PHystorique- Les Portes du Temps

18 février 2018

Emma comtesse de Blois et duchesse d’Aquitaine fondatrice des Abbayes Saint Pierre de Maillezais et de Bourgueil

Emma comtesse de Blois et duchesse d’Aquitaine fondatrice Abbaye Saint Pierre de Maillezais et de Bourgueil

L’abbaye de Bourgueil, plus précisément l’abbaye Saint-Pierre de Bourgueil-en-Vallée, est une abbaye bénédictine, qui adopte la règle de Saint Maur en 1630.

Elle est située à Bourgueil, autrefois Burgolium, dans le pays du Bourgueillois, dépendant avant 1790 de l’élection de Saumur, du siège royal de Chinon et du diocèse d'Angers, donc de l'Anjou historique. Mais de nos jours Bourgueil est en Indre-et-Loire. Cette importante abbaye est fondée en 990 par Emma, fille de Thibaud le Tricheur, comtesse de Blois et duchesse d’Aquitaine.

 

Très rapidement, du Xe siècle au XVIIIe siècle, cette abbaye a sous sa dépendance 42 prieurés, 64 paroisses et 1 ermitage de l’Angoumois à l’Isle de France en passant par la Lorraine. Un des abbés, Baudri de Bourgueil, loue avec ses poèmes le vin que les moines contribuent à développer dans la région… Elle est aussi célèbre pour ses vastes jardins chantés par Ronsard. François Rabelais veut donner à son moine l'abbaye de Bourgueil, où ceux-ci développent la culture de la vigne et améliorent la qualité des cépages. L'abbaye devient une baronnie relevant du roi. Beaucoup de familles, nobles ou non, viennent dans le Bourgueillois pour occuper une fonction liée à la présence de l’abbaye.

Même les rois ou futurs rois et les reines séjournent à l’abbaye Saint-Pierre de Bourgueil-en-Vallée et y prennent des décisions importantes.

En 1156, Henri II Plantagenêt y tient les États généraux de ses provinces.

En 1208, le Pape Innocent III prend l’abbaye sous sa protection directe. Ravagée par les Grandes compagnies et les Anglais, pendant la guerre de Cent Ans, détruite en partie par des Huguenots, voulant se venger des crimes de l’un de ses abbés, Saint-Pierre est à plusieurs reprises, pendant les 801 ans de son existence, reconstruite en partie, agrandie, restaurée… Au XVIe siècle, elle est mise en commende.

À la Révolution l'Assemblée Nationale, disposant des biens ecclésiastiques, chasse en 1791 les moines. L'abbaye de Bourgueil est ruinée par les destructions qui s’ensuivent, mais il reste néanmoins encore trois groupes de bâtiments datant d’avant 1789.

 

abbaye Saint Pierre de Bourgeuil Emma d'Aquitaine

 

Histoire et donations,  Concile de Charroux (juin 989)

 

Le concile de Charroux se tint le 1er juin 989 dans ce village de la Vienne, au sud-est de Poitiers, où étaient conservées des reliques de la vraie Croix.

Réuni sous le patronage du duc d’Aquitaine et comte de Poitiers Guillaume IV, sous l'autorité de l'archevêque de Bordeaux Gombaud et en présence des évêques Gislebert de Poitiers, Frotaire (Frotier) de Périgueux, Abbon de Saintes, Hugues Ier de Jarnac d'Angoulême et Hildegaire de Limoges, il instaura pour la première fois la paix de Dieu : ses canons jetaient l'anathème sur « les violateurs d'églises », « contre les voleurs des biens des pauvres » et « ceux qui brutalisent les clercs ». (Wiki)

Une nouvelle brouille entre Guillaume d'Aquitaine et Emma. Pour se venger de sa femme, le duc aurait chassé les moines tourangeaux et donné Maillezais à l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers, tandis qu'Emma jetait dans ses domaines propres les fondations d'un autre monastère, Bourgueil, destiné à accueillir les moines expulsés par son mari. Ensuite, Pierre de Maillezais nous fait assister à la profession du duc à Saint-Cyprien, à sa brouille avec son abbé, à son entrée à Saint-Maixent, à sa réconciliation ultime avec sa femme etc; toutes choses qui n'intéressent plus immédiatement l'histoire des deux monastères.

Du récit, il faut seulement retenir qu'après la mort de son père, GuilIaume-le-Grand, nouveau duc d'Aquitaine, se prêta aux désirs de sa mère et réintégra dans Maillezais les moines tourangeaux de l'abbé Gauzbert.

Emma d'Aquitaine fondatrice abbaye Saint Pierre de Bourgeuil Maillezais

Donnations

La donation de septembre 989 montre que Bourgueil n'est pas né à la date ni dans les circonstances indiquées par Pierre de Maillezais ; de nouveau les deux époux agiront ensemble en faveur de Bourgueil, une deuxième fois entre 990 et 996, puis en juin 994 (1).

Bourgueil existait sans doute au moment de la consécration de Maillezais, et ce n'est point pour servir de refuge aux moines tourangeaux qu'il fut alors créé.

(1) Septembre 989, don fait à l'abbaye de Bourgueil par Guillaume-fier-à-bras du village et de l'église de Saint-Christophe de Longèves (arr. et cant. de Fontenay-le-Comte, Vendée), de Saint-Michel Le Cloucq (cant; Saint-Hilaire-aux-Loges, arr. Fontenay-le-Comte), et de quelques maisons aux Loges de Fontenay (ib.), cf. M. DUPONT, p. 19 et p. 174.

— Avril 994, don onéreux fait à l'abbaye de Bourgueil par Guillaume fier-à-bras et Emma sa femme du domaine et de l'église de Foussais (cant. Saint-Hilaire-des-Loges, arr. Fontenay-le-Comte) ; l'abbé verse 1.500 sous d'argent, cf. M. DUPONT, p. 19 et p. 175.

— Avril 994 selon les copies de Salmon (en réalité l'acte n'a pas de date, cf. J. DELAVILLE-LEROULX, op, cit„ charte XIV-4, p. 36-37), dotation de l'abbaye de Bourgueil par le comte Guillaume et Emma sa femme ; don de l'alleu de Celliers (che de Léncloître; arr. de Châtellerault, Vienne), de l'église de Jaunay (cant. Saint-Georges, arr. Poitiers), de la moitié du domaine de Vouzailles (cant. de Mirebeau; arr. Poitiers), cf. M. DUPONT, p. 19 et n. 7, p. 175.

Il existe, en outre une charte commune de juin 994 dans la coll. Gaignières ; elle à, été signalée par L. HALPHEN, L'Histoire de Maillezais du moine Pierre, p. 158, n. 4 (cf. Paris BN ms. lat, 12.127, p. 123).

Patrimoine : À Bourgueil, les Sœurs vont-elles brader l'Abbaye ?

 

Patrimoine : À Bourgueil, les Sœurs vont-elles brader l'Abbaye ?

Le lieu est chargé d'histoire, il intéresse de nombreux Bourgueillois. Si l'ancien monastère et son cloître demeurent dans le giron de l'évêché de Tours et de l'association paroissiale qui en assure la gestion (Les Amis de l'abbaye, qui administrent aussi la salle de cinéma et le musée), les douze hectares de vignes et de bâtiments restent sur le marché. Les religieuses souhaitent vendre d'urgence.

Le château abbatial, son moulin, son parc et son clos de vignobles cherchent toujours un ou plusieurs investisseurs. La première mise en vente date de 2012. Mais depuis Mars dernier et dans le but d'accélérer les choses, la congrégation des Sœurs de la Providence, propriétaire des lieux, a choisi de scinder l'ensemble en trois lots. La vente semble désormais plus simple et plus proche. Mais pas question de crier victoire trop vite. Les religieuses ont, en effet, été déçues lors des négociations précédentes, face à des propositions jugées peu sérieuses, voire peu respectueuses, notamment envers ces lieux historiques. Il aurait été question d'un projet de maison de retraite orthodoxe !......


http://www.saumur-kiosque.com

le 08/10/2017

La vente de l’abbaye de Bourgueil bientôt actée ?

Scindée en trois lots, la propriété de la congrégation des sœurs de la Pommeraye aurait trouvé preneurs.

La vente de l’abbaye de Bourgueil pourrait n’être qu’une formalité. Si les proches du dossier s’accordent à défendre qu’il est urgent d’attendre, les négociations avancent rapidement....

https://www.lanouvellerepublique.fr




Guerre de Vendée, Le « génocide vendéen » peut-il être reconnu ?

Le génocide vendéen peut-il être reconnu

 

Le " génocide vendéen " peut-il être reconnu ?

Deux députés ont proposé une loi pour reconnaître « des crimes commis contre la population vendéenne » au XVIIIe siècle, rapporte « Ouest-France ».
Peut-on parler de " génocide vendéen " ? La question agite l'historiographie et le monde politique depuis de nombreuses années. Le 7 février dernier, deux députés ont proposé à l' Assemblée nationale une loi qui vise à reconnaître " des crimes commis contre la population vendéenne ", rapporte Ouest-France.

Le « génocide vendéen », débat historique

La proposition de loi des députées à l'Assemblée est la quatrième tentative de reconnaissance du « génocide vendéen » depuis 2007, rappelle le journal. Il faut dire que le débat agite depuis de nombreuses années élus et historiens. « Les atrocités commises par les troupes révolutionnaires relèvent du crime de guerre, pas d'un génocide », expliquait au Point l'historien Laurent Avezou. « De nombreux auteurs affirment la nature génocidaire de la répression infligée par la République criminelle à la révolte de 1793, mais, dans les faits, la Vendée n'a subi aucun génocide », ajoutait-il. « Même si le dire ne revient pas à les excuser ni à en nier l'ampleur : 170 000 morts, contre tout de même 70 000 soldats républicains tués ».

Lire aussi « Détruisez la Vendée ! » : la thèse du génocide

Depuis une trentaine d'années, plusieurs personnalités demandent l'emploi du mot « génocide » pour qualifier les massacres en Vendée entre 1793 et 1796. Parmi eux, Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France.
Au Puy du Fou, le parc de loisirs historique fondé par Philippe de Villiers, les visiteurs peuvent se plonger dans « Le dernier panache », l'histoire – version Puy du Fou – d'un « héros de la guerre d'Indépendance Américaine, dont la vie va basculer en 1793 dans un ultime combat pour la liberté », justement en plein « génocide vendéen ».
http://www.lepoint.fr

 

 

Guerre de Vendée, Le génocide vendéen peut-il être reconnu (2)

 Citoyens, l'inexplicable Vendée existe encore, et les efforts des républicains ont été jusqu'à présent insuffisants contre les brigandages et les complots de ces royalistes.

La Vendée, ce creuset où s'épure la population nationale, devrait être brisé depuis longtemps, et il menace encore de devenir un volcan dangereux.

Guerre de Vendée, Le génocide vendéen peut-il être reconnu (3)

Proclamation de la Convention Nationale aux soldats de l’Armée de la Mayence

Soldats de la Liberté ! Il faut que les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin d’octobre, le salut de la patrie l’exige, l’impatience du peuple français le commande, votre courage doit l’accomplir !

La reconnaissance nationale attend, à cette époque, tous ceux dont la valeur et le patriotisme auront affermi sans retour la liberté et la république.

Bertrand Barère , le 1er Octobre 1793

 

Guerre de Vendée, Le génocide vendéen peut-il être reconnu (4)

Puy du Fou le dernier Panache - De Charette - Guerre de Vendée (2)Guerre de Vendée, Le génocide vendéen peut-il être reconnu (1)

Puy du Fou le dernier Panache - De Charette - Guerre de Vendée (1)

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17 février 2018

Ordre de Mélusine – Chevalerie d’Honneur de la Maison Lusignan

Ordre de Mélusine – Chevalerie d’Honneur de la Maison Lusignan

Ordre de Mélusine – Chevalerie d’Honneur de son Altesse Marie de Lusignan

Princesse de Chypre, de Jérusalem et d’Arménie

Baudouin IV meurt , le 16 mars 1185, et son fils Baudouin V, qui succède à l’âge de sept ans, est aussi emporté par la lèpre l’année suivante. Le sceptre passe alors dans les mains de Guy, son beau-père.

La reine Sibylle est aussitôt assiégée d’une foule de courtisans jaloux et  ambitieux qui ne peuvent voir à leur tête un chef qui n’est pas, disent-ils, de sang royal. La reine annonce son intention de se séparer de son époux et de choisir celui qu’elle croit le plus digne et le plus capable de défendre royaume. On se range à son avis, et l’on s’engage à ratifier le choix qu’elle manifestera bientôt d’une manière éclatante et inattendue sa volonté toute-puissante.

Au jour désigné, Sibylle se rend à l’église de Saint-Sépulcre, entourée des officiers et du peuple. Le patriarche Héraclius, revêtu des ornements pontificaux, prononce la sentence et remet à la reine la couronne de Jérusalem, en l’invitant à ne la confier qu’au plus digne. L’émotion est vive dans cette auguste assemblées ; le cœur de plusieurs palpita d’espérance au moment solennel. Mais Dieu veillait sur les siens. La reine prend la couronne des mains du patriarche et la dépose sur la tête de Guy, son époux, à genoux devant elle. C’est ainsi que Lusignan devint roi de Jérusalem, l’an 1186 ; il reçut aussitôt l’onction sainte et le serment de fidélité de ses sujets.

 

Afin de perpétuer le souvenir de cet événement, et pour témoigner au nouveau roi son attachement inviolable, Sibylle institua l’Ordre de Mélusine, en mémoire de la Fée Mélusine.

 

Sibylle-de-Jerusalem ordre de mélusine

 

Au XIIe siècle deux Ordres de chevalerie ont été fondés par la Maison royale des Lusignan, qui a porté les couronnes de Jérusalem, de Chypre et d’Arménie : l’Ordre de Mélusine, et l’ordre de l’Epée de l’Ordre de Mélusine, essentiellement humanitaire et scientifique, fondé en 1186 par la belle reine Sibylle, épouse de Guy, roi de Jérusalem, reçut son nom en souvenir de la fée Mélusine, la mère légendaire et le génie tutélaire de la Maison de Lusignan.

L’Ordre de L’Epée, Chevalerie de bravoure et de vaillance militaire, fut institué en 1193, par Guy de Lusignan, roi de Jérusalem, lors de sa prise de possession de l’île de Chypre, et réorganisé par le roi Pierre 1er en 1360.

L’ordre de l’Epée, dont le renom s’était rapidement répandu dans le monde entier, était un des Ordres les plus célèbres du moyen âge. La famille de Lusignan en a gardé toujours la Grande Maîtrise.

Les Chevaliers de L’Ordre de Mélusine étaient agrées par la Reine, ou, à son défaut, par une princesse de la Maison royale. Ils étaient tenus de pratiquer les vertus humanitaires, de briller par leur dévouement à la foi chrétienne et de se faire les propagateurs de la Religion, de la Charité, des Arts et des Sciences.

Bien antérieurement à ceux des Ordres royaux existait l’Ordre de Sainte- Catherine du Mont Sinaï, fondé en 1063 par Roland de Lusignan, surnommé Bras-de-Fer, avec le concours des Seigneurs Croisés.

C’était une confraternité chevaleresque, demi-religieuse, dont le but fut de défendre le tombeau du Christ et de protéger les fidèles qui se rendaient en pèlerinage aux Lieux-Saints.

 

La Princesse Marie de Lusignan, épouse de Mgr le Prince de Lusignan, a vu se grouper autour d’Elle une foule de personnes distinguées, professant l’amour du prochain et la religion du Beau et du Grand.

Comme le nombre des personnes de mérite qui aspiraient à l’honneur d’appartenir à cette phalange d’élite devenait de jour en jour plus considérable, Son Altesse, par une pensée pieuse et délicate a voulu rattacher le présent au passé glorieux de sa Maison en faisant revivre en 1881 L’Ordre de Mélusine comme emblème destiné à resserrer les liens qui l’unissent à ceux dont Elle veut honorer les mérites, le dévouement pour sa famille, et la coopération effective à ses bonnes œuvres.

En s’entourant de Chevaliers et de Dames d’honneur, Elle n’a voulu leur donner d’autre mission que celle de servir l’humanité, de protéger les arts, les sciences, les lettres et de soulager la misères.

La Chevalerie de Mélusine symbolise et récompense ce qu’il y a de plus héroïque dans le courage, de plus désintéressé dans le dévouement et de plus élevé dans les créations du génie humain.

Défendre les faibles et la vertu, se passionner pour la cause des malheureux, vouer sa vie à l’humanité, à l’art et aux sciences, tel est le véritable caractère de cette Chevalerie, à laquelle la Princesse Marie de Lusignan a consacré toute sa sollicitude.

La Chevalerie de Mélusine n’a pas été créée dans le but de satisfaire de petites ambitions personnelles, mais elle est destinée à servir de récompense et d’encouragement aux mérites et aux vertus, à donner une puissance impulsion au progrès intellectuel, au développement d’une bienfaisance éclairée, et à contribuer ainsi à la solution des grands problèmes sociaux qui agitent l’humanité.

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La châsse des reliques de sainte Radégonde

Poitiers châsse des reliques de sainte Radégonde

La châsse des reliques de sainte Radégonde a la forme d’une église du XIIIe siècle, et c’est à ce siècle, si remarquable pour la pureté du style, que l’on a emprunté ce genre des décorations adoptées. Les deux grandes faces ont 50 cent., les petits côtés 25. L’élévation est de 60, en y comprenant le couronnement du toit de l’édifice. Sur le rampant de la première face, deux médaillons quadrilobés, formés d’émaux de diverses couleurs, représentent : 1° saint Médard bénissant sainte Radégonde prosternée à ses pieds ; 2° le miracle des avoines. On voit le bon laboureur qui vient de jeter le grain qu’une intervention miraculeuse a fait germer et grandir au point de cacher la fugitive aux regards du guerrier qui la poursuit.

Sur la face verticale du même côté, la reine est représentée offrant à saint Pient, évêque de Poitiers, le pain que ses mains ont préparé pour le sacrifice, et elle lui dit : Iste panis non est communis cum reliquo.

Dans les petites arcades sont dessinées sainte Agnès et sainte Disciole, les compagnes fidèles de Radégonde.

Sur l’autre côté de la châsse, l’artiste a reproduit, au milieu d’ornements en tous points semblables a ceux que nous venons de décrire, les sujets suivants :

Dans les deux médaillons du rampant : 1° l’apparition de Notre-Seigneur Jésus-Christ a sainte Radégonde dans sa cellule ; 2° la mise au tombeau de la reine par saint Grégoire de Tours.

Dans la grande arcade trilobée, sainte Radégonde à genoux reçoit de saint Euphrone, évêque de Tours, la relique de la vraie croix que l’empereur d’Orient Justin le Jeune lui avait envoyée.

Dans l’une des petites arcades, l’évèque de Poitiers, saint Fortunat, est représenté tenant un phylactère sur lequel on lit le premier vers de l’hymne Vexilla regis, qu’il a composée pour la cérémonie de la réception du bois sacré, alors qu’il n’était encore que simple prêtre.

Dans l’autre des petites arcades, saint Junien tient en ses mains le cilice et la discipline que Radégonde et lui avaient échangés en témoignage de leur sainte amitié.

L’intérieur de la châsse contient une portion insigne du bras et de la tête de la sainte, ce qui est indiqué sur le plat d’un des petits côtés par un bras en haut relief, et de l’autre côté par le buste même de la reine.

Au bas du bras et du buste, une cavité garnie d’un cristal laisse apercevoir les saintes reliques.

Le blason ajoute son langage à ces symboles parlants. Les armoiries d’Alphonse de France, frère de saint Louis, comte de Poitou, et celles de Mgr Louis-Edouard Pie, évêque de Poitiers, rappelleront aux âges futurs la mémoire du prince qui fut un des plus grands bienfaiteurs de l’antique église de Sainte-Radégonde, et le souvenir du prélat auquel fut due la pensée d’offrir aux reliques de la patronne de Poitiers un monument digne d’elles. L’inscription suivante complète cet assemblage magnifique, scintillant de dorures, d’émaux et de riches ciselures :

« Hanc capsam sumptibus cleri et fidelium conditam solemniter benedixit, in « eâque sacra ossa de capite et de brachio beatæ Radegundis, apud « monasterium sanctæ Crucis servari assueta, reclusit Ludovicus Eduardus, « episcopus Pictavensis, anno Domini MDCCCLIV, operis magister et delineator « Johannes Baptista Lassus. Celavit Achilles Legost. »

 

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Femmes - Chevaliers au Moyen Âge ( Les Femmes Guerrières)

Jeanne d'arc Femmes-chevaliers au Moyen Âge Chevalerie collection château du Rivau Pays de la Loire

Femmes-chevaliers au Moyen Âge (Statuette Jeanne d'Arc - collection Château du Rivau)

« Elle chevauchait armée, en expédition, comme un chevalier parmi des chevaliers ; son audace n’était pas inférieure aux cavaliers protégés par des hauberts et aux sergents portant des lances. » Orderic la compare alors aux Amazones qui ont tenu, quinze ans durant, en échec les rois d’Asie.

Femmes-chevaliers au Moyen Âge Chevalerie Initiatique - tournois dû à la plume de René d’Anjou (4)

Jeanne d’Arc ne fut pas la seule chevaleresse. Du XIIe au XVe siècle, des femmes de l’aristocratie, en France, Écosse, Espagne et Italie ont pris les armes pour défendre leur château ou leur lignage. Cette participation des femmes à la guerre est effectivement liée à des circonstances extraordinaires, captivité ou mort du mari et n’est pas une règle, mais elle n’est pas toujours considérée comme un scandale, à condition bien entendu que la femme combatte pour la bonne cause.

Femmes-chevaliers au Moyen Âge Chevalerie Initiatique - tournois dû à la plume de René d’Anjou (1)

Comme on pourrait s’y attendre, les mentions de femmes maniant des épées et lances, endossant un haubert et enfourchant un étalon sur les champs de bataille se font plus rares.

Tout au plus, les chroniqueurs flamands constatent-ils sans commentaires que Richilde de Hainaut fut capturée à la bataille de Cassel (1071), où elle combattait.

Femmes-chevaliers au Moyen Âge Chevalerie Initiatique - tournois dû à la plume de René d’Anjou (2)

De même, la princesse byzantine Anne Comnène remarque que Sichelgaïte accompagna, protégée par une armure et portant une lance, son mari Robert Guiscard au siège de Durazzo (1081).

Enfin, le moine anglais Guillaume de Malmesbury (vers 1080-vers 1142) croit-il que, dans la lointaine Toscane, Mathilde de Canossa (vers 1046-1115), « oubliant son sexe et pareille aux Amazones antiques, livra bataille, femme qu’elle était, à des colonnes d’hommes, couverts de fer ».

Pour ce chroniqueur, l’image de la princesse est extrêmement positive, car « grâce à son soutien, Urbain [II] obtint enfin le siège apostolique » face à l’empereur Henri IV (1056-1106), ennemi invétéré de la libertas romana, dûment humilié sur ses terres de Canossa.

Guillaume n’en remarque pas moins que Mathilde transgresse l’ordre établi des sexes.

Femmes-chevaliers au Moyen Âge Chevalerie Initiatique - tournois dû à la plume de René d’Anjou (3)

Femmes-chevaliers au Moyen Âge - Chevalerie Initiatique - tournois dû à la plume de René d’Anjou - Château de Brézé / Château du Rivau


 

Femmes-chevaliers au Moyen Âge : interview de Sophie Cassagnes-Brouquet

Des femmes guerrières au Moyen Âge ? Ce n'est pas de la fantasy, mais bel et bien de l'Histoire comme nous l'explique Sophie Cassagnes-Brouquet, professeure d'histoire médiévale à l'université Toulouse-Jean Jaurès et auteure du livre Chevaleresses, une chevalerie au féminin (Perrin, 2013), dans le cadre de la 3e édition du festival Bobines et Parchemins (24-29 mars 2015), consacrés, cette année, au femmes du Moyen Âge dans le cinéma.

Histoire et Images médiévales : Représente-t-on des guerrières dans l’iconographie et les textes littéraires médiévaux.
Sophie Cassagnes-Brouquet : Si les guerrières sont beaucoup moins représentées que les hommes dans l’iconographie médiévale elles n’en sont pas néanmoins absentes. Ce ne sont pas les guerrières de l’époque qui sont figurées à part quelques représentations de Jeanne d’Arc, mais beaucoup plus les figures mythiques ou historiques présentes dans les romans tirés de la Matière antique en particulier les Amazones. Celles-ci se taillent la part du lion dans cette imagerie, accompagnées de quelques autres comme la reine Sémiramis.
http://www.him-mag.com

 

 

 

 


Construction d'un château fort, la grue du Moyen Age ( Cage à écureuil )

construction d'un château fort au Moyen Age Guédelon

Construction Médiévale : la cage à écureuil (technique du Moyen - Age)

la-citadelle-du-puy-du-fou-en-cours-de-construction

(évolution de la construction - la citadelle du Puy du Fou - technique d'aujourd'hui)

comment constuire un château au moyen age (1)

La grue médiévale est une machine servant, dans la construction de bâtiments et dans les carrières, à élever de gros fardeaux, au moyen d'une roue appelée tympan.

 

comment constuire un château au moyen age (2)

Le tympan, quelquefois appelé par abus de langage cage d'écureuil, est une roue en bois qui sert à mouvoir un treuil ou cabestan dans un engin de levage, dans laquelle un ou plusieurs hommes marchent pour la faire tourner. Les Grecs l'ont appelé γέρανον (terme qui peut aussi désigner une échelle) et les Romains, majus tympanum. À d'autres époques, on l'a appelé roue ou tambour.

construction-medievale-la-cage-a-ecureuil

Roue de carrier

La roue de carrier était une grue utilisée par les carriers. Le travail des maçons nécessitant l'usage intensif de la pierre naturelle, on peut supposer que l'emploi de la roue est passé indifféremment d'un métier à l'autre.

comment constuire un château au moyen age (3)

La construction médiévale : la Cage à écureuil

De construction simple, en bois, démontable pour être transportée et montée sur les constructions, la grue à tympan fut utilisée jusqu'au XVIIe siècle par Vauban qui l'installa dans ses places fortes pour tirer l'eau des puits-citernes. Cette technique est présente dans l'Atlas des Bâtiments Militaires de 1826.

grue du moyen age - construction d'un château fort Guédelon

Principe

technique de construction du moyen Age, la cage à écureuil (1)

Une cage, d'un diamètre de 2 à 3 mètres, montée sur un axe entraîne un tambour solidaire. Sur ce tambour vient s'enrouler la corde qui tire une charge à soulever. L'effort E à fournir est égal au moment de la force F par le rayon r du tambour, divisé par le rayon R de la cage (ceci sans tenir compte du frottement des différents organes en rotation), soit E=\frac{F.r}{R} .

technique de construction du moyen Age, la cage à écureuil (2)

À l'intérieur de la cage, un ou plusieurs hommes marchent pour assurer la rotation. Un cliquet ou tout autre dispositif de sécurité empêche l'inversion accidentelle du mouvement dû à la charge. Un homme pouvait soulever un poids de 180 kg à 4 mètres sans fatigue et pouvait même aller jusqu'à soulever 500 kg de charge (homme de 70 kg, R=1,50 m, r= 0,15 m et un rendement de 0,7). Cette charge peut être plus importante avec l'adjonction d'une moufle.

technique de construction du moyen Age, la cage à écureuil (3)

Tour, donjon construction d'un château fort au Moyen Age Guédelon

 

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16 février 2018

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevraud

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault fondée au XIIe siècle, était primitivement une église de l'abbaye.

 

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault IMG_7939

Elle ne fut érigée en paroisse, pour le service des gens de l'extérieur, qu'après la naissance du bourg et lorsque le cimetière commun qui l'entourait eût été remplacé par un cimetière attenant à chacune des églises du monastère.L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault IMG_7932

Le chœur et les deux travées qui le joignent sont du XIIIe siècle, l'autre travée et le portail ont été ajoutés au XVe.

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault IMG_7915

Le chœur a une intéressante voûte de style Plantagenet dont les nervures retombent sur des chapiteaux historiés. A gauche, la chapelle de Saint-Joseph, bénie le 7 octobre 1742, forme un petit édifice distinct, voûté en bois, prolongé à l'extérieur par un hangar à colonnades de bois qui donne à ce monument un aspect très pittoresque. Le dimanche, des débitants y tiennent encore étal. La porte latérale de la nef, qui donne sous ce hangar, est remarquable pour ses pentures.

Cette église communiquait par un passage voûté avec le Petit Bourbon, de sorte que l'abbesse pouvait s'y rendre également sans rompre la clôture. C'est dans l'église Saint Michel que l'on a recueilli quelques restes intéressants du décor de l'église abbatiale : Le grand autel qui fut exécuté en 1621 sur les ordres de l'abbesse Louise de Bourbon et avait coûté 10.000 livres.

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault IMG_7920

— L'autel de la chapelle Saint-Joseph, avec un rétable portant au centre un écusson effacé et un triptyque ayant cette inscription : « Ce tableau a été donné par Mesdames de France élevées en l'abbaye de ce lieu. 1755. »

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault IMG_7921

— Deux autels Louis XIII se faisant face au milieu de la nef

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault IMG_7923

— De nombreux tableaux et reliquaires : Une Passion en style archaïque du XVIe siècle ; au milieu de la foule se pâme la Vierge, couronnée et drapée de fleurs de lys.

— Une autre très belle Passion du XVIIe siècle.

— Un Baptême du Christ, XVIIe siècle.

— Une curieuse Flagellation XVIIe siècle.

— Une très remarquable Résurrection de Lazare XVIIe siècle.

 — Une charmante Vierge XVIIe siècle.

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault IMG_7917

— Une Fuite en Egypte.

— Une Cène.

— Jésus chassant les marchands du Temple.

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault IMG_7930

— Un Christ XVIIe siècle.

— Un reliquaire aux armes de Madame de Rochechouart.

— Une Vierge du Rosaire donnant la croix à un religieux et à une religieuse de Fontevrault, XVIIIe siècle.

— Un délicieux petit Saint-Jean, qui passe pour être le portrait d'une des Filles de France ou plutôt d'une des filles de Madame de Montespan.

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault IMG_7924

La cloche de l'église est gravée aux armes de France, avec la Vierge. Une inscription rappelle qu'elle a été donnée par Madame Victoire, fille de Louis XV, le 25 mai 1748, en souvenir de son séjour à Fontevrault.

La Chapelle funéraire de Sainte-Catherine marque l'emplacement du premier cimetière de l'abbaye. On s'y rend en sortant de l'église Saint-Michel par une avenue plantée d'arbres qui jadis, avec ses bancs fait de pierres tombales, avait un petit air des Aliscans.

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault IMG_7918

La chapelle Sainte Catherine, malheureusement englobée aujourd'hui dans les habitations qui l'entourent, était autrefois isolée au centre du cimetière. C'est un des rares monuments de ce genre qui subsistent en France. Devenue propriété particulière, elle est à peu près abandonnée à la ruine.

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault IMG_7927

Cette chapelle fut bâtie vers 1225 par une princesse de Bourbon alors religieuse à Fontevrault, la duchesse Ala, pour commémorer l'emplacement de la sépulture d'Hersende de Champagne, la première supérieure de l'Ordre, enterrée dans le cimetière commun, sans désignation de sa tombe, suivant la règle qui existait alors. Malgré le plancher qui coupe cet édifice en sa hauteur, on peut voir encore son élégante voûte soutenue de seize nervures et surmontée d'une colonne creuse de quatre à cinq mètres de hauteur, terminée par un joli lanternon carré garni aux angles de colonnettes.

L’église Saint-Michel, église paroissiale de Fontevrault IMG_7922

Extérieurement, ce monument en forme de cône, flanqué de contreforts surmontés de petites pyramides triangulaires, a beaucoup de ressemblance avec la tour d'Evraud, et c'est ce qui a fait penser que celle-ci devait-être aussi une chapelle sépulcrale.

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L'Hospice construit par Mme de Montespan, à l'extrémité du bourg du côté sud-ouest, n'existe plus ; mais il en reste l'arceau d'un grand portail portant une inscription qui rappelle cette fondation.

 

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Société des lettres sciences et arts du Saumurois

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L'arsenal de Rochefort, les fosses aux mâts - Patrimoine et inventaire de Nouvelle-Aquitaine

Les fosses aux mâts de l'arsenal de Rochefort - Patrimoine de la Nouvelle-Aquitaine -Hermione (2)

Les cinq sites de fosses aux mâts de l'arsenal

Jusqu'à la seconde moitié du 19e siècle, le bois est le premier matériau mis en œuvre dans l'arsenal pour la construction des navires : chêne (en grande majorité) pour la coque - 2 000 chênes sont nécessaires à la construction d'une frégate comme L'Hermione -, résineux pour les mâts, orme et gaïac pour les poulies… Transporté depuis son lieu d'abattage, le bois est séché sous abri ventilé pour le chêne et immergé dans des bassins d'eau saumâtre pour les résineux ; cette technique permet de le protéger des champignons, ainsi que des insectes xylophages qui se nourrissent de sa cellulose. Cinq sites de fosses ont ainsi été aménagés au fil du temps pour répondre aux besoins croissants :

  • vers 1667, au sein de l'arsenal lors de sa création, une fosse dite de la Tonnellerie ou du Parc ;
  • entre 1668 et 1677, à l’embouchure de la Charente, à Saint-Nazaire ;
  • entre 1779 et 1784, au sud de l'arsenal, une fosse dite de l'Avant-Garde, de plus de 500 m de long ;
  • dans les années 1790, dans la prairie de Rhône, sur la rive gauche de la Charente, une fosse dite de l'Arrière-Garde ;
  • entre 1830 et 1853, à la Gardette, rive gauche.

 

Les fosses aux mâts de l'arsenal de Rochefort - Patrimoine de la Nouvelle-Aquitaine -Hermione (1)

 

Les fosses aux mâts de l'arsenal de Rochefort

Découvertes Mis à jour le 13 mars 2017 Fondé voici 350 ans, l'arsenal de Rochefort s'est implanté le long de la Charente sur plus de 2,5 km. Ont été construits au fil du temps les nombreux bâtiments et ouvrages nécessaires à la fabrication des vaisseaux de guerre : ateliers, magasins, cales, corderie, fonderies, poudrières, moulins, bassins ...

destinés à faire tremper les mâts et les pièces de bois de construction

Ces bassins ont été réalisés pour y immerger dans de l'eau saumâtre les mâts et les pièces de bois de construction (chêne, orme, frêne et peuplier) des navires construits dans l'arsenal, afin de les protéger des vers et les rendre imputrescibles. Autorisée en 1828, leur construction nécessite l'acquisition des terres par la Marine entre 1832 et 1834, puis le creusement et l'aménagement général du site, entre 1834 et 1853.



https://inventaire.poitou-charentes.fr

 

 

Les fosses aux mâts de l'arsenal de Rochefort - Patrimoine de la Nouvelle-Aquitaine -Hermione (3)

 

 

 

Les fosses aux mâts de l'arsenal de Rochefort - Patrimoine de la Nouvelle-Aquitaine -Hermione (4)

 

Les fosses aux mâts de l'arsenal de Rochefort - Patrimoine de la Nouvelle-Aquitaine -Hermione (5)

Les fosses aux mâts de l'arsenal de Rochefort - Patrimoine de la Nouvelle-Aquitaine -Hermione (7)

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15 février 2018

Tour d'Evrault - Abbaye royale de Fontevraud

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Connue comme une ancienne cuisine romane, la tour d'Evrault garde cependant ses mystères. Au XIIIe siècle, date de fondation de l'abbaye, une triple utilisation en tant que cheminée de cuisine, fumoir et même lanterne des morts est envisageable.

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Nous noterons que les nombreuses mitres (ou cheminées sarrasines) que l'on voit actuellement sont l'oeuvre des architectes restaurateurs du début du XXe siècle. Bien que de base carrée, l'édifice se poursuit en section octogonale (typique de l'architecture funéraire du XIIIe siècle), ce qui renforce l'hypothèse d'une utilisation en lanterne des morts.

abbaye Fontevrault tour d'Evrault


L'abbaye royale de Fontevraud a été classée aux monuments historiques en 1840.

1902 Dégagement de la tour d’Evrault, puis restauration jusqu’en 1939

restauration de la tour d'évrault Fontevraud L' Abbaye (1)

restauration de la tour d'évrault Fontevraud L' Abbaye (2)

Les premiers travaux de restauration menés par les Monuments Historiques sur les cuisines romanes ont été effectués sous la direction de l'architecte Lucien Magne de 1903 à 1907.

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En s'appuyant sur des modèles de cuisines anciennes existantes en Angleterre, l'architecte a proposé plusieurs projets de restauration. Le petit bâtiment était très délabré, et le parti a été pris d'entreprendre une restitution très radicale.

En appliquant une doctrine héritée de l'architecte Eugène Viollet-le-duc, Lucien Magne a redessiné les lanternons en se basant sur des représentations de cuisines similaires et leur a donné l'aspect qu'on leur connait aujourd'hui. Cette politique de restauration très interventionniste avait ses détracteurs et a suscité de nombreuses controverses. On a reproché à Lucien Magne d’avoir dénaturé le bâtiment, supposé à l'origine d'être recouvert d’un dôme de pierre.

Un diagnostique alarmant

Les cuisines romanes n’ont pas fait l’objet d’intervention importante depuis la restauration de Lucien Magne au début du XXe siècle. Ces dernières années, l'état du bâtiment est devenu préoccupant. Le lanternon sommital, déstabilisé et menaçant de s’effondrer, a dû être déposé en juillet 2014. De la végétation était apparue sur la toiture, des pierres étaient altérées, érodées, et des infiltrations visibles dans les parties basses des murs, étaient favorisées par le dispositif constructif particulier des toitures à redents.

Ces dégradations sont le résultat d’une longue exposition aux intempéries, associée à la juxtaposition de pierres de natures différentes. En effet, lors de sa dernière grande restauration, le tuffeau local abîmé avait été remplacé par une pierre plus dure, procédé qui a accéléré la dégradation des pierres de tuffeau restées en place……La fin de cette ambitieuse campagne de restauration est prévue pour fin 2020.

 

Cuisines romanes de l'Abbaye royale de Fontevraud - Ministère de la Culture

Les cuisines romanes de l'abbaye de Fontevraud constituent un édifice tout à fait particulier, accolé au fond du réfectoire, à l'angle Sud du cloître du Grand-Moûtier. Le bâtiment est très reconnaissable grâce à ses hottes coniques couvertes d'ardoises en écaille de tortue.La fonctio

http://www.culturecommunication.gouv.fr

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Fons-Ebraldi - Robert d'Arbrissel et La légende du bandit Evraud

Fons-Ebraldi - Robert d'Arbrissel et La légende du bandit Evraud

(Fons-Ebraldi   ou Fons-Evraudi, Fontaine d'Evraud.  Roberti  Damalioc Robert  d'Arbrissel)

 

On dit que Saint-Martin, le grand évangélisateur de la Gaule, avait annoncé que la sinistre forêt de Bort (Bornum), dite « forêt de Tranche-col », se transformerait un jour en « forêt de prières ».

 « Que cette forêt de meurtres deviendrait une forêt de prières et qu'elle serait habitée par de grands saints »

Il aura fallu attendre plus de sept siècles après sa mort à Candes pour que la prédiction se réalise enfin.

Selon les chroniqueurs, c'est Robert d'Arbrissel qui aurait été désigné par la Providence pour réaliser cette prédiction. ……..

D’après une légende recueillie par le chroniqueur Mathieu Paris (1200-1259), Evrault était un brigand qui aurait été  converti par Robert d’Arbrissel qu’il aurait au préalable tenté, mais vainement, de dépouiller.

 

Il y avait près de Saumur une forêt où le brigand Evraud avait fixé sa demeure, et où il terrorisait les habitants des villages voisins. La mort attendait ceux qui osaient franchir le seuil de  son repaire. (Voir carte - via Romana Cœsarodunum Tours)

Déjà peuplée de bêtes sauvages et féroces, elle passait pour un repaire de bandits qui vivent près d’une source, au creux d’un vallon et portait un surnom qui, en deux mots, résumait toute la terreur qu'elle inspirait aux voyageurs obligés de la traverser pour se rendre de Saumur à Chinon ou à Loudun. Dans le peuple, on ne la désignait que sous le nom de Forêt de Tranche-Col.

Leur chef se nomme Evrault.

Ils terrorisent la contrée, attaquent et rançonnent les voyageurs et pèlerins qui passent dans le secteur.

La tour d'evrault - Fontevraud l'Abbaye

On raconte même, que du haut de leur repaire : une étrange tour noircie en forme de pyramide, ils allument une lanterne dès la fin du jour, lorsque l’obscurité arrive, afin d’attirer à eux les voyageurs égarés dans la nuit.

Tombés dans le piège, ceux-ci sont aussitôt égorgés et démunis de leurs richesses.

La forêt sanguinaire est redoutée de tous.

 

La légende

En 1096, au retour du concile de Tours, Robert s'arma du signe de la croix et s'avança dans  la redoutable forêt jusqu'auprès d'une source où la fatigue l'ayant gagné, il s'endormit.

Robert de Abrissel Illustration from London, British Library, MS Royal 14

A son réveil, un homme, debout devant lui,  le regardait attentivement. Robert pensant que cet inconnu l'avait suivi pour lui porter secours au besoin, lui ait de se retirer.

 — Pourquoi me repousses-tu loin de toi, s'écria l'inconnu,  n'es-tu pas Robert d'Arbrissel ?

 — Oui, dit le prêtre, et mon devoir est de te préserver des  dangers que tu cours dans cette forêt.

— Des dangers ? et ne viens-tu pas les braver toi-même !

— Dieu me détendra, mon fils, je veux lui ramener une brebis égarée ; si je succombe, je prierai du moins pour Evraud, et  puisse mon sang racheter les désordres de sa vie aux yeux de  l'Eternel.

— Viens, reprit l'inconnu, je te conduirai moi-même à la demeure d'Evraud.

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Arrivés au repaire du brigand, six bandits, la hache à la main, se précipitèrent sur le serviteur de Dieu.

— Misérables, s'écrie alors celui qui le conduisait, c'est  l'homme de Dieu, c'est Robert d'Arbrissel !

C'était Evraud converti par un miracle du ciel qui lui avait servi de guide. Il tombe à genoux devant le saint homme. Les six bandits imitèrent leur chef, c’est le miracle de la conversion.

 

La caverne des voleurs devait servir d'asile à d'innombrables vierges, anges terrestres, qui y firent entendre les plus harmonieuses mélodies.

Ce fut auprès de la fontaine que Robert installa le troupeau de fidèles qu'il amenait à sa suite, près de 3.000 personnes, au dire des contemporains.

Cette fontaine est désignée dans les premières chartes de l'abbaye, c'est-à-dire dans les premières années du XIIe siècle, sous le nom de Fons-Ebraldi ou Fons-Evraudi, Fontaine d'Evraud.

Le Bienheureux Robert convertissant des brigands, in Vies des Saints Alfred Mame et fils, éditeurs, Tours 1866

 

Mathieu Paris nous montre Robert parcourant seul cette forêt, ce qui rendrait sa rencontre avec le bandit Evraud antérieure à l'installation du monastère, puisque l'on s'accorde à reconnaître que lorsqu'elle se fit, Robert était suivi d'une foule considérable de pénitents.

 

Yves Magistri, dans son « Baston de deffense » , publié en 1586, pour la glorification de Robert d'Arbrissel, place le fait après l'installation de la congrégation :

« Ayant esté informé qu'en vn bois taillis qui estoit nô par trop esloigné de son monastère y auoient certains mauuais garnemens qui s'y retiroiēt avec préiudice de plusieurs passans, qui s'acheminoient ou sortoient de son monastère ou qui alloient de la Ville de Saumeur à celles de Chinon, de l'Isle-Bouchard, Chastellerault, Loches, Poiétiers, ou qui, d'icelles villes & autres, s'acheminoient à Saumeur, Angers, Nantes, Laual & ailleurs : à fin que telles voleries & assassinats ne fussent plus commis fi ioignant son monastère, & aussi qu'iceluy fien domicilie avec le temps n'encourust quelque détriment : se délibéra ledict bon Père d'aller vn iour trouuer les brigands susdicts, pour les prescher & dissuader de la poursuitte de leur mauuaise vie : de quoy eux ayans esté aduertyz par permission diuine & sancte vie du bon Père, se retiterēt du tout de leur tasnière & plus n'effectuerët si damnables forfaiâs. Dequoy les habitans du pays & passagers, grandement en louèrent Dieu en donnant à fon serviteur Maistre Robert de leurs moyens temporels en recognoissance du bien & heur qui leur avoit causé par la délivrance de telles gens, & par l'affurance de leurs vies & biens temporels. Par ce moyen, ce bon Père ayant forclus fon abbaye hors du danger susdict, & icelle mise en bonne tranquillité avec toute liberté les louanges de Dieu y estoient dévotement châtées p. les Religieux & Religieuses, & ouyes des Séculiers. »

Avec le temps, on a transformé le bandit Evraud en un seigneur vivant de rapines, écumeur de routes, rançonnant les voyageurs.

 

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(Fontevraud l'Abbaye; située aux confins de l'Anjou de la Touraine et du Poitou, la commune de Fontevraud fait partie du site exceptionnel du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l' UNESCO. Ses Principaux Monuments sont l' Abbaye Royale du XIIe siècle et l' église Saint Michel du XIIe siècle)

Au XIX e  siècle, étonnés  par la curieuse  cuisine romane de Fontevrault, certains  pensèrent y reconnaître le repaire du bandit, d’où  le nom de Tour d’Evrault  qui lui fut  donné. Il a été aussi dit que la tour  surplombant les cuisines  aurait pu permettre à ce  bandit  d’y allumer un fanal afin d’attirer à lui afin de les détrousser  les  voyageurs égarés dans la nuit.

 

 

FONTEVRAULT (Font Evrault) , FONTEVRAUD (Font Evraud) ou FRONTEVAULX ?

 

 Origines Celtiques de Robert D. de CHAVIGNY

 

Tous les anciens géographes Mercator, Jean Blaeu, etc., ont désigné la célèbre abbaye sous le nom de Frontevaulx. Une carte du duché d'Anjou, qui date des dernières années du XVIe siècle (1), adopte cette orthographe.

 

Balderic, abbé de Bourgueil, d'Argentré, dans son histoire de Bretagne, la nomment ainsi. Enfin c'est sous cette forme que ce nom s'est conservé, jusqu'à nos jours, dans le langage populaire.

 

On peut donc considérer comme certain que le nom de Frontevaulx fut bien, jusqu'au XVIIe siècle, celui que le peuple et les savants employèrent pour désigner cette localité.

Ce furent les moines du XIIIe siècle qui, ne comprenant pas ce mot celtique, Front, inventèrent la fontaine miraculeuse et la légende du bandit Evraud.

 Les historiens du XIIe siècles les copièrent, et c'est ainsi que le nom de Font Evraud prévalut.

 

Cette carte gravée par Licimo Guytes, Angevin, n'est pas datée, mais le lieu où se donna la bataille de Moncontour Y est désigné par ces mots: « Prœlium hic commissum quod vulgo Moncontour nomen Elle est donc postérieure à cette bataille (1569).

 

(1)   Que veut dire ce mot celtique Front-vaulx  ,

 

Un vieux Breton, qui habitait autrefois Saumur, l'explique ainsi dans des notes manuscrites qu'il m'a laissées (1). Je vous demande la permission d'en citer quelques lignes :

- Le nom de ce lieu, dit-il, est purement celtique. Il  devait désigner, depuis un temps immémorial, l'endroit  choisi par Robert. La forme véritable et primitive de  ce nom est Front vaux ou Front vaulx.

 Ce nom, sous la forme de Frontval, se retrouve dans  d'autres points de l'ancien territoire Gallique. C'est le val ou les vaulx arrosés par un cours d'eau, en celtique  F'froud ou F'frond, le son ou se changeant fréquemment en on.

 

Une foule d'anciens noms de lieux ont été ainsi altérés et défigurés dans les monuments latins du Moyen- Age les anciennes dénominations étaient devenues  incompréhensibles depuis la disparition des idiomes celtiques, comme par exemple le Louroux que les moines traduisirent par Oratorium ou Laboratorium.

fontevrault Fons Ebraudi La fontaine d Evrault

  Quant au cours d'eau qui arrosait le val, il portait  le nom celtique de Ras-tial ou Has-Stiat. Le nom de  Rets et celui de Ras-Basté rappellent ce nom. (Rhat Statli Yhi est le nom d'une rivière de la Grande-Bretagne).  A l'antique noyau préhistorique même de la noble cité salmurienne au côteau qui domine l'ancien bras de la Loire et qui est percé de grottes dont l'origine, comme habitations, se perd dans la nuit des temps,  apparaît encore aujourd'hui ce nom de Ras, sous celui de Bois-do-Ré, bois du Ras (2).

 De même que celui de Rastiat, nom antique de notre cité Salmurienne.

 

Qui ne verrait même, dans le vieux souvenir du brigand Evraud et de sa tour, la trace de la transformation du culte et des rites druidiques en culte et en rites

 

(l) Une partie de ces notes ont été publiées dans L’Echo Saumurois(l873).

 

(2) Je crains que, dans ce cas, mon savant celtisant ne se soit fort avancé.

Le Bois-Doré appartenait au Roi, d'où son nom de Bois du Roi, Bois-do-Ré.

 

Chrétiens? Robert d'Arbrissel, trouvant cette religion encore  pratiquée dans le vieux Repaire, le vieux gîte (Groall, » Guvâl) au bord de la fontaine sacrée, du F'front, ne le détruisit pas, et convertit le prêtre druidique, Evraud,  qui y résidait.  

 Cette explication de la légende d'Evraud en vaut bien une autre. Elle permet de comprendre une des raisons qui déterminèrent Robert à s'arrêter en ce lieu et à y établir sa colonie de pénitents.

 

Les Apôtres des Gaules choisissaient volontiers les lieux depuis longtemps consacrés par l'usage au culte de la Divinité pour y ériger leurs autels. Ils renversaient l'idole et conservaient le temple, et les populations habituées dès longtemps à honorer la Divinité en ce lieu ne s'apercevaient pas qu'on avait changé de Dieu.

 

Quant à un culte et à un prêtre druidiques, sans doute il n'en existait plus au temps de Robert, mais il est bien probable que des superstitions et des cérémonies, mystérieux souvenirs des cultes anciens, persistaient encore parmi les sauvages habitants de la forêt de Bor.

 Cette raison ne fut sans doute pas la seule qui décida Robert dans son choix.

 

L'aspect des collines arides, couvertes d'ajoncs et de bruyères, qui entouraient l'étroit vallon, devaient rappeler au fils de l'Armorique son pays d'origine. Il ne faut pas oublier que. Robert était Breton et non seulement Breton, mais issu d'une famille de Druides bretons.

  C'est sans doute à cette origine que l'on doit attribuer ses tendances féministes, selon l'heureuse expression de Mlle Peton, notre savant collègue.

 

Son père, Damalioc, et sa mère, O'rgan, appartenaient, l'un et l'autre, à cette mystérieuse caste sacerdotale des Druides. Balderic, le premier panégyriste de Robert, s'étend avec complaisance sur cette noble origine. « Robertus filius ex Presbyteris oriendus ». Et il appelle sa mère « Filia Presbyteri ».

 Or, dans la religion druidique, la femme joue un rôle prédominant.

 

 La Koridgwen, la Vierge Céleste, est plus proche de Dieu, plus semblable à lui que l'homme. La race Celtique reconnaissait chez la femme une supériorité intuitive, quelque chose de plus divin, qui la mettait à même de mieux comprendre les choses du Ciel.

 

Aussi est-ce la Femme, la Vierge, compagne inséparable de Bali (le Feu), créateur primordial de l'univers, qui, dans la religion druidique, est l'éducatrice de la jeunesse.

 C'est pour elle que les Bardes emploient leurs épithètes les plus riches. Pour Elle, la Radieuse, la Brillante, la Resplendissante, la Rosée Céleste. Gwen, l'emblème du Génie divin, de la Science universelle, Gwen l'Educatrice, qui conduit ses disciples, ses marcassins, entendre, sous le pommier, les leçons de Myrddym, le vieux sanglier.

 

Il n'est pas surprenant que Robert, imbu, par un long atavisme, de ces idées, ait confondu la Koridgwen de ses ancêtres avec la Vierge des chrétiens, et qu'il ait, dans la constitution de son institut, attribué à une femme, à une Vierge, ce rôle d'Educatrice, de Directrice de l'Ordre qu'il fonda.

 

En agissant ainsi, il choquait ses contemporains, non seulement à leur point de vue social, mais dans leurs croyances religieuses. Le christianisme romain, religion d'origine Sémite, voyait, chez la femme, cause de la perte du genre humain, un être frappé de la réprobation divine, soumis à un état perpétuel d'infériorité et de soumission.

 

Cette idée, au Moyen-Age, était encore celle de tout le monde et, en donnant la supériorité à la femme, idéalisée sous la figure de la Vierge Marie, on semblait faire acte de paganisme.

 

Aussi se trouva-t-il grand nombre de gens, parmi les laïques aussi bien que parmi les clercs, pour blâmer Robert.

 

Certains évêques et abbés lui reprochèrent ces idées et l'accusèrent d'imprudence en face du danger que cette conduite pouvait faire courir à son bon renom et à la religion qu'il prêchait. (1)

(1) Pour mettre tout le monde d'accord, partisans du Druide avec ceux du bandit, je propose l'étimologie suivante Fronte-vau du latin Fronte vallorum, Frons dans le sens de tête, sommet. Frontevau le sommet de la vallée.

la légende de la fontaine d'évraud

 

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Sa biographie provient essentiellement de la Vita sancti Martini (Vie de saint Martin) écrite en 396-397 par Sulpice-Sévère, récit qui devint aussitôt, et pour de longs siècles, un archétype admiré et souvent imité de l'hagiographie occidentale......
Enlevé par les Tourangeaux qui voulaient en faire leur évêque, Martin fut élu évêque de Tours le 4 Juillet 371
Saint Martin mourut le 8 novembre 397 à Candes, et fut enterré le 11 novembre à Tours. Selon Sulpice Sévére et Grégoire de Tours, Saint Martin serait venu à plusieurs reprises à Candes ou il éleva vers 387, une église dédiée à Saint Maurice, après avoir détruit le temple. Certains historiens placent ce temple gallo-romain à l’emplacement de la collégiale

http://lesportesdutemps.canalblog.com



Histoire et légende de Sainte Radegonde, Reine des Francs et abbesse de Poitiers - PHystorique- Les Portes du Temps

Fondatrice du monastère Sainte-Croix de Poitiers ( Radegonde de Poitiers (Radegundis en latin), née vers 519 en Thuringe, morte le 13 août 587 à Poitiers) Radégonde, dont le nom signifie prudente, circonspecte, et qui justifia si bien ce nom, naquit vers l'an 519 dans le pays de la Thuringe, sur la rive droite du Rhin.

On raconte que, près de Candes, dans la Vallée de la grotte, la reine, se rendant un jour à Saix, s’arrêta pour étancher sa soif. La fontaine depuis lors, aurait gardé la propriété de guérir la fièvre.

Dans sa villa de Saix en Loudunais, Radegonde reçut à plusieurs reprises des lépreux. Ceux-ci s'annonçaient au loin par le signal ordinaire, c'est-à-dire en agitant des crécelles qui avertissaient les personnes du danger qu'ils représentaient.

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Matthieu Paris (en latin, Matthæi Parisiensis, littéralement Mathieu le Parisien1) (v. 1200-1259) était un moine bénédictin anglais, historien, artiste enlumineur, hagiographe, cartographe, sculpteur et encore ouvrier en métal.

 

Au monastère bénédictin de Saint-Albans, il continua l'œuvre historique de Roger de Wendover, la Chronica Majora, en l’élargissant par l’ajout des événements étrangers. Il est connu pour son admiration envers Frédéric II du Saint-Empire, auquel il attribua le surnom de Stupor Mundi (la « Stupeur du monde »).

 

Matthieu Paris résuma sous le titre Historia Anglorum ou Historia Minor de nombreuses et longues chroniques datant de 1067 à 1253. Il fut aussi l’auteur de biographies de saints et de moines, dont une Life of Saint Albans. Il illustra ses ouvrages de sa propre main par de nombreuses enluminures et reste l’un des principaux talents de son époque en Angleterre.