Pont des Chouans Thouars par lequel les armées royalistes de Vendée sont entrées dans Thouars lors de la bataille du 5 mai 1793

Construit au XIIIe siècle, puis fortifié au XVe siècle, c’est aujourd’hui le dernier pont médiéval conservé permettant d’accéder à la ville de Thouars.

La bataille de Thouars a lieu lors de la guerre de Vendée. Le 5 mai 1793, les Vendéens prennent d'assaut la ville de Thouars.

 

Le 5 mai, l'armée vendéenne est devant Thouars. Donnissan et Marigny occupent le port St-Jean; Cathelineau, d'Elbée, Stofflet, le port du Bec-du-Château; Lescure et La Rochejaquelein, les hauteurs de Ligron; Bonchamps, le Gué-aux-Riches. Ces trois derniers doivent commencer l'attaque.

Dès six heures du matin, La Rochejaquelein et Lescure prennent position avec mille à douze cents hommes, sur les hauteurs qui dominent le pont de Vrine. Trois bataillons et trois pièces d'artillerie défendent le passage, et sont soutenus par des troupes de réserve. La fusillade est vive de part et d'autre. Lescure se multiplie, La Rochejaquelein se porte de rang en rang, sous une pluie de balles (1) : ils veulent entraîner leurs soldats vers le pont. Tout à coup, on s'aperçoit que la poudre va manquer, Henri court en chercher. Lescure continue ses efforts.

Deux fois il se précipite vers le pont; ses habits sont criblés de balles; les paysans hésitent toujours. Une troisième fois il s'engage sur le pont même; La Rochejaquelein, Forestier et un autre arrivent au galop, et tous quatre le traversent heureusement. L'élan est donné, les paysans électrisés s'ébranlent et suivent leurs vaillants chefs.

(1) « Nous vînmes rejoindre l'infanterie de M. de Bonchamps avec l'artillerie, et la cavalerie avança à la barbe de l'ennemi qui fit une sortie hors Thouars, au -devant de nous avec son artillerie. MM. Henri, de Bonchamps et Cathelineau restèrent en observation entre nous et les Républicains qui tiraient continuellement. »  Pauvert, Mémoires inédits, p. 11.

 

 

Bonchamps, Donnissan, Marigny attaquent de leur côté, et enlèvent tous les passages. Quétineau, obligé de se retirer vers la ville, est enfin forcé de s'y renfermer. L'armée victorieuse arrive sous les murs de Thouars. C'est un assaut qu'il faut tenter, et l'artillerie trop faible, ne peut entamer les remparts.

5-mai-1793

La Rochejaquelein s'en aperçoit et trouve le moyen d'y remédier: avec sa témérité ordinaire il s'écrie: « A l'assaut! » L'armée entière répète: « A l'assaut, à l'assaut !. » se précipite vers les murs, et sous la mitraille, essaie de les démolir à coups de pique.

: Ce moyen semble encore trop lent à Henri. A défaut d'échelle, il se hisse sur les épaules de Texier, grand et brave gars de Courlay, éloigne à coups de fusil les Républicains qui tentent de l'arrêter, arrache les pierres avec ses mains et ouvre une brèche (1). Ses soldats l'imitent et le suivent, criant : « Vive M. Henri, le bon Dieu est avec lui, les Bleus sont perdus » (2). Quétineau, voyant que toute défense est devenue inutile, demande à capituler.

La ville est prise d'assaut (3). Malgré les lois de la guerre qui permettent de passer la garnison par les armes et de piller la ville, la vie sauve est accordée aux soldats, la propriété de tous, respectée. Lescure et La Rochejaquelein prennent sous leur protection les autorités.

Aucune représaille n'est exercée, et pourtant, les habitants de Thouars ont pris part, peu de temps auparavant, aux massacres des moulins de Cornet, et les soldats ont égorgé onze paysans des environs de Bressuire (1).

 

(4) Théodore Muret, Vie populaire de  Henri de La Rochejaquelein, p. 15.

(3) Abbé Deniau, t. n, p. 30 el 32. — Il ajoute que « Henri sur la brèche, servait de point de mire aux coups de l'ennemi, et qu’il eut son fusil brisé entre les mains, à six pouces de la batterie. »

(3) «  Angers, 8 mai 1793, Richard, représentant du peuple, annonce que trois mille cinq cents hommes ont été faits prisonniers dans Thouars, que les ennemis font des progrès si grands qu'ils glacent tout le monde d'effroi. Il demande des troupes nombreuses et sûres par leur civisme, leur discipline et leur bravoure. » Enregistrement de la correspondance au Comité du Salut public. Archives nationales, Fond, de la secrétairerie d'état. A F H, 265.

 

La prise de Thouars fit tomber aux mains des Vendéens six mille fusils, douze canons, de la poudre, des assignats, du blé et des chevaux.

Elle donna un nouveau prestige à l'armée, montra ce que pouvaient ses braves soldats et augmenta, aux yeux des révolutionnaires, la réputation de La Rochejaquelein. « Ce dernier, dit Grille, montra ce qu'on devait attendre de lui; s'il ne dirigea pas toute l'attaque, il s'y porta du moins avec une intrépidité qui donna l'exemple à toutes les bandes. Il était le plus jeune des chefs, peut-être de toute l'armée ; mais le coup d'œil, l'épée, l'âme, tout était d'un génie destiné à de grandes choses. Il était au pont de Vrine, il était à la muraille, à la porte de Montreuil, le premier il entra par la brèche à la porte de Paris, et les paysans le suivaient en criant: « Vive monsieur Henri ! c'est le bon Dieu qui est-son maître et le nôtre, les Bleus sont perdus » (François Grille, La Vendée en 1793, in8°, 1831, t. I, p. III).

Le brave Quétineau, prisonnier, refusa toutes les offres qui lui furent faites de rester avec les Vendéens; on le laissa partir en lui remettant le sauf conduit suivant : « Nous, généraux de l'armée catholique et royale, permettons à M. Pierre Quétineau, breveté lieutenant-colonel d'un bataillon de volontaires, commandant la garnison de Thouars, d'aller où bon lui semblera, convaincus que l'honneur le portera, tant qu'il restera prisonnier, à ne point porter les armes contre nous, à moins qu'un échange ou un autre arrangement de droit ne l'ait délivré de sa captivité. Le même engagement l'engagera, nous l'espérons, à rendre un compte sincère et fidèle de la manière humaine et généreuse avec laquelle nous nous sommes conduits envers les troupes faites prisonnières sous ses ordres.

 

« Fait à Thouars, le 8 mai 1793.

Signé : BONCHAMPS, DONNISSAN, D'ELBÉE, LA ROCHEJAQUELEIN, CATHELINEAU, LES CURE. — QUÉTINEAU. »

Après quarante-huit heures de séjour à Thouars, l'armée se dirigea sur Parthenay

Henri de La Rochejaquelein et la guerre de la Vendée : d'après des documents inédits

 Les Vendéens ne sont pas des chouans ! voir : Ingrandes sur Loire, Révolution Française, Jean Chouan chef de brigands – Guerre de Vendée

 Antiquité de la Ville de Thouars. <==

 

==> Carte Guerre de Vendée et Lieux de Mémoire (Maps et Dates)

 

 


 

 

La bataille de Thouars....

Par Le Loup dans Accueil le Face aux combattants de Dieu et du Roi, la république oppose moins de trois mille hommes (information fournie par le général les commandant Pierre Quétineau) issus des unités suivantes : 10ème bataillon des volontaires du Var - aux ordres de Jean-Pierre Peux, il est à noter que ce bataillon s'est souvent présenté comme " marseillais " ce qualificatif donné parfois également aux chasseurs du midi trouvait son origine dans le bataillon des fédérés de Marseille meurtriers des défenseurs du palais des Tuilleries).

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