PHystorique- Les Portes du Temps

26 avril 2018

La Gaule d'Antoine à la cour du roi Arthur

la gaule d'Antoine chez Arthur

Antoine de Caunes poursuit son immersion décalée, drolatique. Il (re)découvre les treize nouvelles régions françaises, à sa façon en parcourant les routes de sa Gaule de France.

Bande Annonce "La Gaule d'Antoine" - CANAL+

L'ancien animateur du "Grand Journal" apparaîtra déguisé au cours de cette émission, que ce soit en Claude François, en Aliénor d'Aquitaine, ou même en ….. Rendez-vous en juin sur les terres de Brocéliande.

A 64 ans, le trublion du PAF et quelques décennies dans la boite à images, toi aussi tu n’as pas changé !.

 

 

La Gaule d'Antoine

La Gaule d'Antoine. 77,471 likes · 660 talking about this. Bientôt sur CANAL+

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Le "tour de France un peu spécial" d'Antoine de Caunes

 

 

 Du divertissement CULTUREL

Le tour de France d'Antoine de Caunes - Le Tube du 09/12 – CANAL+

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25 avril 2018

Le 12 juin 1793, Cathelineau fut nommé, à Saumur, général en chef de la grande armée catholique et royale de la Vendée

Le 12 juin, Cathelineau fut nommé, à Saumur, général en chef de la grande armée catholique et royale de la V

Le brave Cathelineau reçut son brevet de général en chef des armées de la Vendée, conçu en ces termes :

Le 12 juin, Cathelineau fut nommé, à Saumur, général en chef de la grande armée catholique et royale de la Vendée

Aujourd’hui , douze juin , mil sept cent quatre-vingt-treize, l’an premier du règne de Louis XVII , nous soussignés, commandant les armées catholiques et royalistes , voulant établir un ordre stable et invariable dans notre armée, nous avons arrêté qu’il sera nommé un Général en chef de qui tout le monde prendrait l’ordre. D’après le scrutin, toutes les voix se sont portées sur M. Cathelineau, qui a commencé la guerre, et à qui nous avons tous voulu donner des marques de notre estime et de notre reconnaissance.

En conséquence, il a été arrêté que M. Cathelineau serait reconnu en qualité de général de l’armée et que tout le monde prendrait l’ordre de lui.

 

Le 12 juin, Cathelineau fut nommé, à Saumur, général en chef de la grande armée catholique et royale de la Vendée

Fait à Saumur, en Conseil, au quartier-général, le dit jour et an que dessus. Signé :

 Lescure, Bernard de Marigny , Stofflet , de Beauvollier (aîné), Delmrgues , de Laugrenière , Delaville-de-Baugé , de La Roche- jaquelein , de Beauvollier ( le Chevalier ) , d'Elbée , Duhoux d’Hauterive , Tonnelet ,

 Desessarts , de Boisy, de Bonchamps.

Quelques autres noms sont illisibles ou ont disparu tout-à-fait, par suite de l’humidité de la cache où fut longtemps enfoui ce précieux brevet, aujourd’hui possédé par la veuve du fils de Cathelineau.

 Le 9 juin 1793, la ville de Saumur est prise d'assaut par les Vendéens. (Guerre de Vendée) <==.... ....==> loi d'anéantissement de la Vendée voté le 1er août 1793 par la Convention nationale, pendant la période appelée « la Terreur »

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24 avril 2018

Château de Saumur, les Ducs d'Anjou cherchent des destriers pour les joutes du Roi René

Roi René château Saumur Ducs d'Anjou (5)

Le roi René d'Anjou souhaitant retrouver les valeurs chevaleresques de la Table ronde, chargea les Ducs d'Anjou de trouver de bons destriers pour les tournois de chevaleries appelés, le Pas de la gueule du Dragon et le Pas de Saumur

 

Roi René château Saumur Ducs d'Anjou (3)

Gentes Dames, Messires, Damoiselles et Damoiseaux, les enchères sont ouvertes

Roi René château Saumur Ducs d'Anjou (4)

 

destrier pour les joutes de René d'Anjou château saumur (4)

Dans la période féodale, l’Anjou a été le berceau de l’équitation en France, et, dans l’Anjou, Saumur a été le foyer des traditions équestres.

Ecurie Capalle le Pas de Saumur

Par sa situation touchant la Bretagne, l’Anjou, la Touraine et le Poitou, Saumur était un point tout désigné pour les luttes de rivalités que les chevaliers soutenaient dans les tournois :

Ecurie Capalle Château de Saumur Ecurie Capalle (1)

La noblesse d’Anjou était devenue redoutable, et chaque seigneur tenait à l’honneur de se mesurer à elle. Ces rencontres constituaient à la fois une école d’équitation et une école de cavalerie militaire.

Ecurie Capalle Château de Saumur Ecurie Capalle (3)

On pratiquait aussi sur le Chardonnet le « jeu de Cannes » importé d’Italie au XIIIe siècle par Richard Cœur de Lion, et dès le X e siècle, les « courses de quintaines », sortes de fêtes équestres, données aux seigneurs par leurs vassaux, quelquefois même imposées par eux.

L'Empire plantagenêt

Henri Plantagenêt est vassal du Roi de France de par ses possessions sur le territoire français : comte d’Anjou, de Touraine, du Maine, Duc de Normandie et d’Aquitaine. ==> Ducs d' Aquitaine et Comtes de Poitou et plus
 

De son mariage, Henri II avec Aliénor, 2 fils : Richard Cœur de Lion et Jean Sans Terre. La présence de la famille est attestée plusieurs fois à Saumur. Henri II y tient sa cour de Noël en 1188, et les Gisants des Plantagenêt se retrouvent dans à l'abbaye de Fontevraud

 

Enfin, c’est à un Angevin, Guillaume de Bellay, que revient l’honneur d’avoir le premier écrit en français un livre sur « la discipline militaire », et un autre sur « les exercices des gens à cheval », véritables ancêtres de nos nombreux règlements (1534)

Revue de cavalerie

 

Ecurie Capalle Château de Saumur Ecurie Capalle (4)

Pas de la Gueule du Dragon destrier pour les joutes de René d'Anjou château saumur

Château Saumur 1446 le Pas de Saumur

 

destrier pour les joutes de René d'Anjou château saumur (2)

 

 

destrier pour les joutes de René d'Anjou château saumur (1)

Ecurie Capalle Château de Saumur Ecurie Capalle (5)

Roi René château Saumur Ducs d'Anjou (2)

le Pas de Saumur René - Ducs d'Anjou

Saumur  <==.... ....==>

 


 

Château de Saumur

Nous contacter Château de Saumur 49400 Saumur Tel : 02 41 40 24 40chateau.musee@ville-saumur.fr Accès Coordonnées GPS : WGS 84 Par route : Autoroute A10, A85 ou E60 Route D347 puis D947 sortie Ville de Saumur Angers - Saumur (A85, N147 ou D952) distance : 55 km (40 à 50 min) Tours - Saumur (A85, N152) distance : 65 km (1h) Bordeaux - Saumur (N147 / N10) distance : 320 km (4h) Par train : Gare de Saumur, liaison par TER vers Nantes, Angers, Tours, Blois, Orléans...

http://www.chateau-saumur.fr

 

 

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Ecurie Capalle, écurie aux portes du Puy du Fou, Eddy, Charlyne et toute l'équipe vous proposent des spectacles équestres à la carte ou clé en main. Pour vos animations,son et lumiére, mariages,banquets,fêtes,pubs,films,concert et manifestations equestres. En Vendée, 85, 44, 49, 79, 17, et toute la France.

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Le trésor des Ducs d'Anjou
Le trésor des Ducs d’Anjou » est une association artistique composée de bénévoles. L’association regroupe plus de 50 bénévoles réunis pour le plaisir commun du spectacle, de l’histoire, de la culture et du divertissement à travers le théâtre, le mime, la danse, la fabrication de décors et d’accessoires mais également à travers la réalisation de costumes d’époque.

https://letresordesducsdanjou.wordpress.com



Service historique de la Défense souhaite la bienvenue à la page facebook de Association du Moulin de l'Arsenal de Rochefort

Service historique de la Défense souhaite la bienvenue à la page facebook de Association du Moulin de l'Arsenal de Rochefort

Nous souhaitons la bienvenue à cette nouvelle page Facebook de l'Association du Moulin de l'Arsenal de Rochefort et soutenons ce beau projet !

 

Le Moulin de L'Arsenal de Rochefort

Le Moulin de L'Arsenal de Rochefort, Rochefort (Charente-Maritime). 111 likes · 119 talking about this. L'AMAR a pour objectif d'ôter la vase qui bloque les formes de radoub, grâce à un moulin...

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Projet reconstruire Le moulin Hubert de l'arsenal de Rochefort pour l' Hermione <==

Le projet du Moulin Hubert from Imagine créations on Vimeo.

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22 avril 2018

Légende des Chevaliers de la Table ronde, l'armée Française descendante des dragons.

Légende des chevaliers de la table ronde - le roi Arthur casque emblème du Dragon (Centre de l'imaginaire Arthurien)Au Moyen Âge, le dragon était considéré comme le symbole de la puissance et de la vaillance, deux qualités qui le rendent quasiment invulnérable. C'est ce qui explique en partie que de nombreux chevaliers l'aient placé dans leurs armoiries.

le Dragon-Casque du Roi Arthur Centre de l'imaginaire Arthurien en forêt de Brocéliande

Dans les récits médiévaux de la légende des Chevaliers de la Table ronde, le roi Arthur était symboliquement un descendant des dragons.

Son casque portait l’emblème d’un dragon et son étendard est orné d'un dragon volant.

« Ce nom lui était venu de ce que Merlin avait prédit son accession à la royauté par le dragon » dit l’Histoire des Rois de Bretagne de Geoffroy de Monmouth, écrite au 12e siècle.

a2e régiment de dragons Fontevraud l'Abbaye - Château Brézé (2)

Nous retrouvons aussi dans l’armée Française ce symbole en lieu de Fontevraud l'Abbaye dont le fondateur est Robert  d'Arbrissel (proche de la Roche aux Fées et la forêt de Brocéliande)

 

2e régiment de dragons Fontevraud l'Abbaye - Château Brézé (1)

Au XVIe siècle, un corps de troupe adopta un dragon sur son étendard. C'est sans doute pour cette raison que le terme dragon a été utilisé pour désigner le soldat de cette troupe.

2e régiment de dragons Fontevraud l'Abbaye - Château Brézé (3)

 

Le 2e régiment de dragons  est le plus ancien régiment de la cavalerie française.

Au 1er janvier 1791, les régiments sont renommés par ordre d'ancienneté, Condé-Dragons reçoit le numéro 2  et devient le 2e Régiment de Dragons.

2e régiment de dragons Fontevraud l'Abbaye (10)

On peut en effet établir de manière certaine sa filiation directe en tant que régiment jusqu’en 1635 et en tant que corps de cavalerie jusqu’en 1556.

2e régiment de dragons Fontevraud l'Abbaye (9)

Implanté au cœur de la vallée de la Loire à 15km de Saumur et à 3km de l’abbaye royale de Fontevraud, le 2e régiment de dragons se situe à 2h30 de Paris et à 50mm de Tours et Angers.

2e régiment de dragons Fontevraud l'Abbaye (1)

 


 ==> Mélusine Mythe et Légende du Dragon ( Poitou donjon Niort – Claudine Glot, Centre Arthurien Comper)

==> Fons-Ebraldi - Robert d'Arbrissel et La légende du bandit Evraud (Fontevraud)

==> Anniversaire des 30 ans du Centre Arthurien au château de Comper, à Concoret

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Tournoi des Dragons Gaels à Niort ( Fédération de Football Gaélique en France )

Tournoi des Dragons Gaels - Fédération de Football Gaélique en France (2)

Nouveau tournoi, nouvelles couleurs 2018 Organisé par le club de football gaélique de Niort, les Niort Gaels

Tournoi des Dragons Gaels - Fédération de Football Gaélique en France (1)

les Dragons Gaels niortais, sont champions de France de D2 de football gaélique en 2017.

Découverte du football gaélique

Cette manche majeure du championnat de France regroupera plus d'une quinzaine d'équipe féminines et masculine de toute la France. (21 / 22 avril au Stade Espinassou)

Tournoi des Dragons Gaels - Fédération de Football Gaélique en France (3)

Un vent du Connemara soufle sur Niort, c'est l'occasion de découvrir ou redécouvrir ce sport atypique, sport national Irlandais.

Tournoi des Dragons Gaels - Fédération de Football Gaélique en France (4)

Le football gaélique (Peil, Peil Ghaelach ou Caid en irlandais) est le sport le plus populaire d'Irlande. Si le jeu ressemble à un mélange de rugby à XV et de football, il est moins violent que ces derniers, puisque le plaquage et le tacle sont interdits. Les règles sont simples et offrent plus de liberté à l'équipe qui attaque. (wiki)

Tournoi des Dragons Gaels - Fédération de Football Gaélique en France (5)

Football Gaélique en France @FootballGaélique https://www.facebook.com/FootballGaelique/

Paris Gaels GAA @ParisGaelsgaa https://www.facebook.com/parisgaelsgaa/

Tournoi des Dragons Gaels - Fédération de Football Gaélique en France (6)

Bordeaux Gaelic Football @BordeauxGaelicFootbal https://www.facebook.com/BordeauxGaelicFootball/


Anjou Gaels - Angers Gaelic Football 49 @gaf49 https://www.facebook.com/gaf49/

Tournoi des Dragons Gaels - Fédération de Football Gaélique en France (7)

Nantes Don Bosco Football Gaélique @NantesGAA https://www.facebook.com/NantesGAA/


Rennes Gaa @Rennes.Gaa https://www.facebook.com/rennes.gaa/

Tournoi des Dragons Gaels - Fédération de Football Gaélique en France (8)

Lugdunum CLG - football gaélique Lyon @LugdunumCLG https://www.facebook.com/lugdunumCLG


Vannes Football Gaélique @gwenedvannesFG https://www.facebook.com/gwenedvannesFG/


Clermont Gaelic Football Club - GAA @ClermontGaelicFootballClub https://www.facebook.com/ClermontGaelicFootballClub/

Tournoi des Dragons Gaels - Fédération de Football Gaélique en France (9)

Football Gaélique : Lorient - Rennes (Féminines)

 


 

La légende du Chevalier et du dragon dans le Marais Poitevin, (Loch Ness du Poitou)  <==

21 avril 2018

Mélusine Mythe et Légende du Dragon ( Poitou donjon Niort – Claudine Glot, Centre Arthurien Comper)

Mélusine qui se change entièrement en serpent géant, ou en dragon Donjon Niort

Jean d’Arras, secrétaire du duc de Berri, à receuillit en 1387 les traditions populaires sur Mélusine, par l’ordre de Charles V, pour l’amusement de la duchesse de Bar, sœur du roi, Lusignan fut la dernière forteresse que les Anglais possédèrent dans le Poitou ;

Donjon Niort Poitou et ses légendes - la fée Mélusine (2)

après la victoire que Duguesclin remporta sur eux à Chizé, et la prise de Niort qui en fut la suite, les Anglais furent obligés de rendre Lusignan, dont la plus grande partie de la garnison avait péri au combat de Chizé :

Donjon Niort Poitou et ses légendes - la fée Mélusine (1)

le Poitou et toutes les provinces cédées à l’Angleterre par le désastreux traité de Brétigny furent délivrées. Ce fut pour célébrer la reddition de la dernière forteresse qui avait servi de point d’appui aux Anglais, que Jean d’Arras composa le roman de Mélusine, que la tradition donnait pour fondatrice à Lusignan.

Le Dragon rouge, ou l'Art de conjurer les esprits, démontré (Éd.1898)  de T. de Robville (Auteur)

Mélusine qui se change entièrement en serpent géant, ou en dragon (1)

Aussi célèbre que Viviane et Morgane, la fée Mélusine est l'une des grandes enchanteresses du Moyen-Age. Mais à la différence de ses deux consoeurs, elle n'appartient pas à l'univers arthurien.

30 ans de légendes au Centre de l'Imaginaire Arthurien (2)

Issue de la culture populaire, Mélusine est une fée du Poitou, associée à la famille des Lusignan. Elle reste l'une des créatures fabuleuses les plus touchantes de la culture médiévale.

a30 ans de légendes au Centre de l'Imaginaire Arthurien (1)

Qu'elle déploie sa nature féérique comme une énigme absolue ou qu'elle se révèle en femme amoureuse et fragile, Mélusine à le rayonnement d'un mythe universel.

Claudine Glot la Dame aux Fées - 30 ans de légendes au Centre de l'Imaginaire Arthurien

(Claudine Glot, la Dame aux Fées - 30 ans de légendes au Centre de l'Imaginaire Arthurien)

Mélusine qui se change entièrement en serpent géant, ou en dragon

Mélusine - Fée, femme, dragon. Claudine Glot éditions Ouest France

 

La légende du Chevalier et du dragon dans le Marais Poitevin, (Loch Ness du Poitou)  <==

Claudine Glot, Arthur, Sa légende et Comper (Guide secret de Brocéliande) <==

Légende des Chevaliers de la Table ronde, l'armée Française descendante des dragons. <==

20 avril 2018

La légende du Chevalier et du dragon dans le Marais Poitevin, (Loch Ness du Poitou)

La légende du Chevalier et du dragon dans le Marais Poitevin

La légende commença au cœur de l’Aunis Marais Poitevin, pays des Plantagenet et de Mélusine.

La première personne qui raconte avoir vu un monstre dans les marais du Picton était un moine,  la légende parle d'un monstre de 4 ou 5 mètres de long et aurait englouti un Maraîchin et son troupeau tel un Gargantua.

Nessie Marais Poitevin lédgende du Dragon et du Chevalier

Dans le Poitou, ce récit est connu bien avant la naissance de la légende de Mélusine. Pour certains, le « Nessie »  serait le dernier survivant des plésiosaures, ces grands vertébrés aquatiques contemporains des dinosaures. Pour d’autres, le monstre ressemblerait à un gros serpent ailé.

La légende du Chevalier et du dragon dans le Marais Poitevin, (Loch Ness du Poitou) (2)

Cependant, plusieurs observateurs responsables et respectables ont été absolument convaincus d’avoir vu une énorme créature. Il n’existe aucune preuve ou trace concluante suggérant que le monstre fut réel, juste une légende du Moyen-Age, mais lors de l’agrandissement de la Ville de Niort, autour du donjon, la découverte du Tombeau dit du Dragon a relancée la légende.

la légende du chevalier et du dragon

La légende rapporte qu’en ce temps-là, chassé des marais par des seigneurs et leurs Colliberts,  le monstre était venu trouver refuge dans les vastes souterrains obscurs de Niort.

La légende du Chevalier et du dragon dans le Marais Poitevin, (Loch Ness du Poitou) (3)

À cette époque, le Marais s’étendait encore jusqu’au bourg de Ribray, et les abords de la Porte Saint-Jean étaient couverts de joncs et de plantes aquatiques.

Pendant trois mois, le « Serpe », sema la terreur  dans la région de Niort.  Il en sortait, aussi bien de jour que la nuit et terrorisait la ville. Il se faufilait dans les rues, les jardins et les maisons, à la recherche de nourriture, de la chair tendre des petits enfants, des femmes et des hommes qu’il dévorait d’une seule bouchée.

Dragon Niort légende Poitou (2)

Du paysan aux preux chevaliers au courage légendaire, le dragon se jouait des pièges qu’on lui tendait, personne n’osait l’affronter en raison de sa puissance. Il avait plusieurs fois mis en fuite des bandes d’hommes armés venus le combattre.

Un jour, un soldat nommé Allonneau condamné à mort pour désertion, implora sa grâce en offrant de tuer le monstre.

Armé d’un casque d’acier, d’une lance et d’un poignard, le petit soldat se rendit près de la porte Saint-Jean, devant l’antre du monstre.

La légende du Chevalier et du dragon dans le Marais Poitevin, (Loch Ness du Poitou) (1)

Le combat fit rage, mais d’un geste agile, il réussit à lui plonger son couteau dans la gorge du dragon qui s’écroula en vomissant des flots de sang et se débattit en tordant sa longue queue.

Plein de fierté, le soldat crut la partie gagnée, ôta son casque mais hélas, dans un ultime soubresaut, le dragon lui crache du venin au visage.

Le petit soldat et le dragon poussèrent alors ensemble leur dernier soupir.

Le corps du monstre fut placé sur une charrette et promené dans toute la ville.

aDragon Niort légende Poitou (3)

Au soldat, en reconnaissance de son sacrifice, un tombeau fut érigé dans le cimetière de l'hôpital général.

Il fut l'objet d'une grande vénération de la part des Niortais pendant de longues années. Un soldat couvert d'une armure était représenté sur la pierre de sa tombe. Le serpent avec ses ailes qui se dressait en tordant sa queue, était gravé à ses côtés.

C’est la version la plus populaire de la légende du Dragon de Niort. Une version, fait état, non plus d’un soldat mais d’un chevalier.

Ce tombeau se trouvait dans l’ancien cimetière de Notre Dame de Niort, il s’y trouvait encore vers 1792, lors de destruction du cimetière.

Une pierre tombale existe bien. Elle est entreposée au musée d’Agesci après avoir été exposée, il y a quelques années, au Pilori.

Après la vente de ce cimetière en l'an X, des constructions s'élevèrent de toutes parts. La pointe du carrefour restait seule libre, on y bâtit en ce moment une maison (1895). Les fouilles faites à cette occasion ont permis de constater la présence de quatre couches de sépultures, les plus profondes creusées dans le tuf, celles qui leur succèdent entourées de pierres posées de champ, au-dessus des auges, - finalement une pierre à chevalets cruciforme, décorée d'une croix en relief, portant un millésime du commencement du XVIIe siècle.

On a trouvé, en un mot, sur cet étroit espace, toutes les formes d'inhumation observées par l'abbé Taury autour de Notre-Dame, à part les sépultures entourées de murs.

Ce que nous avons vu suffit amplement pour faire remonter au XVe siècle sinon au-delà, la création du cimetière de la Porte St-Jean.

-La pierre prismatique portant d'un côté l'effigie d'un chevalier et de l'autre celle d'un dragon ailé, recueillie par le musée de la Société de Statistique après une longue odyssée, provient de ce cimetière où d'Orfeuille la vit en place en 1788.

En 1792, il retrouva la tombe roulée à quelques pas de la fosse qu'elle recouvrait à l'origine, le 16 fructidor an VI, elle était encore dans le cimetière (2), bien que l'administration municipale eut prescrit, dès l'an II, l'utilisation des pierres tumulaires des anciens lieux de sépulture.

 

(1) On remarquera qu'à l'époque où le plan C fut levé, la clôture du cimetière extérieur de N.-D., renversée pour donner une largeur suffisante à la route Saint- Jean nouvellement créée, n'avait point encore été rétablie.

(2) Dissertation sur l'existence des dragons présentée à l'administration centrale du département des D.-S. à la séance du 16 fructidor, an vi, par le citoyen C. L. M. Dorfeuille. St-Maixent, F. Laîné, an vu, avec. pl. Avertissement IX, XI, 25, note 4.

 

Une lettre de Dorfeuille dans le Bulletin du département des Deux Sèvres, du 20 germinal an VI, 9 avril 1798, n° 53, p. 417, ouvre la longue série des articles consacrés au tombeau au Dragon.

L'auteur l'attribue à Guillaume de Beauchamp, mort en 1589, avec le monstre dont il délivra ses concitoyens. Il lui faut de grands efforts de mémoire pour rétablir en partie l'unique ou double inscription, dégradée par les soldats soignés à l'hôpital militaire.

Dans sa Dissertation présentée en l'an VI à l'administration centrale du département et publiée l'année suivante, il hésite entre Guillaume de Beauchamp et Jacques Allonneau, mort en 1692.

Le nom du soldat en langue latine, se trouvait, dit-il, sur l'un des côtés de la pierre avec ces mots :

Homo occubuit serpentis veneno

(l'homme a péri par le venin du serpent)

relatant les tristes conséquences de sa lutte contre le Dragon.

La légende du Chevalier et du dragon Pierre_Tombale_Dragon

Il y avait enfin à l'un des bouts :

Siste viator

Rem habes paucis Hi periere simul

(arrête-toi voyageur, voici le fait en peu de mots : ils ont péri ensemble).

François Mazure donna en l'an IX une critique de l'article du Bulletin et de la Dissertation. Cette fois il- n'est parlé que d'une seule inscription, lue par lui sur le tombeau en 1792, c'est celle qui précède, elle se serait terminée ainsi :

Jacobus Allonneau 1692 (1).

(1) Journal Officiel dit département des Deux-Sévres, 10 pluviôse an IX, n° 26, p. 207.

 

Par suite, le nom du soldat se serait trouvé à l'un des bouts et non sur l'un des côtés. Tous ces détails gagneraient singulièrement en précision si l'un ou l'autre eut pris copie (1).

M. l'abbé Alfred Largeault a publié (2) une note trouvée dans les archives de la Société de Statistique qui donne encore l'année 1589.

Guillemeau oncle, avait finalement fait transporter le tombeau à son moulin des Loups, vendu plus tard par ses héritiers à M. de Savignac, ancien directeur de la Poste à Niort.

En 1834, la pierre abandonnée aux caprices des fermiers, servait à attacher une barrière et pour l'adapter à cet emploi, on en avait retaillé le bout correspondant aux pieds. Ce fut dans cet état pitoyable que cet ancien tombeau entra au musée de la Société de Statistique peu après sa fondation (3).

L'archéologue comédien Beaumesnil, associé et peu consciencieux pensionnaire de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, avait visité le Poitou en 1747 et en 1780 ; les notes et les dessins relevés dans cette province ont été données à la bibliothèque municipale de Poitiers.

Beaumesnil était venu à Niort. M. l'abbé Alfred

(1) Guillemeau oncle, médecin en chef de l'hôpital, avait fait transporter cette pierre sous des saules dans un petit jardin qui lui appartenait sur les bords de la Sèvre. Mazure dit qu'elle s'y trouvait encore en pluviôse, an IX. Ce jardin minuscule est aujourd'hui compris dans l'enclos du pré Jamonneau.

(2) Bull. de la Soc. de Stat. 4-6, 1885, p. 55.

(3) H. de Ste-Hermine. Combat entre un dragon ailé et un soldat. Revue de- l’Ouest Niort, Robin. 1834, avec grav. reprod. dans l'Histoire de Niort de L. Favre, 334-35-

La bibliographie du dragon de Niort ne nous a pas paru rentrer dans le cadre de notre travail. Nous citerons seulement : Jouyneau-Desloges. Lettre à Eloi johanneau, secrétaire perpétuel de l'académie celtique, sur le dragon de Poitiers, appelé la Grand Gueule et celui de Niort. Mèm. de l'Académie Celtique, n° I du t. v, de la suscription XIIIe de la collection, p. 51 (1810).

Eloi Johanneau. Notice sur le monument et la fable du Dragon de Niort, extr. d'une dissertation de M. d'Orfeuille sur l'existence des Dragons. Mém. De l’acad. Celtique, ibidem, p. l3I.

Cfr. Eusèbe Salverte. Des dragons et serpents monstrueux. Rev. encyclopéd.

XXX, 20 mai 1826.

 

Largeault a retrouvé à la bibliothèque de Poitiers (1) trois dessins relatifs au tombeau du cimetière de l'hôpital, le premier donne l'ensemble du monument et deux inscriptions, le second le soldat, le troisième le dragon.

(i) Catalogue aes manuscrits de la bibl. publ. de Poitiers, de M. Aug. Lièvre, in-81. Paris, Plon, 1894, n° 547, fol. 26, v. 12/20 centim.

 

Les_cimetières_de_Niort légende du chavalier au dragon

Nous avons fait reproduire le tout par la photogravure. D'après Beaumesnil, le tombeau avait la forme d'un coffre fermé sur toutes ses faces.

Le couvercle à deux pentes dont l'une offrait l'effigie du chevalier (à droite) et l'autre, celle du dragon (à gauche) portait ces mots sur l'une de ses faces transversales (du côté des pieds) :

SISTE VIATOR

 REM HABES PAVCIS

HI PERIERE SIMVL

Beaumesnil a écrit en regard dans un écusson : 6 pieds 3 pouces de long, 2 pieds 3 pouces de haut, 2 pieds 8 pouces de large.

Enfin la principale inscription se lisait, dit-il, sur l'une des grandes faces verticales du monument (du côté du chevalier) elle était ainsi conçue :

IN PERPETVAM FACTI MEMORIAM

ROSVERVNT COALVMNI SODALITATIS DIVI NICOLAI DE BELLO

CAMPO IACOB ALLONNEAV D. DVPLESSY IN SVPREMA CVRIA

PATRONI EIDEM SODALITII PRAEFECTI, ANNO 1680

- Et au-dessous sur la plinthe du socle :

PETRO ALLONNEAU ET ANDREA ROVILLE CONVICTORIBVS

Comme on le voit, tout nom de défunt fait entièrement défaut.

Le personnage cuirassé a les bras et les jambes capitonnés comme un étudiant allemand armé pour le duel, et porte une épée aussi courte qu'une main gauche ; il semble vêtu de deux tuniques, la supérieure, en cuir sans doute, descend à mi-cuisse ; ses cheveux tombent sur ses épaules, un mufle d'animal lui sert de casque.

 

Nous ne dirons rien du monstre, si ce n'est que sa tête est tournée vers l'image du chevalier. -

La légende du Chevalier et du dragon dans le Marais Poitevin (2)

Ces deux derniers dessins sont accolés. Beaumesnil a écrit en marge : « Dessin du susdit tombeau lequel est fait en dos d'asne et d'un relief peu saillant.

Les gens de Niort appellent ce tombeau le tombeau de la Serpe.

« Ce qui fit mourir ce soldat qui étoit un criminel, fut de ce qu'il ôta son habillement de tête aussitôt après avoir tué le serpent dont la vigueur du venin le fit trépasser sur le champ. On tient que cet habillement de tête étoit un globe de verre que la force du poison fit casser.

« La tradition est que du côté du serpent était l'inscription de l'épopée et de l'année, mais on n'en peut rien dire vu que la pierre y manque toute. »

Si l'on en juge par ce qu'il reste du couvercle conservé au musée lapidaire de l'hôtel-de-ville, le dessin de Beaumesnil laisse beaucoup à désirer au point de vue architectural. Les trois observateurs ont lu : Siste viator etc,

Reste l'inscription relevée par Beaumesnil seul. Elle semble fort exacte. Nous verrons bientôt que la confrérie de St-Nicolas de Beauchamp n'est point un mythe, de même pouvons-nous affirmer que le chèvecier Jacques Allonneau seigneur du Plessis, avocat, a réellement existé (1), Pierre Allonneau était son frère (2). Enfin d'après l'Armorial d'Alfred Bonneau (3), André Rouillé, autre associé de la confrérie, était pair de la commune en 1675.

(1) Jacques Allonneau mourut le 24 juillet 1695. Marie Racapé, sa veuve, se remaria avec l.ouis Gabriault. Il était fils d'autre Jacques Allonneau, procureur au siège royal, et d'Anne Clemanson. Voy. D. Piet-Lataudrie. Papier mémorial de la famille Bastard. Mém. de la Soc. de Stat. 3e sèrie, t. IV. Le nom de Jacques Allonneau avait été lu tant bien que mal par d'Orfeuille et Mazure.

(2) Ibidem, p. 7.

(3) Mém. de la Soc. de Stat. 2e série, t. v. II3

 

Dragon Niort légende Poitou (4)

Il est difficile d'admettre que ces noms aient été inventés à plaisir.

Reste le fait dont on a voulu éterniser la mémoire. Nous ne saurions croire à l'aventure du condamné combattant un dragon pour échapper à la mort, vainqueur, puis fatalement atteint par le monstre expirant; quoi qu'en ait dit d'Orfeuille et beaucoup d'autres avant lui, il n'y eut jamais d'êtres pareils au monde, au moins depuis les dernières convulsions géologiques. Il ne saurait même s'agir d'un gros serpent échappé de quelque ménagerie, ces animaux n'ayant point de venin.

Ainsi la légende est fausse de tous points.

D'autres ont parlé d'un duel funeste aux deux adversaires déposés dans le même tombeau.

L'un de ces soldats que les dragonnades rendirent tristement célèbres au XVIIe siècles aurait pris part à la lutte et ainsi s'expliquerait l'effigie symbolique du dragon.

Pour bien des raisons, cette hypothèse nous semble singulièrement hasardée. On a vu que le tombeau était manifestement trop étroit pour recouvrir deux cadavres, enfin au XVIIe siècle surtout, on ne recevait guère les duellistes en terre sainte.

Beaucoup de familles nobles portaient un dragon dans leurs armes. Sur le couvercle du sépulcre du cimetière de l'hôpital, le dragon ne représenterait-il point la principale pièce du blason du chevalier dont l'effigie lui est adossée ?

Il est certain qu'en bien des lieux, des légendes fort analogues à la nôtre, n'ont d'autre origine que la présence du monstre sur un écu.

Enfin ces mots, HI PERIERE SIMVL, pourraient s'expliquer par la restauration au XVIIe siècle d'un tombeau beaucoup plus ancien. Il est fort probable qu'alors la légende existait déjà, la confrérie de St-Nicolas de Beauchamp n'aurait eu d'autre tort que de l'accepter comme un évènement réel (1).

Resterait à savoir pour quelle cause elle se chargea de cette restauration, peut-être était-elle chargée de l'entretien du tombeau ?

Il y eut antérieurement à la révolution un grand nombre de confréries de St-Nicolas, dites aussi du Cibavit, desservies dans les églises.

Celle de N.-D. de Niort est encore indiquée dans le pouillé de Michel Vincent Chévrier (1782) ; on perd un peu plus tôt la trace de la confraternité de St-Nicolas de Beauchamp dont le siège était à St-André. Nous reproduisons en note un acte de réception prouvant son existence en 1655 (2). Peut-être se fusionna-t-elle plus tard avec celle de Notre Dame.

L'usure de la pierre par le salpêtre ne permit ni à d'Orfeuille, ni à Mazure de lire complètement la grande inscription reproduite par Beaumesnil. L'un et l'autre disent avoir relevé l'année 1692, faudrait-il en conclure que sur ce point le comédien souvent peu exact, se serait trompé ?

 

(1) Dans le recueil de Beaumesnil le dessin de la Grand'Goule de Poitiers précède immédiatement celui du tombeau au dragon du cimetière de l'hôpital de Niort. Beaumesnil a écrit au-dessus :

« Bête appelée la grande goule que l'on promène à Poitiers à la procession de toutes les paroisses, la semaine des rogations ; qui a, dit-on, dévorée (sic plusieurs religieuses et quantité de prisoniers (sic), on en attribue la deffaite à un saint-évêque de Poitiers. ) »

On lit enfin à droite du dessin de la grand'goule :

« Il y a à Niort hors la porte St-Jean en un cimetière un tombeau de pierre dont l'histoire est fort approchante de celle de la grande goule, la voir à la suite ».

(2) Parch. rogné, cab. de M. Ch. CuviIlier.

« Aujourd'huy l'unziesme May mil six centz cinquante cinq jour de la vigille de la feste de la pentecoste l'office de Vespres dicte en l'église de Monsieur Saint- André en cette ville de Niort, a esté receu confrère de la (confrérie) des clercqs Monsieur Saint Nicolas de Beauchamps deservie en lad. église André Albert filz de... Albert l'un des confrères de lad. confrairie en présence et du consentement de plusieurs confrères y... ns moyennant que le dit Albert a fait le sermant au cas requis et promis paier son entrée et... ne en ladite confrairie ce qu'il a présentemant fait ès mains de Anthoine Gellé le jeune l'un des bastonniers recepveur de la d. confrairie. La dite reception faite par Louis Migault escuier sieur des Fontenelles chevecier de la dite confrairie.

Signatures de Migault chevessier, Raccappé bastonnier, Gellé bastonnier, Dugué confrère et secrétaire de la d. confrairie, Faudry, Minault, Pastureau, Couraud, Albert.

 

Jacques ou Jacobus Allonneau, comme on l'a vu, n'était pas une mauvaise lecture. D'Orfeuille avait, avec autant de raison, déchiffré de bello carnpo, Guillaume ne peut être dû qu'à une erreur de mémoire, car on ne voit pas comment le saint de la confrérie a pu fournir ce prénom, on s'expliquerait mieux l'invention d'un Nicolas de Beauchamp.

G. Legouvé Les cimetières de Niort

 

Pourquoi y a t-il quatre sculptures de dragons dans le centre-ville de Niort
Ces sculptures sont devenus au fil des ans l'un des symboles de la ville. C'est la légende du Soldat et du Dragon qui est à l'origine de cette implantation.

aDragon Niort légende Poitou (6)

l'Écossais sir John Lauder de Fountainhall, qui vécut à Poitiers entre juillet 1665 et 1666, pour y apprendre la langue française et le droit, rapporte aussi  cette légende dans son journal de voyage, mais en présentant la Grand'Goule comme un crocodile.

Plus particulièrement, il affirme que l'histoire est celle d'un crocodile empaillé visible à l'époque au Palais des comtes du Poitou : « Là est attachée à une muraille avec des chaînes de fer la carapace d'un hideux crocodile ; bien qu'elle soit infiniment réduite (il y a des centaines d'années que la bête a été tuée), elle est monstrueusement grande, avec une gueule énorme. Elle fut trouvée, dit-on, dans une de leurs prisons que je vis également. Un jour, des prisonniers y furent jetés pour quelques fautes. Le lendemain, on vint pour les voir ; on n’en trouva aucun, tous avaient été mangés, engloutis par la bête. On ne savait comment venir à bout de ce terrible animal, aucun homme n’osant essayer de le tuer. Alors on promit la vie sauve à un condamné à mort, à la condition qu’il le tuerait. Celui-ci vint donc à la prison avec un pistolet bien chargé, et comme le crocodile, vraisemblablement excité par la faim, s’avançait furieux pour le dévorer, il lui tira son coup de pistolet sur une tache blanche de la poitrine ou il est moins armé d’écailles que partout ailleurs ; il le tua et eut la vie sauve ».

Le drapeau du pays de Galles

Le drapeau du pays de Galles s'appelle le Dragon rouge (Y Ddraig Goch en gallois, Red Dragon en anglais). C'est un dragon rouge sur un fond blanc et vert. Le drapeau est officiel depuis 1959, mais le dragon rouge est lié au pays de Galles depuis des siècles.

L’évêque et historien Geoffrey de Monmouth a écrit que le dragon était lié aux légendes arthuriennes et notamment à Pendragon

L’évêque et historien Geoffrey de Monmouth a écrit que le dragon était lié aux légendes arthuriennes et notamment à Pendragon – le père du Roi Arthur – dont le nom veut dire « Tête de Dragon ». Il raconte aussi la prophétie selon laquelle Merlin se serait battu avec des dragons rouges et blancs symbolisant la lutte entre les gallois (représentés par le dragon rouge) et les anglais (représentés par le dragon blanc).

logo

Passons maintenant au club fondé en février 2011 par Gaëtan Bigouret, Mide O’Sullivan et Franck Leray :  Niort Gaels. Le Dragon : Niort - Fédération de Football Gaélique en France.

Ce sport est le plus populaire d’Irlande,  le premier match officiel a été joué en 1712.

C’est le symbole de la ville deux-sévrienne. Plusieurs légendes sont connues, et le dragon est commun à toutes ces légendes, calomnie monstrueuse terrorisant les populations du marais. La plus populaire date du XVIIe siècle, c’est celle d’un jeune soldat qui demande son amnistie contre une promesse de terrassement de ce fléau. La bête et le soldat moururent en même temps.

Le Gris : Si aujourd’hui la ville est dominée par le secteur tertiaire, Niort fut marquée autrefois par un passé industriel non négligeable, avec ses usines de chamoiseries, le gris étant la couleur de la fumée…

Le Rouge : Le rouge est en rapport aussi avec l’emblème du club. C’est bien évidemment la couleur du feu jadis craché par les dragons. Mais il faut aussi savoir que les usines de chamoiseries avaient comme clients les cavaliers de l’armée. Ces cavaliers étaient regroupés dans des régiments de Dragons. Les pantalons que la ville fournissait aux régiments de Dragon étaient rouges.

La croix  : On y distingue la croix celtique, fort symbole des cultures Irlandaises et celtiques, ainsi que le Dragon du Marais.

Le club devient le treizième à voir le jour en France, propageant la fièvre gaélique en Poitou.

==> Mélusine Mythe et Légende du Dragon ( Poitou donjon Niort – Claudine Glot, Centre Arthurien Comper)

 


 ==> Tournoi des Dragons Gaels à Niort ( Fédération de Football Gaélique en France )

 

Un vent d'Irlande va souffler sur le Niortais

Le 22 avril 2017 se déroulera une manche majeure du championnat fédéral de Football Gaélique à Niort au stade Espinassou. Ce n'est pas la première fois que les Niorts Gaels, club de football gaélique Niortais fondé en 2011, organisent un tournoi de football gaélique dans la ville de Niort mais cette année sera certainement le plus gros rassemblement de joueurs et joueuses venus de tout l'hexagone.

http://www.niortgaa.com

 

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Les blasons du Donjon de Niort (1204 charte de bourgeoisie d'Aliénor d'Aquitaine - Ville de Niort)

Blason de la famille d' Aquitaine Aliénor d' Aquitaine Guillaume d' Aquitaine Donjon Niort (2)

Blason de la famille d' Aquitaine      Aliénor d' Aquitaine (1122 - 1204) -     Guillaume d' Aquitaine (1071 - 1126)

==> Ducs d' Aquitaine et Comtes de Poitou

 

de gueules au léopard d'or armé et lampassé d'azur

Blason de la famille d' Aquitaine Aliénor d' Aquitaine Guillaume d' Aquitaine Donjon Niort (1)

 

Aliénor d'Aquitaine confirmant la charte aux bougeois de Niort Donjon Charles Fouqueray

Aliénor d'Aquitaine confirmant la charte aux bougeois de Niort Donjon Charles Fouqueray

 

Après la mort de Henri et de son deuxième fils, Richard –Cœur-de-Lion, Eléonore, étant rentrée dans ses biens patrimoniaux de la Guienne et du Poitou (1199), les Niortais, dont elle était adorée, saluèrent son retour avec enthousiasme.

Cette même année, Eléonore data du château de Niort deux chartes en faveur de Poitiers, et une autre charte de commune qu’elle accorda aux habitants de la Rochelle.

En 1204, année de sa mort, selon le calendrier d’Aquitaine, et 1203, selon le calendrier de France, la duchesse-reine voulant récompenser les Niortais de tous les témoignages d’affection qu’elle en avait reçus, leur octroya des privilèges de franche commune, par une charte datée de l’abbaye de Fontevrault.

Ce diplôme ne fut, d’ailleurs, que la confirmation, que l’extension d’une charte de bourgeoisie possédée par eux, antérieurement à l’année 1204 :

Aliénor,Dei gracià, regina angliae, ducisia Nomaniae et Aquitaniae, consessimus ut burgenses nostri de Niorto faciant et habeant communiam in villà suà de Niorto, cul olnibus liberlatibus et liberis consuetudinibus suis ad communiam suam pertinentibus.

Sous le régime de bourgeoisie, les Niortais étaient gouvernés, quoique libres, par un prévôt, comme du temps des Romains ; sous celui de France-commune, ils eurent le droit de n’être gouvernés, au civil et au criminel, que par des magistrats de leur choix.

La charte d’Eléonore existe encore aujourd’hui dans les archives de la marie de Niort ; son portrait, suspendu dans une salle de l’hôtel de ville, en avant de tous ceux des rois de France et des princes du sang de la troisième race, y est demeuré jusqu’à la révolution de 1789, et le corps municipal n’a cessé de payer qu’à cette époque, au curé de la paroisse de Saint-André, une rente de trois livres d’argent, appelée le legs de la reine Aliénor.

Les Niortais, reconnaissants, conservèrent, du reste, au fils de leur souveraine, Jean-Sans-Terre, une fidélité inébranlable. Philippe-Auguste essaya vainement de les séduire en confirmant et augmentant leurs privilèges.

Ce ne fut qu’en 1224, le 15 juillet, sous le règne de Louis VIII, lorsque ce prince, pour punir Henri III d’Angleterre de n’être point lui rendre hommage en personne, eut confisqué tous ses fiefs du continent, que Niort, ou commandait Savary de Mauléon, sénéchal d’Aquitaine, ouvrit ses portes au roi de France, après un siège de plus de quarante jours.

Histoire des villes de France,Par Aristide M. Guilbert

blason de niort

 

 

Le Blason de la Ville de Niort

 

D'azur semé de fleurs de lis d'or, à la tour d'argent sommé d'une autre tour du même, brochant sur le tout crénelée, maçonnée et ajourée de sable, posée sur une rivière aussi d'argent, mouvant de la pointe.

 

Blason de la famille d' Aquitaine Aliénor d' Aquitaine Guillaume d' Aquitaine Donjon Niort (3)

 

Ornements extérieurs

L'écu est timbré d'un heaume d'argent rehaussé d'or, taré de face, grilleté de sept pièces, retenant par un bourrelet des lambrequins aux couleurs de France, cimé de 3 plumes d'autruche d'argent. Il est tenu par 2 sauvages regardant d'arent, leurs cheveux et leur ceinture de feuillage d'or, tenant chacun une massue du même, celui de dextre en pal le long de son flanc dextre, le bras senestre reposant plié sur l'écu, celui de senestre la massue sur l'épaule senestre brochant sur les lambrequins, le bras dextre reposant plié sur l'écu. Le tout posé sur des rinceaux d'or et d'argent aux retroussis d'azur.

 La ville de Niort fut construite au VI e siècle lorsque la mer laissa à sec le marais poitevin. Aucun sceau de la ville n'est parvenu jusqu'à nous. Dans sa sigillographie du Poitou, M. Eygun cite un sceau de baillage du XVe siècle, mais qui n'est pas aux armes de la ville. Sur l'origine du semé de fleurs de lis, les historiens donnent des avis différents. Ce semé de lis serait celui que portait en parti des ses armes, Jean duc de Berry, comte de Poitiers, frère de Saint-Louis.

Plus tardivement en 1372, les bourgeois de Niort qui aidèrent Du Guesclin à chasser l'étranger de ses murs, auraient reçu cette concession royale, et firent sculpter ce blason sur le beffroi de l'hôtel de ville en 1393.

Aliénor d'Aquitaine, femme répudiée de Louis VII apporta Niort aux Anglais avec le reste du Poitou.

La tour donjonnée rappelle les 2 tours carrées du château que fit reconstruire en 1158 Henri II de Plantagenet roi d'Angleterre. Dans ces tours ce prince fit enfermer sa femme Aliénor d'Aquitaine après la révolte de son fils Jean sans Terre et Richard Coeur de Lion.

En pointe les ondes évoquent la Sèvre coulant au pied du château. L'écu est timbré d'un heaume de chevalerie pour rappeler que le Maire de Niort et les échevins recevaient la noblesse héréditaire.

Les deux sauvages seraient en souvenir de l'intérêt que le duc de Berry avait pour ce déguisement dans les bals parés, qui furent en renom au début du Moyen-âge et dont l'un, tristement célèbre, fut en 1393 le bal des Ardents.

A l'époque de la découverte du Canada, ces sauvages furent remplacé par des indiens iroquois, mais sagement les municipalités abandonnèrent cette évocation peu courtoise pour nos amis canadiens et reprirent comme tenant les 2 sauvages.

 

Le drapeau de Poitou-Charentes Donjon Niort

Le drapeau de Poitou-Charentes Donjon Niort

 

Le blason de Niort

La ville de Niort fut construite au VI e siècle lorsque la mer laissa à sec le marais poitevin. Aucun sceau de la ville n'est parvenu jusqu'à nous. Dans sa sigillographie du Poitou, M. Eygun cite un sceau de baillage du XVe siècle, mais qui n'est pas aux armes de la ville.

https://www.vivre-a-niort.com

 

 

 


 

 

Sur la Terre de nos ancêtres du Poitou - PHystorique- Les Portes du Temps

Les premières armes de fief du Poitou datent de 1160. Elles furent portées par les comtes de Poitou, issus de la maison de Poitou, jusqu'à Richard I er de Cornouailles. Elles sont à l'origine des premières bannières du Poitou attestées comme telles.

http://lesportesdutemps.canalblog.com

 

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