures. La marque distinctive de cette institution était une croix d'écaille de poisson sur un habit blanc.

Livre nommé Ordre de chevalerie : ORDRE DE LA TABLE- RONDE  <==.... ....==> Ordres et les différentes formes de réunions chevaleresque apparues à la fin du Moyen Âge