PHystorique- Les Portes du Temps

10 août 2018

le logis de la Chabotterie en visite virtuelle

visite virtuelle du logis de la chabotterie

Le logis de la Chabotterie est un château inscrit aux monuments historiques en 1958. Il se trouve sur la commune déléguée de Saint-Sulpice-le-Verdon, à Montréverd (Vendée).


Le 23 mars 1796, François-Athanase Charette de La Contrie, dit Charette, est capturé par le général Travot dans le bois de la Chabotterie. Une croix marque le lieu de cet événement de la guerre de Vendée.

 

==> tag sur le logis de la chabotterie


09 août 2018

Vendée – Angles Tour de Moricq à machicoulis du XV e siècle (Forteresse de la mer)

Vendée – Angles Tour de Moricq à machicoulis du XV e siècle

La tour de Moricq est un vestige de fortifications médiévales dont les voûtes romanes en sous-sol existent encore. Ssitué à proximité du petit bourg de Moricq, sur la commune d’Angles, dans le département de la Vendée et la région des Pays-de-la-Loire.

L’édifice avait pour fonction de protéger le port de Moricq qui exportait du vin, des céréales et du bois vers La Rochelle et Bordeaux, ainsi que l’embouchure du Lay qui était alors navigable jusqu’à Mareuil.

L’existence de fortifications à Moricq est attestée depuis 1090.

De cette époque est cité Giraudus de Morech, le premier seigneur connu de Moricq.

Une motte castrale aurait été édifiée à 250 mètres de la tour actuelle, les restes arasés forment un pré ovale situé près du canal des Bourrasses. Un château fort en pierres maçonnées aurait existé dès le XIIe siècle.

Invasions normandes en 853, « arrivent des pillards montés sur des barques légères, bordées de fer et de peaux de bêtes sauvages ; elles déposent des bandes qui se répandent, portant partout le meurtre et les flammes de l’incendie » (La Vendée avant 1793, de l’abbé Prunier).

Cette forteresse féodale à machicoulis présente la particularité de posséder la même mesure dans toutes ses dimensions : hauteur, largeur et profondeur en terre, soit : 14 mètres 70.

 

De nombreux souterrains partent de cette forteresse et aboutissent loin dans la campagne, l’un d’eux irait même jusqu’à l’église d’Angles située à 3 kilomètres.

Une légende raconte que ce sont les fées, habitantes des souterrains de la contrée, celles-ci auraient construites cette tour de Moricq en une seule nuit, en amenant des pierres et une dornée (La dornée est un terme patoisant, pour désigner la poche du tablier.)

(Comme pour tous les châteaux des Lusignan, une légende raconte la construction par la fée Mélusine. Elle l’aurait édifié en une nuit de « trois dornées de pierres et d’une goulée d’Ève », autrement dit « trois tabliers remplis de pierres et une gorgée d’eau ».)

L’abbaye de Notre-Dame d’Angles, ordre de Saint-Augustin, près des Sables-d’Olonne et la mer, fut fondée sous le titre de Notre-Dame des Angles.

Richard Cœur de Lion, très attaché à cette province, il fait de Talmont l'une de ses résidences favorites, et accorde un très grand intérêt aux ordres monastiques.

Il comble de ses faveurs les abbayes de Talmont et d'Orbestiers, fonde celles de Jard-sur-Mer et d'Angles, et ordonne la construction d'un monastère grandmontain à Chassay.

En 1178 Aliénor d’aquitaine permet la reconstruction de l’église abbaye d’angles suite à un incendie

 

vers l’an 1210. Ce monastère est entièrement abandonné ; on ne sait rien sur son origine, on ignore même le nom des abbés qui l’ont gouverné ; la mense conventuelle est réuni à l’abbatiale.

L’abbaye de Notre-Dame d’Angles était très fleurissante au commencement du quinzième siècle : l’un de ses abbés commendataires, Jean de Sainte-Hermine, fut au nombre des prélats qui envoyèrent un fondé de pouvoir au concile de Pise en 1409.

Elle rentre dans la succession en droit d’aubaine et devient la propriété des Princes de Talmont en 1414.

 

Construite en 1435 par REGNAUD-GIRARD chevalier et homme de confiance Charles VI

Utilisée par les protestants pendant les guerres de religion (1565-1628), elle sert ensuite de prison après la révocation de l’édit de Nantes. Au XVIIIe siècle, les marais avoisinants sont asséchés, la tour est alors transformée en grenier à blé.

 

Ce n'est qu'en 1988 que la commune d'Angles acquiert la tour, après de longues recherches sur les véritables propriétaires, et lance, avec le concours des services des monuments historiques, une restauration de sauvetage en couvrant l'édifice pour parer à son effondrement.

 

Visites commentées de la Tour de Moricq, tous les mercredis à 15 h jusqu'au 20 août. Renseignements à l'office de tourisme au 02 51 97 56 39.

 

La Tour de Moricq sur la commune d'Angles va accueillir un spectacle l'été 2019 (18-19 et 21-23 juillet). "Les Nuits de la Tour" une grande fresque historique.

 

Histoire du Poitou, Volume 1

Société d'ethnologie et de folklore du Centre-Ouest

http://www.tvvendee.fr/divertissement/l-ete-en-direct/tourdemoricq-14h15_07082018

 

Patrimoine, à visiter en Vendée- Carte des Châteaux <==

Nous étions Vikings... l'histoire des Vikings dans les Pays de la Loire <==

Danses Médiévales à la cour de Richard Coeur de Lion (Château Talmont) <==

Vouvant : Rencontre avec Stephane Bern - Vouvant balade historique à cheval

rencontre avec Stephane Bern - Vouvant balade historique à cheval

j’ai beaucoup apprécié ma balade à cheval à Vouvant (Vendée)

 

Notre rencontre avec Stéphane Bern

Pour la 7e année consécutive, Stéphane Bern sillonne les routes de France à la découverte des petits villages qui font la beauté de notre pays. L'animateur nous dévoile les coulisses de l'émission Le Village préféré des Français, sur France 2. S. B.

https://www.maxi-mag.fr

 

Activités équestres - Vouvant

Caval Nature Ecole d'équitation de pleine nature et poney club Venez partager et découvrir la passion de l'équitation, dans une ambiance familiale et un environnement d'évasion et de sérénité, en pleine nature, en bordure de la rivière " La Mère " et à proximité de la forêt.

http://www.vouvant.fr

 

Patrimoines du Vouvantais * Sauvegarde du patrimoine de vouvant

Bienvenue sur le site de l'Association "Patrimoines du Vouvantais" s'est donné pour mission la conservation et la valorisation du patrimoine historique, artistique, naturel et religieux de Vouvant.

http://www.patrimoines-du-vouvantais.fr

 

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08 août 2018

Marans : joutes Marandaises aux portes du Marais Poitevin

Marans joutes Marandaises aux portes du Marais Poitevin (2)

Marans est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine) entre mer et marais. Ses habitants s'appellent les Marandais et les Marandaises

Pour la troisième édition, une soixantaine de concurrents ont participé aux joutes nautiques sur la Sèvre Niortaise de Marans en Charente-Maritime.

Marans joutes Marandaises aux portes du Marais Poitevin (3)

Marans joutes Marandaises aux portes du Marais Poitevin (4)

Marans joutes Marandaises aux portes du Marais Poitevin (5)

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Le Journal La Croix se lance sur les traces de la fée Mélusine

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Sur les traces de la fée Mélusine

De Lusignan, la ville qu'elle aurait construite, à la tour qui porte son nom à Vouvant, la présence de la fée Mélusine, bien que diffuse, se fait sentir dans de nombreux endroits du Poitou. ZOOM La tour Mélusine, dernière des septs tours du château de Vouvant encore debout.

https://www.la-croix.com

 

Le Journal La Croix se lance sur les traces de la fée Mélusine (1)

De Lusignan, la ville qu’elle aurait construite, à la tour qui porte son nom à Vouvant, la présence de la fée Mélusine, bien que diffuse, se fait sentir dans de nombreux endroits du Poitou.

À moins d’une heure de Lusignan, dans le Marais poitevin, se dressent les vestiges de l’abbaye Saint-Pierre de Maillezais, idéalement situés entre deux embarcadères, points de départ pour l’exploration du marais. Lovée au cœur d’un parc clos par des remparts magnifiques, l’ancienne abbaye, qui accueillit le moine François Rabelais au début du XVIe siècle, propose, tout au long de la saison printanière et estivale, des visites guidées et des animations. Son lien avec la légende ? Geoffroy la Grand’Dent, qui incendia et pilla l’abbaye en 1225 avant de la faire reconstruire pour obtenir le pardon du pape, serait, d’après Jean d’Arras, un des fils de Mélusine, et son méfait serait à l’origine de la condamnation de sa mère.

Le Journal La Croix se lance sur les traces de la fée Mélusine (3)

À quelques kilomètres de Maillezais, l’office du tourisme de Fontenay-le-Comte centralise bien des renseignements sur les lieux mélusins. Le point central en est la petite cité de Vouvant, 900 habitants, perchée elle aussi sur de beaux remparts, et sa tour Mélusine dominant la rivière Mère. Pour diffuser la légende, les commerçants sont partie prenante. Si l’on souhaite visiter la tour, on peut aller chercher la clé juste en face, au café Mélusine.......

Le Journal La Croix se lance sur les traces de la fée Mélusine (4)

Le Journal La Croix se lance sur les traces de la fée Mélusine (2)

 

photos Citée Médiévale Vouvant : Balades contées au pays de Mélusine et des légendes.

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07 août 2018

Recherche Jeanne d’Arc désespérément (emissions franceculture.fr)

Recherche Jeanne d’Arc désespérément (emissions franceculture.fr)

 

Sur France Culture, Jeanne d'Arc est de retour

Sur cinq épisodes au long cours, Martin Quenehen retrace la vie et le mythe de la Pucelle d'Orléans. Un feuilleton des "Grandes Traversées", à suivre sur France Culture cette semaine. Encyclopédistes et médiévistes chatouilleux, passez votre chemin. Si ce documentaire sonore retrace habilement les principaux épisodes de la vie de Jeanne d'Arc (1412-1431), il ne vise pas l'exhaustivité historique.
 Son originalité réside ailleurs : les interlocuteurs du producteur Martin Quenehen sont historiens bien sûr, mais aussi metteurs en scène, écrivains, rappeurs, peintres, et même spécialistes de la série Game of thrones… Tous inspirés, encore aujourd’hui, par la Pucelle d’Orléans et contribuant par leurs créations à lui redonner vie. Dans une fresque éclectique, on rencontre en vrac Florence Delay (qui incarna Jeanne dans le film de Robert Bresson en 1962), Valérie Mangin (scénariste de la bande dessinée Moi, Jeanne d’Arc), Edouard Balladur (auteur de Jeanne d’Arc et la France en 2003), Lidia Yuknavitch (Le Roman de Jeanne, 2018) ou encore Laurent Voulzy (compositeur de Jeanne, 2011).
https://www.telerama.fr

 

 

Recherche Jeanne d'Arc désespérément

Rouen est la ville où la Pucelle disparaît, brûlée sur le bûcher, et où se perd sa trace... Son enquête a donc commencé là, sur les ruines de sa prison, sur les lieux de son humiliation et de son supplice.

https://www.franceculture.fr

 

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06 août 2018

Maillé, l’Histoire du Marais Poitevin au fil de l’eau

Guillaume V comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, mort à l'abbaye de Maillezais

(Guillaume V comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, mort à l'abbaye de Maillezais - Cavalerie d'Agrippa)

Située dans la partie orientale de l'ancien golfe des Pictons, Maillé, du latin Malleacum (mauvaises eaux), se situe au confluent de la sèvre niortaise et des Autizes, en plein coeur du marais poitevin.

Tous les 2 ans à Maillé, on embarque sur une plate pour une balade nocturne en bateau sur la Sèvre à la découverte de l’Histoire du Marais Poitevin.

Au XI è siècle, Guillaume V de Poitiers édifia au faubourg de Saint Nicolas un prieuré dépendant de la puissante Abbaye voisine de Maillezais. Cet édifice a aujourd'hui complètement disparu.

Eglise St Nicolas à Maillé. De l' église paroissiale au double vocable de Notre Dame de l'Assomption et de Saint Pient il ne reste que le très beau porche roman du XIIè siècle et le choeur du XV è siècle

 

En 1170, Aliénor d’Aquitaine, duchesse de Normandie et comtesse d’Anjou, donne et confirme à l’abbaye de Maillezais le minage de Maillé.

Par ces temps de luttes intestines, la poésie faisait les délices de nos aïeux ; ils combattaient au bruit des vers, ils se reposaient aux refrains de leurs chansons. 

L' histoire du Marais-Poitevin, les premiers dessèchement du Bas Poitou

 

Parmi ces guerriers, parmi ces poètes, se distingua Bertrand de Born. Quand ses chants généreux parcouraient la province d’Aquitaine, quand ils passaient près des cloitres de Saint-Pierre, plus d’un religieux dut frémir, plus d’un, sans doute, aurait voulu combattre au bruit de ses belliqueux refrains : » Le patriotisme seul ne guidait pas les fiers Aquitains : ils aimaient aussi les combats pour ce qu’ils ont de pittoresque et de poétique ; pour le bruit, l’appareil et les émotions du champ de bataille, pour voir les armes reluire au soleil et entendre les chevaux hennir au vent ; un seul mot d’une femme les faisait courir à la croisade, sous la bannière du pape qu’ils estimaient peu, et risquer leur vie contre les Arabes, le peuple du monde avec lequel ils avaient le plus de ressemblance morale.

Maillé, l’Histoire du Marais Poitevin au fil de l’eau (2)

En 1184, l’abbaye de Maillezais, reçoit du comte du Poitou, Richard d’Angleterre, plusieurs possessions dans le fief de Coulonges, elle les reçoit libres et sans retenue, elle obtient en outre les cinquante sous que son abbé payait au seigneur de Marans, et une écluse pour la nourriture de ses moines, En échange, elle donna Saint-Remi de la Haye, cependant elle y conserva l’église, les maisons en ruines, les monastères et quelque peu de terre à l’entour. Elle garda encore le bois nécessaire à l’entretien de ses maisons et la dîmes de tout ce qu’elle avait cédé, et dans le cas où les réserves et les redevances ordinaires ne suffiraient pas pour la nourriture et le vêtement des moines, le prince anglais dût pourvoir en tout.

 

 

Quand les religieux de Maillezais et Guillaume Jaudouin se furent arrangés au sujet de la métairie de Fontaine que les moines disaient leur avoir été donnée en aumône, quand cette possession leur eut été accordée et confirmée par la dame olive et son fils Jean, les moines de Maillezais demandèrent au pape Célestin la confirmation de leurs privilèges. Le souverain pontife répondit : «  la conduite de mes prédécesseurs m’est chère, vous qui ne relevez que de Rome, vous aurez la protection du Saint-Siège ; tous les biens que vous possédez, tous ceux que vous pourrez acquérir, tous ceux que vous devez à la munificence des rois, des princes, des fidèles, vous sont assurés, vous et vos successeurs vous les conserverez en paix. Pour plus de certitude, je déclare que l’ile ou le monastère est assis vous appartient, vous avez encore l’Autize, la Sèvre, jusqu’à l’écluse de la Vendée, l’Ile de Taugon, l’Hermenaud et son église de Notre-Dame. Celle de Saint-Médard de Mervent, de Saint-Martin de Ligugé, de Notre-Dame et de Saint-Nicolas de Fontenay, de Fontaine, de Forêt, de Saint-Christophe, de Saint-Michel-le-Cloucq, de Saint-Vincent de Borderie, du Petit Niort, de Souïl, de Fraigneau, de la Chapelle de Dompierre, d’Oleron, de l’Ile de Ré, de Saint-Martin, d’Augers, de Saint-Remi-de-la-Haye, de Saint-Maurice, de Mouzeuil, d’Ardin, de Prahecq, du chemin, d’Osay, de Chalais, de Sauvéré, de Xanton, de Taisson, de Cotigné, et plusieurs autres vous appartiennent. Vous aurez encore la moitié de Mauzé, de Petoces, de Surgères et le fief de Coulonges.

 

Maillé, l’Histoire du Marais Poitevin au fil de l’eau (3)

Religieux de Maillezais, il est une chose que je vous recommande par-dessus toutes, c’est de suivre, dans toute son exactitude, la règle de Saint-Benoît. Les bois de construction, soit que vous les recueilliez de vos propres mains, soit que vous les achetiez, seront libres ainsi que la nourriture de vos bestiaux ; nul n’en pourra demander la dîme, vous pourrez recevoir les laïques décidés à se séparer de la terre ; ces nouveaux élus pourront rester avec vous, si d’autres engagements ne les appellent pas ailleurs…..

Nul parmi les hommes n’aura le droit de troubler vos priviléges, d’attenter à vos possessions. Pour preuve des faveurs de Rome, vous paierez tous les ans à nous et à nos successeurs, vingt sous de monnaie courante : telle est notre volonté.

Vers ce temps, des Colliberts las de leur vie errante et vagabonde, abandonnèrent les rives de la Sèvre. Ces habitués de la mer, de la liberté, ou furent-ils ? Là ou grondaient les flots et la tempête. Assis au foyer de l’indépendance rochelaise, ces fiers Agésinates purent enfin reposer leur tête fatiguée, et dormir comme leurs pères, libres et en paix.

Maillé, l’Histoire du Marais Poitevin au fil de l’eau (1)

 

Agrippa d’Aubigné, écrivain et poète baroque, protestant calviniste, écuyer favori d’Henri IV qui le nomma Maréchal de camp en 1586, puis gouverneur d’Oléron et de Maillezais. Il aurait écrit « Les Tragiques » à Maillé où il habite. L'Histoire Universelle, dont le premier tome, daté de 1616, fut achevé d'imprimer en 1618, porte l'adresse de Maillé. Ce fut dans ce village qu’à la fin du dix-huitième siècle, on trouva des aqueducs en pierre de taille, réunies par du ciment pareil à celui des Thermes de Poitiers : l’un de ces canaux venait de Vix.

 Dans le golfe du picton, tournée pastorale de Saint Pient fait naufrage à Maillé <==....

 

Histoire de Maillezais, etc.  De Charles ARNAULD

Histoire de Maillezais, hist. De la conquête de l’Angleterre De Charles ARNAUL

 

http://www.ville-maille.fr/decouvri…/histoire-et-patrimoine/

https://www.facebook.com/mailleaufildeleau/

 

05 août 2018

A la table de Gargantua, on y mange aussi des légendes (Cave à sel Abbaye de Maillezais)

A la table de Gargantua, on y mange aussi des légendes (Cave à sel Abbaye de Maillezais)

Le chant du ventre, Viandes et nourriture dans le «Gargantua» ou les métamorphoses du banquet.

A la composition de ce livre seigneurial ne perdi[t] ne employa oncques plus ny aultre temps que celluy qui estoit estably à prendre [sa] refection corporelle, scavoir est beuvant et et mangeant».

Et si le livre débute par la fameuse apostrophe : «beuveurs très illustres et vous, véroles très précieux - car à vous non à aultres sont dédies mes écrits»..., il s'achève par un appel de frère Jean à faire ripaille : «Et bonne chère !».

Mais ce n'est pas à dire qu'il faille avaler le livre entre la poire et le fromage. Il s'agit en effet d'un «beau livre de haulte graisse» qu'il convient comme on sait de «fleurer», «sentir», et «estimer» avec dévotion avant de «rompre l'os et sugcer la substantificque mouelle»...

 

Geoffroy de Madaillan d'Estissac accorde sa protection à François Rabelais maillezais

Le personnage de Gargantua  de François Rabelais provient des mythes populaires en rapport avec le roi Arthur (Gargantua était un géant au service du roi Arthur) il est donc rattaché à la légende arthurienne.

Gargantua et Mélusine constituent les éléments fondamentaux de la Gaule celtique. Les traditions orales populaires, probablement peu modifiées au cours des siècles, auraient des origines des plus authentiques.

En racontant que le Mont-Saint-Michel doit son origine Grant-Gosier, père de Gargantua, l’auteur des Grandes Chronique est donc resté fidèle à la tradition mythologique.

François Rabelais (Gargantua Pentagruel)

« Comment Gargantua s'en retourna au mont Sainct Michel, et comment Merlin s'apparut à luy, et l'emmena à la court du Roy Artus pour servir ledict Roy. »

La création de Grantgosier nécessita l’emploi d’une ampoule pleine du sang de Lancelot, et celle de Gallemelle les rognures d’ongles de la reine Guenièvre.

Cave à sel des moines bénédictin de l'abbaye de Maillezais (4)

Rabelais à Maillezais. Ses pérégrinations en Poitou.

 

C'est en 1518 que Geoffroy de Madaillan d'Estissac devient abbé, grâce au roi François Ier. C'est un érudit qui accorde sa protection à François Rabelais alors étudiant chez les cordeliers de Fontenay le Comte.

Il devient secrétaire du Père Abbé, précepteur de ses neveux et y séjourne durant quatorze ans.

Rabelais s'était donc décidé à quitter les Cordeliers de Fontenay-le-Comte pour entrer chez les Bénédictins. Les canons et décrets ecclésiastiques ne laissaient pas aux religieux la faculté de passer à leur guise d'un ordre dans un autre.

Une autorisation du Saint-Siège était nécessaire pour ces mutations. Rabelais, grâce à l'appui que lui prêta vraisemblablement son ordinaire l'évêque de Maillezais, obtint du pape Clément VII un induit, lui permettant d'entrer dans l'ordre de Saint-Benoît, en l'église de Maillezais (1).

De l'abbaye bénédictine de Saint-Pierre-de-Maillezais, il ne reste depuis longtemps que les murs à demi-ruinés de l'église. Ils se dressent sur un large tertre (insula Malleacensis) qui domine le marais poitevin, vaste plaine occupant l'ancien estuaire de la Sèvre-Niortaise.

Jadis cette région de terres basses était submergée chaque hiver par le reflux de l'Océan ou par les eaux de la Sèvre et de ses affluents, la Vendée et l'Autize. Des chaussées et des « terrées », des canaux, écheneaux et biefs ont assaini ce sol marécageux et l'ont transformé en un riche terroir. Ces travaux sont dus en grande partie aux moines qui s'établirent au moyen âge aux bords du marais, à Saint-Michel-de-l'Herm, à Nieul-sur-l'Autize, à Maillezais.

Cave à sel des moines bénédictin de l'abbaye de Maillezais (5)

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(1) Voici le texte de la Supplicatio pro Apostasia adressée en 1535, par Rabelais au pape Paul III, afin d'obtenir l'absolution de l'apostasie qu'il avait commise en quittant, sans l'autorisation de ses supérieurs, son froc, pour courir le monde en habit de prêtre séculier. Il rappelle au début de cette supplique qu'il avait régulièrement été transféré de l'ordre de Saint-François dans celui de Saint-Benoît avec l'agrément du pape Clément VIL « De ordine Fratrum Minorum... ad ordinem S. Benedicti in Ecclesia Maleacensi dicti ordinis se libere transferre per fœlicis recordationis Clementem Papam VII... apostolica obtinuerat autoritate concedi seu indulgeri. » Ed. Marty-Laveaux, III, 336. Sur l'origine et l'authenticité de ce document, voir Marty-Laveaux, IV, 388.

Le dernier de ces monastères datait de la fin du xe siècle (1). Après deux cents ans d'une existence paisible et prospère, il fut saccagé au début du XIIIe siècle par Geoffroy II de Lusignan, seigneur de Vouvent (dans le voisinage de Fontenay), surnommé Geoffroy à la Grand-Dent, celui-là même dont Rabelais fait un ancêtre du géant Pantagruel.

A la suite de différends qui s'élevèrent entre cet ombrageux personnage et l'abbé de Maillezais, les bâtiments de l'abbaye furent pillés et incendiés (2), les moines chassés et poursuivis par les gens de Geoffroy. Le pape prononça l'excommunication contre l'auteur de ces attentats. Alors Geoffroy se rendit à Rome en pénitent et après avoir fait amende honorable, scella sa paix avec l'abbaye de Saint-Pierre-de-Maillezais par de riches donations. Lorsqu'il mourut, les moines, ne se souvenant que de sa pénitence et de la généreuse réparation' de ses outrages, élevèrent en son honneur, dans leur église abbatiale, un cénotaphe orné de son effigie sculptée dans la pierre. Geoffroy fut inhumé à Vouvent.

 (1) Consulter Ch. Arnauld, Histoire de Maillezais, Niort, 1840, et un article de Bourloton, dans Paysages et monuments du Poitou, de Robuchon.

(2) Dans l'enfer, tel que le décrit Eplstémon, au chap. XXX du Pantagruel, Rabelais fait de Geoffroy à la Grand-Dent, en souvenir de cet incendie, un « allumetier », c'est-à-dire un marchand d'allumettes.

 

 

Rabelais accompagnait son évêque. Il pérégrina ainsi pendant plusieurs années à travers le Poitou. Il le parcourut dans tous les sens de l'ouest à l'est, du nord au sud, de Maillezais à Montmorillon et de Parthenay à Charroux. Plus de cinquante noms de lieux poitevins sont cités dans le Gargantua et le Pantagruel (1). Quelques-uns désignent d'obscures bourgades que seuls les hasards des voyages avaient signalées à l'attention de Rabelais.

De reconstituer ces pérégrinations du secrétaire de Geoffroy d'Estissac à travers le Poitou, il ne saurait être question. Un des itinéraires qu'il suivit le plus fréquemment est celui qu'il assigne à Pantagruel se rendant à Maillezais par Lusignan, Sanxay, Celles, Saint-Ligaire, Coulonges-les-Royaux et Fontenay (2), chacun de ces noms représentant soit des terres ou des couvents appartenant à l'évêque de Maillezais, soit encore des lieux où il avait quelques amis.

Mais, à défaut de données précises sur les déplacements de Rabelais en Poitou, on jugera de la familiarité qu'il avait avec cette région à l'abondance des renseignements que son livre nous donne sur les mœurs, les traditions, les légendes, le parler de cette province. On trouve chez lui des mentions de certaines particularités locales, qui n'avaient de notoriété qu'à quelques lieues à la ronde. En sorte que maître Alcofribas semble parfois n'écrire que pour les seuls Poitevins parmi lesquels il avait vécu, au temps de sa jeunesse.

 

Cave à sel Abbaye de Maillezais A la table de Gargantua, on y mange aussi des légendes

(1) Sur ces localités poitevines, voir H. Clouzot, Topographie Rabelaisienne, dans R. E. R.. t. II. n. 143 et 227

(2) Pantagruel, chap. V.

S'il compose, par exemple, le menu d'un repas destiné à son géant, il n'hésite pas à y inscrire des vins du crû, de Ligugé ou de La Foye-Monjault  et des produits du terroir, chapons du Loudunois  ou châtaignes du bois d'Estos, près Sainte-Hermine, dans le voisinage de la maison épiscopale de l'Hermenault.

On a signalé dans ses énumérations de victuailles et dans ses catalogues de poissons et d'oiseaux, des vocables qui n'ont jamais eu cours que dans le Poitou : tels la meuille (mulet), la moulue (morue), le papillon (raie bouclée), 12 buor (butor), le corbigeau (courlis), le hegronneau (petit du héron), le pouacre (héron cendré), le tyranson (chevalier gambette), le bitard (outardeau), le chardrier (chardonneret), la duppe (huppe), le huteaudeau (chaponneau), la puput (huppe).

Ici ce sont des noms d'oiseaux de rivière qui abondaient dans le marais poitevin; là, des noms de certains poissons de l'Océan, saumons, aloses, etc., qui remontaient les cours d'eau jusqu'aux environs de Maillezais et qu'on pouvait voir entassés, les jours maigres, aux étals des poissonneries ou sur les tables des couvents.

 

L'adolescence de Rabelais en Poitou / Jean Plattard

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L' histoire du Marais-Poitevin, les premiers dessèchement du Bas Poitou. (Maillezais - Arçais)

L' histoire du Marais-Poitevin, les premiers dessèchement du Bas Poitou

Autrefois, il y a environ 8000 ans, la mer occupait les 96 000 hectares de l’actuel Marais poitevin. Maillezais était une île du golfe des Pictons Mais, avant la mer, qu’y avait-il ?

Un massif jurassique une plaine élevée qui se continuait au-delà de l’ile de Ré du Golfe Santone. Les alluvions déposées par les courants marins et par les fleuves ont peu à peu comblé le golfe des Pictons.

Du Néolithique à l’époque Gallo-Romaine, les richesses de ce  qui n’était alors qu’un vaste marécage sont exploitées par l’homme : la pêche, le sel et déjà l’élevage sur les terres les plus hautes.

Façonnés par l’homme, les paysages du Marais poitevin résultent d’un subtil équilibre entre la terre et l’eau : la terre grise et noire accumulée par des millénaire d’alluvions ; l’eau ruisselant de la plaine alentour, maîtrisée en maillage dense et complexe de milliers de kilomètres de canaux.

 

 

Il faut attendre le Moyen Âge pour que s’organisent les premiers grands travaux d’aménagement et donner la réponse au défi hydraulique du Marais poitevin  dans la constitution de deux grands ensembles complémentaires et indissociables :

L' histoire du Marais-Poitevin, les premiers dessèchement du Bas Poitou

les marais desséchés en aval et les marais mouillés qui jouent le rôle de vase d’expansion des crues en hiver et de réservoir d’eau douce en été en amont des vallées de la Sèvres Niortaise, du Mignon, de l’Autize, de la Vendée et du Lay.

 

L' histoire du Marais-Poitevin, les premiers dessèchement du Bas Poitou

Dès le VIIème siècle, mais surtout à partir du XIIème, après l’implantation des abbayes, les moines commencent cet aménagement sur des parcelles concédées par les nobles, en échange de bénédictions et de prières pour leurs familles.

 

L’œuvre des abbayes médiévales se poursuit pendant des siècles, sous la conduite notamment du maître des digues d’Henri IV et les ingénieurs du Second Empire.

Toute l’histoire du Marais poitevin s’organise autour d’un double défi sans cesse renouvelé : contenir les assauts de l’océan et organiser l’évacuation des eaux de ruissellement qui affluent dans ce vaste territoire en grande partie situé en dessous du niveau des hautes mers.

 

Ce système de terrasses, dont les altitudes concordent entre elles, nous donne une idée de l’aspect physique que présentait la région, avant le creusement des vallées et les dislocations qui ont isolé les îles du marais.

Ce régime d’alluvionnement fut suivi d’un cycle d’érosion Les eaux de ruissellement, burinant le sol, abaissèrent sensiblement le niveau de certaines surfaces. A l'extrémité occidentale des marais de la Sèvre Niortaise, le Lay, descendant tout droit du nord, s'attardait quelque temps à suivre les hautes terres et serpentait au milieu de vases et de sable jusqu'à la mer.

 Sur les points les plus élevés de ces marécages, sur les îles entre les cours d'eaux, où croissait une luxuriante végétation, vivaient des hommes à demi sauvages qu'on nommait les colliberts.

 C'est à l'industrie de ces hommes primitifs qu'est dû le premier essai de réglementation des eaux. Pour prendre le poisson destiné à leur entretien, ou exigé par la table monacale des abbayes, ils construisirent des barrages factices appelés écluses, qui, en établissant des différences de niveau, formèrent un premier régime des eaux.

 

L' histoire du Marais-Poitevin, les premiers dessèchement du Bas Poitou

Aux Xe et XIe siècles, le nombre des écluses échelonnées sur le Lay et les autres cours d'eau était assez considérable. Bientôt, à côté des pêcheries, s'établirent des moulins où l'on venait moudre le grain récolté sur les îles et sur les côtes. Les moines de l’abbaye de Maillezais dirigeront les travaux de construction du Marais Poitevin aidés par d’autres abbayes de la région.

 

L' histoire du Marais-Poitevin, les premiers dessèchement du Bas Poitou

Reliquat de l’antique golfe des Pictons, les vasières de la baie de l’Aiguillons comptent aujourd’hui parmi les bassins conchylicoles (moules et huitres) les plus réputés de la façade atlantique.

Pour approcher le marais, les promenades cycliste et pédestre ont été balisées d’un village à l’autre.

Mais la véritable découverte du pays des chemins d’eau passe évidemment par la barque.

 

 

Le marais mouillé a suivi le cours de l’agriculture traditionnelle. Un délaissement progressif, la friche et l’envasement ont mis la « cathédrale de verdure en péril. Le signal de sa réhabilitation a été donné par l’opération des Grands Travaux, inaugurée le 4 février 1992 par François Mitterand, Président de la République.

Ainsi ont pu être restaurés le maillage hydraulique, les ports et les quais, les lavoirs et les fontaines, sur le territoire des dix-neuf communes du pays du Marais poitevin des Deux sèvres.

 

Alliance contre les Vikings entre Barbetorte et Guillaume Tête d’Etoupe donna en 941-942 les pagi de Mauges, Tiffauges, Herbauge <==.... ....==>


 ==> MAILLIZIACUS (Maillezais en Vendée) Golfe des Pictons

==> Emma comtesse de Blois et duchesse d’Aquitaine fondatrice des Abbayes Saint Pierre de Maillezais et de Bourgueil