Poictou sive Pictaviae descriptio per Gerardum Mercatorem

Les premières armes de fief du Poitou datent de 1160.

 Elles furent portées par les comtes de Poitou, issus de la maison de Poitou, jusqu'à Richard I er de Cornouailles. Elles sont à l'origine des premières bannières du Poitou attestées comme telles.

==> Monuments mégalithiques - Dolmens du Bas-Poitou (Pierre Virante- Pierre Levée)

==> 315 Hilarius Pictaviensis (Saint Hilaire de Poitiers) évêque de Pictavium (Poitiers)

==> Quand Poitiers s’appelait Limonum capitale des peuples Pictavi et Tiffauges, Theiphalia

==> 564 Dans le golfe du picton, tournée pastorale de Saint Pient fait naufrage à Maillé

==> Carte France Féodale

==> Histoires d'Eaux et de Régions - Cartes Pictaviae ducatus descriptio, vulgo le pays de Poictou- Notice

== >Emma comtesse de Blois et duchesse d’Aquitaine fondatrice des Abbayes Saint Pierre de Maillezais et de Bourgueil Histoire et donations,  Concile de Charroux (juin 989)

==> 910 Maillezais - Guillaume III Tête d'Etoupe, duc d'Aquitaine et comte de Poitiers

==> Le sel, l'or blanc, La création des Marais Salants

==> La domination romaine sur le Bas-Poitou

==> Nous étions Vikings... l'histoire des Vikings dans les Pays de la Loire

 

 

 

==> Ducs d' Aquitaine et Comtes de Poitou et plus

==> An Mil, siège du château de Mauzé de Guillaume le Bâtard, protégé par la Bretagne, avec des fossés et des pont-levis

==> La légende du Chevalier et du dragon dans le Marais Poitevin, (Loch Ness du Poitou)

==> L'expansion de l'empire Plantagenêt (carte et Donjon de Niort)

==> Les greniers Plantagenêt, l’importance capitale du sel dans la vie économique du Moyen âge .

==> 1103 Aénor de Châtellerault, duchesse d Aquitaine, l'abbaye royale Saint-Vincent de Nieul sur l'Autise.

==> 1122 Aliénor d'Aquitaine et l'abbaye de Nieul-sur-l'Autise

==> 1145 Amaury II de Lusignan - du Poitou Mélusine au roi de Chypre et de Jérusalem

==> 1181  Savary Ier de Mauléon / La bataille de Mauléon

==> La troisième croisade (1189-1192) - la croisade des rois

==> Les blasons du Donjon de Niort (1204 charte de bourgeoisie d'Aliénor d'Aquitaine - Ville de Niort)

==> 1213 Savary de Mauléon commande la flotte de Philippe Auguste (bataille navale de Damme)

==> 1337 Jeanne de Clisson, Dame de Belleville et du château de l'Ile d'Yeu. (légende de Pirate)

==> le château de Mallièvre, les seigneurs du Puy du Fou, Guerre de Cent Ans les Anglais attaquent la région du Puy du Fou

La deuxième campagne voit les Anglais débarquer en Poitou et vaincre Jean le Bon à Poitiers en 1356. Jean Chandos, lieutenant du Prince Noir (Richard II) conquiert Niort, Fontenay, La Roche-sur-Yon, Montaigu, et ses troupes sèment à travers les campagnes la "terreur anglaise".

==> Mervent, Vouvant Jean de Dunois (Les Compagnons d'Armes de Jeanne d'Arc ) et château des Lusignan

 

==> Coup de Jarnac Vivonne et Jarnac, le dernier duel judiciaire en France (Duel historique qui s’est déroulé dans le parc du château de Saint-Germain-en-Laye le 10 juillet 1547)

==> 1628, 18 février. Lettre de Jean Besly à André Du Chesne, « géographe du roy, » sur l'histoire de La Rochelle.

==> 1644 L'origine de la légende de D'Artagnan et des trois Mousquetaires (Courtilz)

==> Fort boyard un chef d'oeuvre nécessaire à la protection de l’arsenal de Rochefort

==> 1666 débute la construction du futur Arsenal du Ponant (Rochefort) sur la côte Atlantique

==> 1715 Le massif forestier Mervent-Vouvant, ses légendes et son histoire : la grotte Ermitage du père de Monfort

==> Projet Aunis 1757 : l'Expédition Secrète, un épisode de la guerre de Sept Ans

 

 

==> 1782 Rochefort fête le Marquis de Lafayette de retour de la guerre d'Indépendance américaine

==> 1789 Révolution Française, La Terreur à Rochefort - Charente-Maritime

==> A saint Florent le VIEIL le 12 mars 1793 commença l'épopée vendéenne, la guerre de géants

==> Révolution française, Les colonnes infernales : silence sur le génocide vendéen

==> 1er août 1793 Décret relatif aux mesures à prendre contre les rebelles de Vendée; Détruisez la Vendée

==> Guerre de Vendée La bataille du Mans 12 décembre 1793

==> Dans la nuit du 11 au 12 avril 1809 L'affaire des brûlots à Rochefort

==> 1814  Le retour de Napoléon de l'île d'Elbe et départ de Madame Royale, l’héroine de Bordeaux pour l' Angleterre

==> Napoléon de Rochefort à Sainte Hélène (juillet 1815)

 

L'histoire de la Révolution française ne laisse jamais indifférent. Ce moment exceptionnel de l'histoire de France est chargé de passions depuis ses origines.

Le bicentenaire et ses manifestations médiatiques se sont chargés souvent pour le meilleur et parfois pour le pire de raviver les braises.
Une région comme le Poitou-Charentes n'échappe pas à ces débats.


Depuis le XX siècle deux camps s'y sont opposés de façon souvent frontale. L'histoire classique de la Révolution, républicaine, institutionnalisée par la I I I République, a marqué des générations d'écoliers depuis plus d'un siècle.
Elle a donné et donne toujours de la Révolution une image positive. Elle y apparaît comme une et indivisible, sans ombres, modèle, mère de notre démocratie contemporaine.

Eugène Réveillaud, dans son « Histoire politique et parlementaire des départements de la Charente et de la Charente Inférieure » parue en 1911, exprime cette fascination et cette admiration en se définissant comme un « fils reconnaissant de cette grande Révolution »

 Dans cette perspective, l'épisode de la Terreur  correspondait simplement à des « excès », une « frénésie » tandis que le soulèvement vendéen se réduit à un complot des prêtres et des nobles entraînant des paysans arriérés dans la contre-révolution.
En face, la production contre-révolutionnaire a toujours été abondante, longtemps à coloration royaliste.

La condamnation de la Révolution, vue comme un mal absolu prend appui dans la région sur les persécutions religieuses qui permettent au marquis de Roux de faire de son « Histoire religieuse de la Révolution à Poitiers et dans la Vienne », « une contribution à la gloire des saints de France. Les martyrs poitevins sont dignes de figurer dans cette légion » La Vendée constitue le second cheval de bataille de ce courant.


Ce sombre épisode de la Révolution, qui touche l'ancien Poitou, a suscité depuis un siècle et demi une énorme littérature, très hostile pour l'essentiel à la Révolution, source de tous les maux. La mode pour la Vendée s'est renforcée depuis les années 1970, popularisée par le célèbre spectacle du Puy du Fou.

Il a habilement, dans un consensus quasi général, contribué à donner l'image d'un paysan vendéen à la fois victime et symbole de la résistance à un régime oppressif.

Plus récemment encore, la Vendée a été utilisée par un historien de poids et de renom, Pierre Chaunu : la Vendée est pour lui un terrain exemplaire sur lequel on peut montrer les méfaits de la perversion révolutionnaire.
A partir de là, Pierre Chaunu a pu développer sa thèse désormais célèbre du « génocide franco-français de l'ouest dont on sait désormais... qu'il est responsable de 500 à 600 000 meurtres »


Ces propos, très polémiques, ne doivent pas dissimuler l'essentiel ; la recherche a considérablement progressé depuis vingt ans sur ce sujet brûlant de la Vendée et sur beaucoup d'autres, même si chacun conserve ses idées Sans prétention d'aboutir à une quelconque et illusoire vérité, avec passion mais le plus honnêtement possible, nous tenterons non pas de juger les hommes qui ont fait la Révolution dans la région mais plutôt de les comprendre.


POURQUOI LE POITOU-CHARENTES ?
Ce découpage peut surprendre voire choquer par son caractère artificiel.
Les quatre départements de la région actuelle Poitou-Charentes, à l'identité encore fragile, ne correspondent en effet à aucune structure de l'Ancien Régime.

D'autre part, le terme de Poitou est très contestable puisque le département de la Vendée en fait partie jusqu'en 1789.

 Le soulèvement de 1793 qui s'étend aussi sur la partie nord-ouest des Deux-Sèvres, le Maine-et-Loire et la Loire-Inférieure va forger après coup une identité vendéenne fondée sur la résistance à la Révolution. Le département de la Vendée sortira définitivement du cadre poitevin avec son rattachement à la région Pays-de-Loire.

Notre Poitou sera donc amputé d'un bon tiers de son territoire originel.

Jacques PERET

Jacques PERET. HISTOIRE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE. EN POITOU-CHARENTES

 

 

Le 22 décembre 1789, les députés de l’Assemblée se mettent d’accord sur une nouvelle division du Royaume de France.

La nouvelle unité sera le département. Chaque département sera découpé en districts, eux-mêmes découpés en cantons. 

Ce décret est adopté le 22 décembre, mais il faudra ensuite attendre deux mois, pour que le nombre définitif de départements soit fixé à 83.

A l’époque, dans un souci de faire table rase de l'ordre ancien, on cherche pour les départements à ne pas leur donner un nom rappelant trop un ancien fief ou une province d'Ancien Régime, mais on privilégie l'identification par les éléments naturels, cours d'eau, montagne essentiellement.

Art. 1er. Il sera fait une nouvelle division du royaume en départements, tant pour la représentation que pour l'administration. Ces départements seront au nombre de soixante - quinze à quatre vingt-cinq.


2. Chaque département sera divisé en districts, dont le nombre, qui ne pourra être ni au-dessous de trois, ni au-dessus de neuf, sera réglé par l'Assemblée nationale, suivant le besoin et la convenance du département, après avoir entendu les députés des provinces.


3. Chaque district sera partagé en divisions appelées cantons, d'environ quatre lieues carrées (lieues communes de France.)


4. La nomination des représentants à l'Assemblée nationale sera faite par départements.


5. II sera établi, au chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département.


6. Il sera également établi, au chef-lieu de chaque district, une assemblée administrative inférieure, sous le titre d'Administration de district.
7. Il y aura une municipalité en chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne.


8. Les représentants nommés à l'Assemblée nationale par les départements ne pourront être regardés comme les représentants d'un département particulier, mais comme les représentants de la totalité des départements, c'est-à-dire, de la nation entière.


9. Les membres nommés à l’administration du département ne pourront être regardés que comme les représentants du département entier, et non d'aucun district en particulier.


10. Les membres nommés à l'administration de district ne pourront être regardés que comme les représentants de la totalité du district, et non d'aucun canton en particulier.


11. Ainsi, les membres des administrations de district et de département, et les représentants à l'Assemblée nationale, ne pourront jamais être révoqués, et leur destitution ne pourra être que la suite d'une forfaiture jugée.


12. Les assemblées primaires, dont il va être parlé, celles des électeurs des administrations de département, des administrations de district et des municipalités, seront juges de la validité des titres de ceux qui prétendront y être admis.


SECTION I. — De la formation des assemblées pour l'élection des représentants à l'Assemblée nationale.
Art. 1er. Tous les citoyens qui auront le droit de voter se réuniront, non en assemblées de paroisse ou de communauté, mais en assemblées primaires par cantons.


2. Les citoyens actifs, c'est-à-dire, ceux qui réuniront les qualités qui vont être détaillées ci-après, auront seuls le droit de voter et de se réunir pour former dans les cantons des assemblées primaires.
3. Les qualités nécessaires pour être citoyen actif sont : 1° d'être Français ou devenu Français ; 2° d'être majeur de vingt-cinq ans accomplis ; 3° d'être domicilié de fait dans le canton, au moins depuis un an ; 4° de payer une contribution directe de la valeur locale de trois journées de travail ; 5° de n'être point dans l'état de domesticité, c'est-à-dire, de serviteur à gages.


4. Les assemblées primaires formeront un tableau des citoyens de chaque canton, et y inscriront, chaque année, dans un jour marqué, tous ceux qui auront atteint l'âge de vingt-un ans, après leur avoir fait prêter serment de fidélité à la constitution, aux lois de l'Etat et au Roi: nul ne pourra être électeur et ne sera éligible dans les assemblées primaires, lorsqu'il aura accompli sa vingt cinquième année, s'il n'a été inscrit sur ce tableau civique.


5. Aucun banqueroutier, failli ou débiteur insolvable ne pourra être admis dans les assemblées primaires, ni devenir ou rester membre, soit de l'Assemblée nationale, soit des assemblées administratives, soit des municipalités.
6. Il en sera de même des enfants qui auront reçu et qui retiendront, à quelque titre que ce soit, une portion des biens de leur père mort insolvable, sans payer leur part virile de ses dettes ; excepté seulement les enfants mariés et qui auront reçu des dots avant la faillite de leur père, ou avant son insolvabilité entièrement connue.


7. Ceux qui étant dans l'un des cas d'exclusion ci-dessus, feront cesser la cause de cette exclusion en payant leurs créanciers, ou en acquittant leur portion virile des dettes de leur père, rentreront dans les droits de citoyen actif, pourront être électeurs, et seront éligibles, s'ils réunissent les conditions prescrites.


8. Il sera dressé en chaque municipalité un tableau des citoyens actifs, avec désignation des éligibles. Ce tableau ne comprendra que les citoyens qui réuniront les conditions ci-dessus prescrites, qui rapporteront l'acte de leur inscription civique, aux termes de l'article 4, et qui, depuis l'âge de vingt-cinq ans, auront prêté publiquement à l'administration de district, entre les mains de celui qui présidera, le serment de maintenir de tout leur pouvoir la constitution du royaume, d'être fidèles à la nation, à la loi et au Roi, et de remplir avec zèle et courage les fonctions civiles et politiques qui leur seront confiées.

 


9. Nul citoyen ne pourra exercer son droit de citoyen actif dans plus d'un endroit ; et dans aucune assemblée, personne ne pourra se faire représenter par un autre.


10. Il n'y a plus en France de distinction d'ordre ; en conséquence, pour la formation des assemblées primaires, les citoyens actifs se réuniront sans aucune distinction, de quelque état et condition qu'ils soient.


11. Il y aura au moins une assemblée primaire en chaque canton.


12. Lorsque le nombre des citoyens actifs d'un canton ne s'élèvera pas à neuf cents, il n'y aura qu'une assemblée en ce canton ; mais dès le nombre de neuf cents, il s'en formera deux de quatre cent cinquante chacune au moins.


13. Chaque assemblée tendra toujours à se former, autant qu'il sera possible, au nombre de six cents, de telle sorte néanmoins que, s'il y a plusieurs assemblées dans ce canton, la moins nombreuse soit au moins de quatre cent cinquante. Ainsi, au-delà de neuf cents, mais avant mille cinquante, il ne pourra y avoir une assemblée complète de six cents, puisque la seconde aurait moins de quatre cent cinquante. Dès le nombre de mille cinquante et au-delà, la première assemblée sera de six cents, et la deuxième de quatre cent cinquante ou plus. Si le nombre s'élève à quatorze cents, il n'y en aura que deux, une de six cents et l’autre de huit cents ; mais à quinze cents, il s'en formera trois, une de six cents et deux de quatre cent cinquante ; ainsi de suite, suivant le nombre de citoyens actifs de chaque canton.


14. Dans les villes de quatre mille âmes et au-dessous, il n'y aura qu'une assemblée
primaire ; il y en aura deux dans celles qui auront quatre mille âmes jusqu'à huit mille ; trois dans
celles de huit mille âmes jusqu'à douze mille, et ainsi de suite, Ces assemblées seront formées par
quartiers ou arrondissements.


15. Chaque assemblée primaire, aussitôt qu'elle sera formée, élira son président et son secrétaire au scrutin individuel et à la pluralité absolue des voix ; jusque-là, le doyen d'âge tiendra la séance ; les trois plus anciens d'âge après le doyen recueilleront et dépouilleront le scrutin en présence de l'assemblée.


16. Il sera procédé ensuite, en un seul scrutin de liste simple, à la nomination de trois scrutateurs qui recevront et dépouilleront les scrutins subséquents : celui-ci sera encore recueilli et dépouillé par les trois plus anciens d'âge.


17. Les assemblées primaires nommeront un électeur à raison de cent citoyens actifs, présents ou non présents à l'assemblée, mais ayant droit d'y voter ; en sorte que, jusqu'à cent cinquante citoyens actifs, il sera nommé un électeur, et qu'il en sera nommé deux depuis cent cinquante - un citoyens actifs jusqu'à deux cent cinquante, et ainsi de suite.


18. Chaque assemblée primaire choisira les électeurs qu'elle aura droit de nommer, dans tous les citoyens éligibles du canton.


19. Pour être éligible dans les assemblées primaires, il faudra réunir aux qualités de citoyen actif ci-dessus détaillées, la condition de payer une contribution directe plus forte, et qui se monte au moins à la valeur locale de dix journées de travail.


20. Les électeurs seront choisis par les assemblées primaires, en un seul scrutin de liste double du nombre des électeurs qu'il s'agira de nommer.


21. Il n'y aura qu'un seul degré d'élection intermédiaire entre les assemblées primaires et l'Assemblée nationale.


22. Tous les électeurs nommés par les assemblées primaires de chaque département se réuniront, sans distinction d'état ni de condition, en une seule assemblée, pour élire ensemble les représentants à l'Assemblée nationale.


23. Cette assemblée de tous les électeurs de département se tiendra alternativement dans les chefs-lieux des différents districts de chaque département.


24. Aussitôt que l'assemblée des électeurs sera formée, elle élira son président, son secrétaire et trois scrutateurs, en la forme prescrite par les articles 17 et 18 ci-dessus pour les assemblées primaires.


25. Les représentants à l'Assemblée nationale seront élus au scrutin individuel, et à la pluralité absolue des suffrages.
Si le premier scrutin recueilli pour chaque représentant qu'il s'agit de nommer ne détermine pas l'élection par la pluralité absolue, il sera procédé à un second scrutin.
Si ce second scrutin ne donne pas encore la pluralité absolue, il sera procédé à un troisième entre les deux citoyens seulement qui seront reconnus par les scrutateurs et annoncés à l'assemblée avoir obtenu le plus grand nombre de suffrages.
Enfin, si à ce troisième scrutin, les suffrages étaient partagés, le plus ancien d'âge serait préféré.


26. Le nombre des représentants qui composeront l'Assemblée nationale sera égal au nombre des départements du royaume, multiplié par neuf.


27. Le nombre des représentants à nommer à l'Assemblée nationale sera distribué entre tous les départements du royaume, selon les trois proportions du territoire, de la population et de la
contribution directe.


28. Le premier tiers du nombre total des représentants formant l'Assemblée nationale sera attaché au territoire, et chaque département nommera également trois représentants de cette classe.


29. Le second tiers sera attribué à la population. La somme totale de la population du royaume sera divisée en autant de parts que ce second tiers donnera de représentants ; et chaque département nommera autant de représentants de cette seconde classe qu'il contiendra de parts de population.


30. Le dernier tiers sera attribué à la contribution directe. La masse entière de la contribution directe du royaume sera divisée en autant de parts qu'il y aura de représentants dans ce dernier tiers ; et chaque département nommera autant de représentants de cette troisième classe qu'il paiera de parts de contribution directe.


31. Les représentants à l’Assemblée nationale, élus par chaque assemblée de département, ne pourront être choisis que parmi les citoyens éligibles du département.


32. Pour être éligible à l'Assemblée nationale, il faudra payer une contribution directe équivalente à la valeur d'un marc d'argent, et, en outre, avoir une propriété foncière quelconque.


33. Les électeurs nommeront par scrutin de liste double, à la pluralité relative des suffrages, un nombre de suppléants égal au tiers de celui des représentants à l'Assemblée nationale, pour remplacer ceux-ci, en cas de mort ou de démission.


34. L'acte d'élection sera le seul titre des fonctions des représentants de la nation ; la liberté de leurs suffrages ne pouvant être gênée par aucun mandat particulier, les assemblées primaires et celles des électeurs adresseront directement au Corps Législatif les pétitions et instructions qu'elles voudront lui faire parvenir………..lien vers le téléchargement du fichier




 

L'âme est un cristal et la divinité sa lumière

L'âme est un cristal et la divinité sa lumière

 

Sur la Terre de mes Ancêtres du Poitou                              A mon père - 2 Avril 2018